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Au cinéma : «Divergente 2 : l’insurrection»

Publié le 21 mars 2015 par Masemainecinema @WilliamCinephil

Après « Divergente » de Neil Burger, Robert Schwentke, connu pour avoir mis en scène « Flight Plan » et « Red », nous livre « Divergente 2 : l’insurrection ». Adaptation du deuxième roman de la franchise littéraire écrite par Veronica Roth, Bryan Duffield, Akiva Goldsman et Mark Bomback signent le scénario. Shailene Woodley, Kate Winslet, Ansel Elgort et Miles Teller reprennent leur rôle respectif, tandis que Naomi Watts et Octavia Spencer font leur entrée dans la franchise. « Divergente 2 : l’insurrection » sortait dans nos salles françaises le 18 mars 2015.

Synopsis : Dans un monde post-apocalyptique où la société a été réorganisée autour de 5 factions (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères et Fraternels), Tris a mis au jour un complot mené par la faction dominante, les Érudits, dirigés par Jeanine. Abandonnant une ville à feu et à sang, à la recherche d’alliés, Tris et Quatre sont désormais traqués par les autorités. Jeanine décrète la loi martiale pour anéantir les Divergents, tandis que la guette entre les factions prend de l’ampleur.

Après un premier opus clairement introductif et jamais suffisamment « rentre dedans », la franchise « Divergente », par le biais de ce deuxième volet, essaye clairement d’être plus attractif que ne l’était son aîné. Malheureusement, le long-métrage n’échappe pas aux tares habituelles. Une fois de plus, on propose au spectateur un univers travaillé, aux possibilités infinies, mais qui n’est jamais exploité correctement. On sent la volonté de rechercher un rythme assidu, digne des plus grands films de divertissement, sans pour autant que le long-métrage ne réussisse à chasser l’ennui, qui s’installera bien trop facilement. « Divergente 2 : l’insurrection » n’est d’autant pas plus aidé par un scénario très linéaire et trop facile dans sa démarche. Les rebondissements s’enchaînent sans surprises, tant ils suivent une logique scénaristique trop convenue et de l’ordre du « déjà-vu ».

Dans le rôle du personnage principal, on retrouve la jeune star montante d’Hollywood : Shailene Woodley. Si elle possède un véritable talent d’actrice, « Divergente 2 : l’insurrection » ne démontrera à aucun moment ce potentiel. À cause d’un personnage standardisé dans ses pensées et actions, les possibilités de l’actrice sont très minimes. À ses côtés, Theo James, interprète de Quatre, est encore plus absent que durant le premier volet. Le personnage n’est résumé que comme un vulgaire « love interest ». Ansel Elgort et Zoë Kravitz, malgré un charisme incroyable, livrent des interprétations bancales où les personnages ne sont jamais réellement définis. On se contentera que de vulgaires esquisses. Reste Jay Courtney, incroyable dans le rôle de ce « bad-guy » sans peur, et Miles Teller, fantastique interprétation au service d’un des personnages les mieux écrits, qui se trouvent être les petites perles de ce casting sans saveurs où même Kate Winslet patauge.

La réalisation de Robert Schwentke apporte un véritable renouveau à la franchise, dans le sens où, cette fois-ci, il y a au moins un plan bien pensé dans le long-métrage. En effet, le reste de la mise en scène est oubliable, bien que formatée et cherchant une efficacité bien trop facile et sans originalité. Cependant, une production de ce genre peut se payer le privilège de ne pas être artistiquement intéressante, étant donné que, bien souvent, une foison d’effets spéciaux vient mettre un peu de paillettes devant les yeux des spectateurs, afin de cacher ce manque de recherche. C’est là que « Divergente 2 : l’insurrection » atteint un point de non retour, étant donné que même les effets numériques, atout nécessaire à la bonne réussite du long-métrage, sont ratés. La direction photographique de Florian Ballhaus et la composition musicale de Joseph Trapanese subissent le même sort d’inefficacité. Rien ne fonctionne, tout diverge dans différentes voix, sans faire sens.

« Divergente 2 : l’insurrection » est un deuxième opus perpétuant la malédiction du premier volet où un manque de recherche artistique plombe toute ambition du long-métrage. Les quelques éléments positifs n’arrivent pas à faire contrebalancer la production vers un sentiment positif …

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Divergente 2 : l’insurrection. De Robert Schwentke. Avec Shailene Woodley, Theo James, Kate Winslet, Ansel Elgort, Miles Teller, Zoë Kravitz, Jay Courtney, …

Sortie le 18 mars 2015.


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