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Death Sentence

Publié le 16 mars 2015 par Un_amour_de_bd @un_mour_de_bd

Chronique : « Death Sentence »

Scénario de Montynero, dessin et couleur de Mike Dowling

Public conseillé : Adultes

Style : SF, Super-héros, parodie
Paru aux éditions « Delcourt », le 4 février 2015, 176 pages, 16,50 euros
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Sex & Drugs & Rock’n’Roll… & virus G+

Le virus G+ est sorti de la pochette surprise d’un laboratoire gouvernemental qui n’a pas su conserver son mauvais génie enfermé dans sa boîte. Agent infectieux redoutable, il se transmet par le sexe et ne laisse que six mois à vivre à ceux qui le contractent. Mais le G+ donne aussi des super pouvoirs à ceux qu’il finira par consumer.

Dans l’Angleterre d’aujourd’hui, Verity, Monty et Weasel, trois esprits aussi torturés que créatifs, découvrent leur infortune et vont chercher à donner un nouveau sens à ce qui leur reste de vie. Vont-ils crever dans l’angoisse, développer leur art et leur gloire ou utiliser plus violemment leurs incroyables facultés pour envoyer la terre vers un apocalyptique avenir ?
Là est tout l’intérêt de ce récit parodique et totalement irrévérencieux.

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Death Sentence
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God save the Queen

Non, Dieu ne pourra rien pour la Reine dans une Angleterre post-punk, Montynero ose une fiction définitivement décapante. Si les Sex Pistols vomissaient sur la couronne britannique, le scénariste dépasse allègrement les provocations des adeptes du No Future et décapite violemment le royaume britton. Le sexe, les drogues et le rock’n’roll de Ian Dury sont omniprésents, auxquels s’ajoute dorénavant la menace virale qui ravage les pays occidentaux. Le cocktail est explosif, hyper violent et fortement jubilatoire. Et ne pensez surtout pas que c’est une de ces BD extrêmes qui se parent d’hyper-violence pour être dans l’air du temps. Non, il est beaucoup sujet de recherche de sens dans « Death Sentence » et le scénariste, au travers de trois personnages paumés, égoïstes, mégalo, tourne autour de cette question : mais que fait de nous ce monde ? Si le dessin de Mike Dowling semble encore un peu raide, j’ai apprécié sa mise en page qui reste fluide malgré le déluge d’action, je dirai même qu’il sait être ébouriffant dans l’expressivité et le jeu des personnages et parfois bluffant dans la dynamique qu’il impose. Il m’a fait penser au style de Sean Phillips que j’apprécie beaucoup (Criminal, Sleeper, Incognito, Fatale).
Ce duo détonnant créé une petite pépite irréverencieuse qui conchie l’hyper starisation des médias modernes, déblaye au lance-flamme les monstrueuses créations d’un système perverti et sans âme, tout en gardant au cœur une forme de poésie et de palpitante émotion.

Il n’évite pas quelques gros clichés et j’ai un petit regret sur la touche finale (je ne vous l’expose pas pour ne pas trop en dévoiler !), mais ce comic-book est vivifiant, même si je suis certain qu’il sera très diversement apprécié. J’ai adoré rencontrer Verity et ces enfants d’aujourd’hui perdus dans la tempête…


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