Magazine Cinéma

Réflexions sur de la cinématographication

Par Munch

Le Scaphandrier : Le Scaphandrier à été gravement critiqué à sa sortie et c'est dommage, même s'il le mérite. Un film d'horreur québécois est plutôt rare, je crois que les fans du genre essaient de voir le positif dans un film comme Le Scaphandrier et un bide commercial fait en sorte que le prochain film de genre sera encore plus rare. Mais d'un autre côté, on ne peut pas défendre Le Scaphandrier que parce qu'on souhaite voir plus de films d'horreur québécois. On ne peut pas cacher tout les défauts du film et il y en a une tonne, que parce qu'un film de genre sort trop peu sur nos écrans. La rareté n'est pas une bonne raison d'apprécier quelque chose d'aussi mal foutu. C'est comme défendre un film comme Hot Dog parce que c'est rare un film qui a comme canevas une dent dans une saucisse. Ou défendre Kangouroo Jack parce que le JEEP est super sharp. En fait, ce qui est frustrant avec Le Scaphandrier c'est que pour un film fait par un amateur de série-B, le film est mal écrit. Jamais on ne sent l'amour pour le genre, jamais on croit assister à l'oeuvre d'un passionné de films d'horreur 80's. Il y a plus d'amour, de respect, d'inventivité et d'hommage dans 90 secondes de bande-annonce pour Turbo Kid que dans 90 minutes du Scaphandrier. Bien que tout soit mis en scène de façon compétente mais anonyme, le film n'a aucun ambiance, le choix des plans est discutable et le ton est entre deux chaises et c'est probablement ce qui heurte le plus. Jamais on ne comprend s'il s'agit d'une comédie forcée, d'une comédie ratée ou d'un film sérieux. Même la blague du titre pase dans le beurre (après des films comme  Le Plombier et Le Charpentier voici Le Scaphandrier)Les acteurs sont pour la plupart mauvais non pas parce que le film le veut mais parce qu'ils sont mal dirigé. Les effets CGI très pauvres sont très certainement voulus aussi pauvres mais si on avait vraiment su créer un pastiche de série B, on aurait utilisé une maquette plutôt que des CGI. Si Jacques Godbout faisait IXE-13 aujourd'hui, je suis convaincu qu'il utiliserait quand même des maquettes plutôt que des effets visuels voulus très cheaps. Les zombies arrivent de nul et part et ce n'est pas tellement grave, ce qui est grave c'est la pauvreté de leur utilisation et de la mise en scène, d'où l'importance d'un storyboard, selon moi. Ou juste un petit brainstorm. Ou juste un peu d'imagination et de fonctionalité. Bref.  Le problème avec les fims de genre québécois c'est qu'ils sont à la base très mal écrit. Je ne comprends pas comment un amoureux du genre peut pondre quelque chose qui donne l'impression qu'il n'a jamais rien vu de sa vie ou qu'il ne comprend pas le genre qu'il affectionne. Tout est mou dans ce film, rien n'est véritablement senti, l'humour ne fonctionne pas en fait rien ne fonctionne sauf les effets gore qu'on voit trop peu. 
G.I. Joe 2 : Aussi connu sous le nom de G.I. Joe : Retaliation, mais comme personne ne sait ce que retaliation veut dire, G.I. Joe 2 fera l'affaire. On aurait aussi pu titrer le film : Dwayne " The Rock" Johnson and A Couple Of Guys With Guns Also Starring Bruce "I don't Give Two Flying Fucks" Willis. Parce que c'est à peu de chose près un gros résumé du film. The Rock déblatère des choses dont tout le monde se contrecrissent et des simili-acteurs hochent de la tête. Bruce Willis arrive comme un chien dans un jeu de quilles avec l'attitude du gars qui est meilleur que toi pour porter secours à Dwayne "The Rock" Johnson et ses amis avec des fusils. Sur une durée d'environ 120 minutes, on a droit à quelques explosions, de l'humour de bas niveau et une apparition de 10 minutes de Magic Mike (il avait le rôle principal dans le premier film mais il est remplacé par Dwayne "The Rock" Johnson parce que tsé, il meurt dans les 10 premières minutes).  Tout le monde trouve que le film est meilleur que le premier et les gens ont raison mais c'est un peu comme dire qu'un étron est plus solide que de la diarhée. On s'entend que de la marde, c'est de la marde.
