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[Critique] House of Cards S03 : le président Underwood à la peine

Publié le 03 mars 2015 par Linfotoutcourt

" Vous devez être un peu plus humain quand vous êtes président ". Cette phrase balancée en guise d'introduction par un Frank Underwood désormais au sommet résume à elle-seule toute cette saison 3 d' House of Cards.

Presque inévitablement, en devenant président Underwood perd de sa superbe. À l'image de la dernière partie du manga Death Note, on assiste à un homme, dont la ruse et la fourberie l'ont rendu intouchable, devenir subitement plus fragile, moins incisif. Ses face-à-face systématiquement perdus contre son homologue russe en sont un parfait exemple. Francis ne semble plus que l'ombre de lui-même et ses apartés avec le spectateur se raréfient.

Plus émotionnelle, cette saison laisse une grande place aux sentiments. Les couples se font et défont dans l'enceinte de la Maison-Blanche, influençant parfois exagérément la narration. Première victime : les Underwood dont la relation change presque à chaque épisode. À ce titre, Robin Wright est absolument merveilleuse.

House of Cards n'en demeure pas moins un show d'une qualité insolente. Même avec une année plus faible en comparaison des précédentes, la série reste au-dessus du lot et contrairement à son " héros ", confirme son statut d'intouchable.


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