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Assassination

Publié le 17 février 2015 par Le Journal De Personne
Assassination...
C'est le titre d'un film américain. Ce n'est pas comme ça que ça se prononce... il renvoie aux assassins qui tiraient leur nom du haschich, substance hallucinogène qu'ils avalaient avant de vous faire avaler votre acte de naissance. Un pacte signé avant le passage à l'acte. C'est ainsi qu'ils tuent ou s'entretuent sans retenue... pour un paradis ou une parodie artificielle.

Assassination, c'est le genre de crime sans genre qui tour à tour nous attire et nous repousse, attraction et répulsion qui peut aller jusqu'à la fascination... une tuerie comme on dit devant un grand festin... ou un funeste destin quand l'homme de votre vie négocie mal le virage.

L'assassination résonne dans nos oreilles comme un désordre injustifiable : injuste et inévitable comme l'acte gratuit d'un malin génie qui nuit pour nuire... qui fait le mal à n'importe quel prix...
Le mal radical. Et c'est irréversible.

Il y a assassination quand le non-sens prend tout son sens... Quand l'absurde prend le pouvoir et s'empare du trône.

Il y a assassination à chaque fois que le démon l'emporte sur l'ange... à chaque fois qu'il y a disproportion, déséquilibre, victoire de la démesure, défaite de la mesure... triomphe du mal... injustice fatale.

Comme exemples d'assassination, il y a de quoi noircir toutes les mémoires et arracher les plus belles pages de notre histoire.

- c'est Judas qui embrasse Jésus, juste avant de vendre son âme au diable... le baiser qui assassine et fascine.

- c'est Oedipe qui tue son père et épouse sa mère... là, c'est l'inconscient qui assassine et fascine.

- c'est Janus, le politique qui a deux visages et qui assassine pour se prouver qu'il n'en a qu'un.

- c'est Malus votre alter ego qui rêve de vous voir disparaître pour prendre votre place. C'est le frère qui vous rappelle qu'il n'a pas de frère.

Et dans un registre moins mythique et plus prosaïque, l'assassination c'est Zadig de Voltaire : de virtuels assassins qu'on assassine pour qu'ils n'assassinent pas.

Il y a un mot pour ça : Guantanamo
Une série : Homeland
Des héros : l'Amérique et alliés.

On tue avant et on s'explique après...
Assassination... ou crime contre l'humanité.
Tous les humains devraient se sentir concernés... comme cibles innées.
On ne vous tue pas pour ce que vous faites mais pour ce que vous êtes, comme s'il y avait un gène criminogène dans votre adn.

L'assassination, c'est le nouvel ordre mondial...
L'ordre de tirer sur tous ceux qui désobéissent à l'ordre ! Liberté de répression.


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