Homefront : Homefront est un film basé sur un roman, un peu comme 50 Shades of Grey qui est lui aussi basé sur un roman. La différence est que la violence de Homefront n'est pas consentante entres les adultes du film qui se tapochent à propos d'un laboratoire illégal de crystal meth et ce même si James Franco semble être un amateur de BDSM. C'est dans Homefront que Kate Bosworth atteint des sommets de maigritude, elle qui est devenu un petit paquet d'os. Je crois que la prochaine étape de la diète à Bosworth est justement de se faire enlever quelques côtes question de perdre un autre 8 livres. Toujours est-il que le film écrit par un certain Sylvester Stallone pour son ami Jason Statham est possiblement le meilleur truc de Statham depuis 5 ans ce qui ne veut pas dire grand chose.
2 Guns :  Si je me fie aux forums sur IMDB l'attrait principal de 2 Guns est la poitrine dénudée de Paula Patton. Un internaute y va même jusqu'à demander si elle porte un string et si oui, y voit-on toute la splendeur du popotin de l'ex de Robin Thicke. On peut presqu'entendre cet internaute se masturber en attendant la réponse.  Oui, la poitrine de Patton est bien en vedette dans le film, non, malheureusement jeune internaute (en espèrant que tu sois jeune et innocent), on n'y voit aucnement le popotin de la Paula. Il n'est pas très respectueux de parler du physique d'une actrice dans un film mais comme je n'ai rien d'autre à dire sur 2 Guns... C'est que le film croit être un divertissement amusant et rempli d'action (C'est le ton dans lequel Denzel et Walhberg jouent) mais jamais le réalisateur ne parvient à nous amuser. D'autant plus qu'on ne comprend qu'au générique final que le film est basé sur un roman graphique. Donc, c'est une fois le film terminé que l'on comprend les intentions du réalisateur et de son film  et c'est également à se moment qu'on comprend qu'il n'a pas réussie son pari.
Hansel & Gretel : Witch Hunters :  Hansel et Gretel sont frère et soeur et ils parlent anglais avec un accent différent, j'imagine qu'ils sont né de la même mère mais d'un père différent. Le gros problème du film est dans son ton. On ne comprend jamais si le film se veut sérieux ou s'il essaie d'amuser et de donner aux fans de gore quelque chose de mainstream et amusant. Le film est donc entre deux chaises et je crois que dans les mains d'un autre réalisateur, Hansel & Gretel aurait très bien pu être une réussite. Ou peut-être que si le film avait 30 minutes de plus on aurait mieux apprécié les enjeux, mieux apprivoisé les personnages et l'univers dans lequel ils vivent. Tel qu'il est présentement, le film est trop rapide et confu et le spectateur a de la difficulté à s'enlever de la mémoire les images de Van Helsing, film qui lui ressemble beaucoup mais en beaucoup moins bon (Van Helsing est beaucoup moins bon). Ça aurait pu être mieux, dommage.
