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Des mots cratiques

Publié le 13 mars 2015 par Le Journal De Personne
Je voudrais m'adresser seulement aux grands enfants, parce que les petits n'ont pas encore le droit de se préoccuper de la maison et de se poser les grandes questions.

Première question :
comment réduire le taux d'abstention ?
Pourquoi nos concitoyens votent de moins en moins ? Pourquoi le minimum civil est de plus en plus ressenti comme inutile, pour ne pas dire vil ?
La réponse saute aux yeux, quand on a la chance d'en avoir deux.
Parce que notre démocratie est purement formelle et non réelle. Elle est juridique, pas politique.
Elle est, comment dire, invoquée et non pratiquée.

À cause de la représentation qui ne représente plus personne, de la prise de décision qui surprend tout le monde, parce qu'elle est concentrée entre quelques mains, toujours les mêmes qui manipulent notre destin.
A cause de notre silence devant une démocratie déficiente pour ne pas dire absente.
Les citoyens ne se sentent plus du tout concernés, pire ils se sentent bernés, menés par le bout du nez par quelques ténors du mensonge organisé.
Certains préconisent le vote blanc pour comptabiliser le mécontentement et déplacer les mécontents
D'autres experts en la matière font plus fort, en plaidant pour le tirage au sort pour remettre tout le monde à bord et intégrer au processus tous les délaissés.
Le dernier son de cloche soutient l'idée d'un vote obligatoire.
L'idée n'est pas sotte même si la menace qui l'accompagne : 35 euros pour toute contravention est loin d'être suffisante. Elle est idiote.

Pour ma part, qui pourrait devenir la vôtre, je propose trois choses :

La première chose : une démocratie plus directe, plus que participative, je dirais : auto-directive, à mettre enfin entre les mains du peuple roi.

La deuxième chose : une démocratie consultative qui cherche et trouve la source du droit en puisant le droit à la source : notre voix, la voix des gouvernés à consulter au lieu d'insulter.
Le référendum est le seul moyen dont on dispose pour remettre la fatalité en cause.
On doit, on devrait consulter le peuple UNE FOIS PAR MOIS pour redonner corps et âme à toute orientation politique économique ou sociale : l'Europe, le mariage pour tous, l'euthanasie, le place du religieux, l'humour permis et l'humour interdit, les drogues dures et les pédales douces, le repos du dimanche, la retenue du samedi et la prière du vendredi. La théorie du genre et le genre de théorie.

La troisième chose : pour cette démarche référendaire, la participation doit être obligatoire pour tout citoyen digne de ce nom. Et la peine, cela va de soi, doit être un peu plus dissuasive : disons la moitié du salaire, pour ceux qui en ont un ou la moitié du RSA pour ceux qui n'ont que ça !

PARCE QUE L'ENJEU EST ÉNORME, on ne doit pas laisser d'échappatoire à ceux qui se sont toujours laissés avoir.


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