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Rose Morte T.1, la floraison de Céline Landressie

Par Supy @ImaginaireSupy
Rose Morte T.1, la floraison de Céline Landressie
Rose Morte T.1 La Floraison de Céline LandressieAux Editions de l'Homme sans Nom
Francie, fin du XVIe siècle. C'est dans ce pays en proie à de terribles dissensions religieuses que se réfugient les Greer, fuyant l'Angleterre élisabéthaine. Eileen, seule enfant du Comte, est une jeune femme vive et au caractère bien tranché. Mais son âge avance, et son père la met au pied du mur : elle doit se marier.Et c'est en faisant tout pour se soustraire à cette obligation, avec l'aide de sa fidèle amie Charlotte, que Rose fera la connaissance d'Artus de Janlys. Le séduisant et mystérieux compte l'entraînera dans un univers dont elle ne soupçonnait pas l'existence, où les crimes terribles qui secouent Paris trouveront une explication apparemment inconcevable, mais bel et bien réelle...
AVIS
Je ne sais pas pourquoi j'ai attendu si longtemps entre le moment où j'ai acheté ce premier tome de Rose Morte et le moment où je l'ai lu. Une très grande erreur de ma part puisque je suis devenue totalement raide dingue dès les premières pages.
Céline Landressie a su me réconcilier avec les vampires alors que je les fuyais à toutes jambes depuis qu'ils étaient devenus en effet de mode et qu'on les voyait pulluler partout. Malgré tout ce qu'on peut penser de moi, les vampires sont loin d'être mes créatures fantastiques préférées et les livres les mettant en scène sont très rares dans ma bibliothèque. Les seuls qui avaient une place de choix jusqu'à maintenant étaient les Anne Rice et Âmes Perdues de Poppy Z. Brite. Maintenant je peux rajouter la talenteuse Céline Landressie à ma très restreinte liste.
Parce que c'est bien ce qu'est devenu cette saga à mes yeux : un classique de la littérature vampirique qui n'a pas à pâlir face à Lestat d'Anne Rice ou Dracula de Bram Stoker. Je pourrais même aller jusqu'à dire que Céline Landressie a su renouveler et moderniser un style un brin vieillot.
Je peux vous avouer également que je n'aurais pas catalogué ce livre si je n'avais pas su de quoi il traitait au préalable. L'aspect fantastique mettant en scène les célèbres suceurs de sang arrive assez tardivement. Je me suis plutôt retrouvée plonger dans un roman historique sur le début du roman, ou tout au moins dans la première partie. Et oui, je parle de "partie" bien qu'elles ne soient pas distinctement séparées mais il y a bien un "avant" et un "après".
Cet "avant" met en scène Rose, le personnage principal, une jeune femme héritière spolié du titre familial par son oncle et qui se retrouve à vivre en France depuis sa prime jeunesse. On en apprend plus sur sa vie, ses lubies mais aussi sur son caractère. Et quel caractère ! Rose est le personnage féminin idéal selon moi : elle est intelligente, discrète, indépendante et surtout elle n'a pas la langue dans sa poche.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire de prime abord, cette longue introduction n'est pas ennuyeuse. Au contraire, c'est avec un réel plaisir que j'ai suivi Rose fil des pages et que j'ai appris à la connaître. C'est à travers ses yeux que j'ai appris à connaître et apprécier les bases d'une histoire profonde et qui m'a laissé sans voix.
De plus, Rose n'est pas le seul personnage intéressant de cette saga. Je pourrais également vous parler des beaux mâles qu'elle contient avec Artus et Adelphe. Sur les deux, celui qui m'a le plus marqué pendant ma lecture est Artus, le célèbre Comte de Janlys. Ce n'est pas un attrait anodin puisqu'il représente mon idéal personnel. Ça m'a fait tilt dès les premières pages, je ne pouvais que tomber sous les griffes de ce personnage hors norme. Sous ses airs de gentilhomme respectueux et raffiné se cache une âme de fin manipulateur et de stratège inné. Et c'est bien sur ce que beaucoup pourront qualifier de défauts que mon petit coeur a fait boum-boum. J'ai toujours eu un faible pour ce genre de personnage et l'auteur a su le créer à la perfection : il m'était impossible de le cerner totalement à certains moments. Elle a su lui laisser sa part de mystère ce qui n'est rarement chose facile.
Adelphe, quant à lui, est le total opposé de son frère. Il représente la touche de fraîcheur et d'enthousiasme du livre. Un personnage avec un caractère facile à vivre auquel tout le monde pourra s'attacher. Mais ça le rend pas idiot ou facile à cerner pour autant. C'est une fois le livre fini que je me suis mise à penser à ce personnage quelque peu mystérieux lui aussi. Et j'espère de tout coeur en apprendre plus sur lui dans les prochains tomes.
L'"après" du récit met plus en avant la réelle intrigue fantastique qui se cache derrière la romance historique. Et cette intrigue m'a, en quelque sorte, laissé sur les fesses d'admiration. Le tout est travaillé d'une finesse et d'une densité peine croyable. Je me suis posée la question à plusieurs reprises pour savoir si je devais ou non prendre des notes pour ne pas en laisser passer une miette. Finalement, je ne l'ai pas fait et je le regrette un peu, j'ai du passer à côté d'un tas d'informations tant il y a de choses à assimiler, à digérer, à comprendre. Je suis sûre que l'histoire doit paraître différente à chaque relecture tant elle est riche.
Vous l'aurez compris, Rose Morte fait parti des rares livres à m'avoir complètement transporter, à m'avoir complètement imprégner de son univers. Céline Landressie signe ici le début d'une saga prometteuse qui pourra s'inscrire dans la véritable littérature vampirique. Tout y est travaillé avec talent : les personnages, les descriptions, l'aspect historique mais aussi fantastique. Rose Morte est à savourer jusqu'à la dernière goutte !

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