Jade : Jade est un film qui vu aujourd'hui pourrait bien être le préféré de Jian Gomeshi mais à l'époque il n'était qu'un thriller érotique de plus. Après Basic Instinct et Sliver Joe Eszterhas nous donne le scénario de Jade. Une copie des deux autres films où on change le nom des personnages en se disant qu'on y verra que du feux. Selon Esztherhas, on a complètement réécrit le scénario dans son dos si bien qu'il ne se sent aucunement responsable du film. Évidemment c'est difficile à croire étant donné le bide du film mais William Friedkin, le réalisateur ne se cache pas d'avoir complètement réécrit le film pour l'adapter à sa sensibilité. Ce qui est difficile à comprendre c'est pourquoi Friedkin à réécrit le film pour qu'il ressemble à Basic Instinct et Sliver. Bref. Friedkin à des goûts de luxe et ça parait, le film est moins un thriller érotique qu'un drame en milieu bourgeois. Body of Evidence sortie la même année rempli mieux son mandat de thriller érotique. Bien que le suspense est inexistant sauf dans les 2 dernières minutes de façon plaquée et que l'érotisme est inexistant également, le film est donc ennuyant à mourir. Le gros problème est dans le casting du film. Je ne crois pas qu'avec des acteurs différents ça aurait été mieux mais on se serait peut-être moins ennuyé. De choisir David Caruso en détective qui bande mou est difficile à prendre. Non pas parce que j'ai la certitude que Caruso bande comme un cheval mais parce qu'il n'est aucunement un acteur crédible ni un acteur de premier rôle. Après NYPD Blue, on a essayé de nous vendre Caruso comme jeune premier mais Kiss Of Death et Jade lui on offert des rôle où il n'était pas mauvais mais où son physique ingrat de vieux roux nous empêche de croire qu'il est un dur gangster dans Kiss Of Death ou un détective actif sexuel mais mou dans Jade. Le rôle de la femme libidineuse revient à Linda Fiorentino qui avait réussi à nous aguicher dans dans The Last Seduction un an auparavant mais de la voir en objet sexuel sado maso ne fonctionne pas, non pas parce que Fiorentino n'est pas jolie et/ou sexuelle mais parce que son attitude nonchalante et sa voix rauque ne fonctionnent pas dans un contexte bourgeois. Pour finir, quand on pense à un être sexuel pouvant tromper sa femme et étant insatiable au lit on pense automatiquement à Chazz Palminteri, cet être suave qui pue le sexe et le cunnilingus. C'est probablement ce que s'est dit Friedkin ce qui vous donnes une idée de tout les autres mauvais choix qu'il à pu faire avec Jade.
Zombiez : Non il ne s'agit pas d'une faute de frappe, c'est vraiment le titre du film. Réalisé par un certain ZWS (j'imagine que ça se prononce Ziwesse) Zombiez est vous l'aurez deviné, le pire film ever. En fait, Zombiez est tellement mauvais qu'il en est hilarant. On peut en faire un drinking game. La musique est la même en loop du début à la fin, les 4 ou 5 même notes un peu cheesy R n' B. Le genre de musique qui ne donne aucune ambiance, ne crée aucun suspense, n'est ni dramatique, n'appuie aucunement l'action, elle se contente de meubler le film de bout à bout. Les scènes se déroulent soit en bordure d'une forêt, possiblement au chalet familial soit dans un parc industriel où l'on essaie de nous faire croire que chaque édifice est à une certaine distance de l'autre alors que l'on peut très bien y voir 1)la structure d'un pont qui ancre l'action dans le parc industiel et 2)une affiche publicitaire en bordure de route. Donc, quand la fille se cache dans le loft de son copain, on voit que le-dit loft est à côté de l'affiche publicitaire et lorsqu'elle se sauve à la course, passe devant l'affiche et tourne le coin de rue, on peut voir le pont qui lui est juste à côté de son lieu de travail. En plus, je ne serais pas surpris que le loft soit en fait le 2 étage du lieu de travail puisque lorsque le copain ouvre la porte pour se sauver, il n'est aucunement dans un hall d'entré d'appartement mais dans une pièce avec des cabinets en métal. On peut aussi savoir quelle scène à été tourné à quelle journée puisque l'on a qu'à regarder les petites culottes qui dépassent des jeans de la fille. Bien que tout le film se déroule en une journée, les petites culottes, elles,  changent de couleur d'une scène à l'autre. 
