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[Critique] BANSHEE – Saison 2

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] BANSHEE – Saison 2

Titre original : Banshee

Note:

★
★
★
★
½

Origine : États-Unis
Créateurs : Jonathan Tropper, David Schickler
Réalisateurs : Greg Yaitanes, OC Madsen, Babak Najafi, Loni Peristere
Distribution :  Antony Starr, Ivana Miličević, Ulrich Thomsen, Frankie Faison, Hoon Lee, Rus Blackwell, Matt Servitto, Trieste Kelly Dunn, Ryann Shane, Lili Simmons, Ben Cross, Demetrius Grosse, Anthony Ruivivar, Matthew Rauch, Odette Annable, Geno Segers…
Genre : Action/Thriller/Drame
Diffusion en France : Jimmy/Canal +/Cinemax (US)
Nombre d’épisodes : 10

Le Pitch :
L’assaut des hommes de Rabbit au poste de police a fortement attiré l’attention du FBI sur la ville de Banshee, de même que le sauvetage de Lucas Hood, organisé par ses collègues. Désormais sous le feu des projecteurs, celui qui se fait toujours passer pour le shérif doit plus que jamais faire profil bas, tandis que Carrie Hopewell paye le prix fort pour ses actes. Pendant ce temps, les tensions entre Alex Longshadow, le chef de la réserve indienne, et Kai Proctor, s’amplifient, et de nouvelles problématiques ne tardent pas à surgir, mettant une nouvelle fois en péril la tranquillité de la petite ville, plus que jamais soumise à une violence hors norme…

La Critique :
Banshee est un authentique diesel. De ceux qui ne calent jamais. Après une première saison en forme d’implacable montée en puissance, cette nouvelle enfilade de dix épisodes jouit du fait que les personnages et leurs problématiques sont connus (et appréciés). La mise en place un poil laborieuse des tout premiers épisodes est loin et désormais, nous savons à quoi nous en tenir, tandis qu’un schéma est doucement en train de se dessiner, révélant la véritable structure d’un show qui n’a pas d’équivalent à la télévision américaine ou ailleurs.
Banshee suit donc une trame principale. Une sorte de fil rouge, focalisé sur la rivalité entre Lucas Hood, le héros, et Kai Proctor, le mafieux du coin, ancien amish et psychopathe sanguinaire notoire. Une opposition lisible dès le début. En cela, la série, si elle se concentre sur Lucas Hood, prend de plus en plus de temps pour conférer à Proctor une jolie épaisseur, en se permettant même de dévoiler ses failles, ses craintes et ses psychoses. Très malin puisque tout un chacun sait que le méchant, dans une série ou dans un film, est souvent pour beaucoup dans la réussite de l’ensemble. Kai Proctor est un remarquable méchant. Plus complexe qu’à l’accoutumé et totalement hardcore quand les circonstances l’exigent.
En parallèle Banshee fait intervenir d’autres antagonistes. Des personnages dressés pour une raison ou pour une autre en travers de la route de Lucas Hood et donc prétextes à des affrontements brutaux, dont la série s’est faite une spécialité. En cela, la saison 2 est particulièrement généreuse, puisqu’elle introduit plusieurs nouveaux protagonistes, en donnant également plus d’ampleur à d’autres, jusqu’alors un peu délaissés.
Laissant l’intrigue concentrée autour de Hood et Proctor suivre sa route et méchamment monter dans les tours, cette nouvelle saison revient également sur Rabbit, l’ex-patron de Lucas Hood, également paternel de Carrie, et raclure fameuse, dont la principale qualité est de déchaîner les enfers sur nos héros, ainsi pris en plusieurs feux. Un bad guy persistant, en lien direct avec le passé du couple central, auquel le show attache presque tout autant d’importance qu’aux événements auxquels ils sont confrontés dans le présent.

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Plus que jamais, Banshee joue sur plusieurs tableaux. Jonathan Tropper, le romancier à l’origine de la série, n’y va pas par quatre chemins et si il multiplie les enjeux, booste aussi par la même occasion une rythmique qui atteint de nouveaux sommets. Le tout sans pour autant négliger les respirations, à l’occasion de séquences très pertinentes, à l’image de cet épisode qui voit Hood et Carrie prendre le temps de faire le point, loin de Banshee et de ses problèmes. Avec la saison 2, Tropper offre à son show une dimension insoupçonnée et une épaisseur qui quant à elle, donne une profondeur viscérale à une violence graphique toujours inscrite dans les canons du film d’action à l’ancienne, mais servant bel et bien une intrigue laissant la part belle à l’émotion.
Sans rien sacrifier de cette immédiateté jubilatoire qui a fait son succès, Banshee devient alors plus torturée, même si un certain premier degré encore une fois propre aux meilleurs films d’action des années 80/90, est toujours présent. En d’autres termes, Lucas Hood en prend plein la poire et se remet de ses blessures super vite, et les méchants sont souvent construits sur les bonnes vieilles bases inscrites dans le sacro-saint cahier des charges du genre. Chayton, ce gigantesque indien amené à devenir l’un des grands opposants de Hood dans la troisième saison, s’imposant comme la parfaite illustration de cet état de fait.
Parfaitement calibrée, ce deuxième acte réserve bien entendu son lot de bastons homériques, via l’arrivée sur l’échiquier de nouveaux personnages, dont certains semblent uniquement présents pour venir nourrir l’aspect spectaculaire de la série, comme par exemple cet ersatz de Jason Statham, à l’origine de l’un des bourre-pifs les plus percutants de la saison.

Encore plus réussie que la première saison, cette rafale de 10 épisodes gagne en cohérence et en constance, tout en maintenant une montée en puissance telle, qu’on finit par se demander où elle va s’arrêter. Regarder Banshee, c’est s’assurer d’au moins une séquence choc par épisode. L’écriture se fait plus fine, la réalisation plus inventive et inspirée (bien que parfois maniérée, à l’image de ces trop fréquents mini flash forward) et le jeu des comédiens toujours aussi pertinent au regard de l’identité du show. Brutale, sulfureuse, Banshee franchit un nouveau cap, dans le sang, la sueur et les larmes.

@ Gilles Rolland

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Crédits photos : Canal +/Cinemax

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