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Ghinzu

Publié le 14 juin 2007 par Hadrien Meyer

Certaines chansons ont des drôles de parcours dans une vie. Rarement elles restent.
Mais elles peuvent prendre diverses significations, nous marquer pour un temps, et s'envoler. Elles périclitent. D'autres apparaissent, se gorgent de sens et explosent en vol... Rarement elles restent.
Rarement, elles restent.
Accrochées. Elles évoluent en même temps que nous, et résistent, encore et toujours, au temps qui passe en s'adaptant à nos envies et besoins inconscients.
Et toujours elles nous touchent, même au bout d'une centaine d'écoutes.
Pour voir un cas un peu plus particulier, les chansons que je mets sur le blog ont rarement ce genre de parcours. Souvent de l'impulsivité, de l'amour jetable. Mais ça ne veut pas dire que je n'aime plus ces chansons. C'est juste moins puissant, moins attractif.
Une banale journée de décembre. Suisse, 200*. J'errais dans les allées pleines de bac à disques de l'équivalent de la Fnac à Genève. J'avais en tête quelques alboums qui devaient être pas mal, à la vue des singles... (aaah, l'époque où j'écoutais encore la radio). J'errais donc, cherchant, notamment, Maroon Five et Ghinzu. Et là, stupeur quelle ne fut pas ma, de pas la même pochette d'album découvrir... La censure française avait préféré un cheval à un homme décapité. Soit. Je rentre. Le CD dans le tourno-disc. Pouf.
L'enlèvement, impressionnant, s'opère dans la minute. Une prise d'otage de haut-vol opéré par des professionnels. On se dégage, on lutte...
Vainement. L'album nous prend, nous emporte. N'importe où.
C'est tour à tour enivrant, poignant, bouleversant, jument, torrent, envoûtant...
Hadrien, comensurable

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