Zombie Nation : On peut dire ce que l'on veut sur Uwe Boll, il reste qu'il peut faire des films de façon compétente (Rampage était pas si mal) par contre Ulli Lommel, ne peut en aucun cas faire quoi que ce soit de façon profesionnel. Zombie Nation ressemble plus à un film de cegepien avec un budget modeste que quelque chose de simili-semi-profesionnel. Par exemple, tout le film est tourné (sauf une scène extérieur) dans un grand hangar qui sert 1)de commissariat de police 2)de mezzanine 3)de chambre à coucher et 4)de magasin d'antiquités. Les 4 lieux différents sous le même toit ne sont en aucun cas crédible parce que 1)le magasin d'antiquités n'a aucun lien avec le film,  la porte d'entrée est une immense porte de garage toujours ouverte si bien que la scène où une femme veut un divan se passe la nuit alors c'est un peu louche que a)la porte soit ouverte en permanence même la nuit b)que le femme qui veut un divan ne comprenne pas qu'il est environ minuit et que le magasin est fermé c)qu'elle ne comprenne pas que le magasin est fermé et qu'on entre pas dans un espèce de hangar après minuit même si la porte est ouverte en permanence. La chambre à coucher dans la mezzanine est visiblement dans le même hangar que le magasin puisqu'on y voit la fameuse porte mais on y voit surtout les murs peint du commissariat de police. Le commissariat de police est tant qu'à lui le plus cool jamais fait puisqu'il ressemble à un loft avec ses murs en briques et sa tuyauterie à découvert. La caméra sur rail donne un semblant de dynamisme à ce qui est en réalité un mur de 10 pied de long mal éclairé (en fait c'est bien éclairé mais pas pour un commissariat de police car les agents de la paix passeraient leur temps à plisser les yeux pour lire leur rapport, ce serait vraiment l'anarchie au bureau). Le tout est fimé avec l'aplomb d'une info-pub anti-drogue. Les zombies sont en fait 4 femmes avec du maquillages vert autour des yeux du genre racoon-chic et on s'entend qu'une nation comporte beaucoup plus que 4 personnes. Le film aurait du s'appeler Zombie Foursome ou Zombie Small Group ou J'suis sortie avec mes chums de filles zombies. En fait, l'apparition des zombie dans le film a autant de sens que dans Le Scaphandrier, c'est à dire très peu.
House of The Dead 2 : House of The Dead 2 est la suite d'un film mal aimé, House Of The Dead A Uwe Boll Movie Based On A Sega Video Game. Quand je dis mal aimé, je veux bien sûr dire mondialement détesté. Mais depuis la sortie du film on a tellement vu de nouveaux films de zombies tous plus horribles les uns que les autres que House Of The Dead en devient un plaisir coupable, un mauvais film de zombies sans plus. House Of The Dead 2 est meilleur que l'original que par sa cohérence narrative, le film de Boll ayant une meilleure direction d'acteurs et une meilleure mise en scène. House Of The Dead 2 fait partie de ses films sans surprises, sans saveur et sans valeur où peu importe le nombre de films de zombies que l'on a pu voir dans notre vie, les personnages semblent ne pas comprendre qu'une balle dans l'occiput fait le travail et ce même si 1)tout le monde sur la terre le sait et 2)les personnages le découvrent dans le film, s'en parlent mais continuent de tirer dans les épaules ou les bras de leurs adversaires zombiefiés.
The Descent : The Descent est à ne pas confondre avec l'excellent The Descent ou même le prétentieux Descent ou même, on ne sait jamais, The Descent 2. Il ne faut pas non plus le confondre avec The Core puisqu'il en est une imitation très cheap. The Core servait à nous vendre l'idée qu'Aaron Eckhart pouvait être un acteur de films d'action alors que The Descent sert à nous rappeller que Luke Perry doit encore payer son loyer ou dumoins l'essence dans sa voiture pour se rendre de son bungalow jusqu'au plateau de tournage.The Core n'est certainement pas un bon film mais il est difficile pour The Descent de faire mieux. Quoique les effets spéciaux utilisés au minimum font sourire, et ne sont pas si terrible. Pour ce qui est du reste on s'emmerde ferme avec Perry partie en mission pour creuser le centre de la terre dans un espèce de grosse drille mécanique. Il part évidemment avec son ex, le nouveau copain de son ex, celui-là même qui le ridiculisait sur les banc de l'université ( qui lui à piqué sa blonde, autrement dit) et un dude de l'armée qui est là bien sûr pour s'assurer que personne ne reviennent à la surface vivant puisque tous doivent mourir en héros. On a donc droit à des dialogues qui n'ont pas leur place dans une mission de sauvetage, des enjeux amoureux qui prennent le dessus sur les enjeux planétaires et sur la patience du spectateur. 
Walled In : 4 scénaristes au talent limité se partage l'histoire de ce film qui n'est rien d'autre qu'une excuse pour mousser la carrière de Misha Barton. Misha qui dites-vous? Exactement, oui!

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