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Robert Kirkman, James Asmus et Andy Diggle – Le maître voleur, Venice (Tome 3)

Par Yvantilleuil

Robert Kirkman, James Asmus et Andy Diggle - Le maître voleur, Venice (Tome 3) Après un excellent premier tome qui reprenait tous les ingrédients du bon polar et une suite qui confirmait tous les espoirs placés en cette saga imaginée par Robert Kirkman (Invincible, Walking Dead), ce troisième volet reprenant les épisodes #14 à #19 s’avère un brin moins surprenant, mais toujours aussi efficace. Délaissant zombies et super-héros, l’auteur propose à nouveau une intrigue qui n’est pas sans rappeler celle d’Ocean’s eleven.

Le maître voleur (Thief of Thieves) invite en effet à suivre les aventures de Conrad Paulson, alias Redmond. Référence incontournable dans le milieu du grand banditisme, il décide néanmoins de mettre fin à ses activités professionnelles. Afin de sortir son fils du pétrin, le maître parmi les voleurs se voit néanmoins contraint de reprendre du service…

Après un premier tome coécrit par Robert Kirkman (intrigue) et Nick Spencer (dialogues), James Asmus était venu prendre la place de Nick Spencer lors du deuxième récit. Cette troisième affaire marque l’arrivée d’Andy Diggle (Losers), qui rejoint les deux scénaristes déjà présents. Cette prolifération de scénaristes ne se fait cependant pas ressentir au niveau de l’intrigue, qui réserve moins de surprises que les deux précédentes. L’histoire de ce cambrioleur hors norme ayant raccroché les gants, contraint d’effectuer une dernière mission afin de sauver son fils, ne s’aventure pas vraiment en dehors des sentiers battus, mais s’avère particulièrement bien menée. Pourvu d’une narration intelligente, le récit tient le lecteur en haleine, le menant progressivement vers un dénouement sans surprises, mais très réussi. Alors que le tome précédent soignait encore la relation entre Conrad et Augustus, expliquant au fil des pages les différents qui les ont éloignés l’un de l’autre, celui-ci se contente de dérouler un braquage, certes ingénieux, mais qui ne révolutionnera pas le genre. Visuellement, sans être exceptionnel, le dessin de Shawn Martinbrough contribue à installer une atmosphère propice au genre.

Rien de révolutionnaire, mais un tome efficace et une saga vivement conseillée aux amateurs de polars !


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