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[Critique] BAD ASS 2 : BAD ASSES

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] BAD ASS 2 : BAD ASSES

Titre original : Bad Ass 2 : Bad Asses

Note:

★
★
★
½
☆

Origine : États-Unis
Réalisateur : Craig Moss
Distribution : Danny Trejo, Danny Glover, Andrew Divoff, Jacqueline Obradors, Charlie Carver, Dante Basco…
Genre : Action/Comédie
Date de sortie : 2 janvier 2015 (DTV)

Le Pitch :
Reconverti en coach pour boxeurs, Frank Vega, alias Bad Ass, mène désormais une vie paisible. Un jour pourtant, l’un de ses poulains est tué par les hommes d’un puissant caïd de la drogue. Une bonne raison pour Frank Vega de reprendre son activité de redresseur de torts. Il sera aidé dans sa tâche par Bernie, un épicier fatigué par la violence qui gangrène les rues…

La Critique :
Un jour, un mec plutôt âgé a mis la correction de leur vie à plusieurs types dans un bus. Filmé à son insu, cet homme est vite devenu célèbre et tout aussi rapidement, un producteur a décidé d’embaucher Danny Trejo, alias Machete, pour endosser le rôle à l’écran. Le fait divers, relativement anecdotique, est devenu un vigilante movie, dans lequel un mexicain sexagénaire vendeur de hot dogs se transformait en machine à botter des culs. Bad Ass premier du nom s’est alors imposé comme une authentique madeleine de Proust à destination des amateurs des bons gros films d’action des années 80, peut-être frustrés par les nouveaux modèles du genre. Mission accomplie pour le long-métrage qui ne lésinait pas sur les bonnes vieilles bastons à mains nues, agrémentées d’un humour joyeusement bas du front à base de punchlines agressivement drôles. Sans être non plus incontournable, le premier Bad Ass a gagné sa légitimité dans sa simplicité et dans sa condition un peu étrange de mix entre Un Justicier dans la ville, Harry Brown et… Machete. Le tout sans effets-spéciaux. À l’ancienne.

Bad-Ass2-Danny-Glover

Le fait de voir débouler Bad Ass 2 est une bonne nouvelle. De voir Danny Glover rejoindre Danny Trejo aussi. Les deux Danny font la paire dès les premières images. À nouveau dans un buddy movie, 16 ans après L’Arme Fatale 4, Glover retrouve vite ses marques et joue sur un décalage naturel et sur un charisme nonchalant toujours aussi appréciables. Habitué ces dernières années à des seconds rôles dans des productions discrètes, cette figure emblématique du cinéma américain joue avec l’image que la quadrilogie de Richard Donner a installée, avec un plaisir communicatif, n’hésitant jamais à verser dans l’humour bien bas du front et totalement assumé.
Danny Trejo lui, est aussi à l’aise dans les pompes de Bad Ass que dans celles de Machete. Portant plus ou moins le même label « action », les deux rôles sont néanmoins différents, tant Bad Ass charrie une sorte de bienveillance et de douceur (relative), loin du caractère taciturne du tueur à l’arme blanche. Le film est à l’image de son héros. Simple et rentre-dedans. À l’opposé du « tape-à-l’oeil » d’un Robert Rodriguez, le réalisateur Craig Moss adopte une mise en scène basique, sans jamais oublier la comédie. Relativement bien rythmé, Bad Ass 2 a tout à fait conscience de sa condition de gros délire et jamais il ne se prend au sérieux.
Craig Moss y va franchement, flirtant parfois avec le grand n’importe quoi, en alternant bastons bien violentes, gags bien gras, et séquences émotion dignes d’un épisode de Walker Texas Ranger. Alors dis comme ça, on pourrait croire que ça ne fonctionne pas, mais c’est en réalité tout l’inverse.
La machine Bad Ass tourne à plein régime, ne laissant que peu de répit au spectateur. Assumé jusque dans ses moindres défauts, y compris les plus grossiers, le long-métrage sait très bien qu’il ne rivalisera pas avec les références du genre et d’ailleurs, ne cherche même pas à s’y frotter directement. Il fait son truc peinard, droit dans ses bottes. Il va au contact, se montre percutant et amusant, et table à fond sur la figure séculaire du mec invincible qui fit les beaux jours des rois du box office il y a deux décennies.

Déclinaison gériatrique et modeste de Kick-Ass, Bad Ass 2 se montre à la hauteur du premier volet. Il ne démérite pas et arrive à maintenir le niveau. Quitte à prêter le flan à ses détracteurs, qui ne verront là qu’un navet de plus destiné à brosser Danny Trejo dans le sens du poil. Les amateurs, eux, sauront profiter d’un spectacle léger et divertissant à plus d’un titre. D’un film assez jubilatoire, dénué de la moindre sophistication et résolument bad ass !

@ Gilles Rolland

Bad-Ass2-Danny-Trejo
Crédits photos : 20th Century Fox France

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