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Le travail et la promotion au cinéma – Trahisons et coups dans le dos

Par Bebealien

Fut une époque lointaine, où j’étais encore jeune et beau (soit il y a environ 1 mois), le vendredi était consacré à des sujets dont l’abyssale crétinerie me permettait de parler de tout et surtout de n’importe quoi. Aujourd’hui, il est temps de reprendre cette digne institution, d’autant plus que dans ma boîte, aujourd’hui, c’est le jour des promotions. Quelles sont donc les techniques dignes d’un sioux ninja pour être sur d’être promu ? Et surtout comment en parle notre média préféré : le cinéma ?

Obtenir sa promotion – L’art d’avoir un couteau dans le dos

Les sociétés classiques sont avec une hiérarchie pyramidale. C’est-à-dire que plus on monte, moins il y a de place. Ce qui transforme notre cher monde de l’entreprise en jungle où la lutte acharnée prime sur tout le reste. Chacun y va de son petit coup dans le dos, de se petite trahison, de son petit croche patte dans les escaliers. Heureusement ce blog est là pour vous expliquer comment écraser les autres avec grâce et conviction. L’important n’est pas d’être compétent ou non, mais d’être une sacrée raclure !

1° La technique ninja du massacre

Un bon film illustre la façon de procéder : Le Couperet où José Garcia élimine tous les concurrents potentiels par tous les moyens possibles. La technique à l’avantage de faire le ménage. Il y a quand même quelques petits inconvénients. Tout d’abord vous allez devoir vous salir les mains. Le sang ca tâche. Dommage pour votre beau costume/tailleur/string vinyle neuf. Et puis ca laisse des traces. Une bonne solution pour être de manger vos collègues, histoire de faire disparaître toute preuve. J’ai entendu parler d’un certain Hannibal L., psychiatre de son état qui aurait inventé quelques recettes sympas à ce sujet. Et puis d’après Vorace, c’est également un bon moyen de s’approprier la force de sa victime. Ca tombe bien, Bernard de la compta, ce petit rat qui risque de vous voler ce poste de bras droit du responsable adjoint délégué subalterne du sous-chef de la présidence de la vice-comptabilité fait de la muscu depuis une semaine. Pratique si vous prenez sa force… Bientôt vous pourrez faire le beau devant Germaine du secrétariat, qui ose refuser vos avances.

José Garcia dans le Couperet, mieux vaut ne pas vouloir le même poste que lui…

2° La Demi Moorite

Ce procédé est surtout réputé pour marcher sur une population de sexe opposé. Toutes les combinaisons restent néanmoins possibles, elles dépendent juste de la sexualité de votre boss. Manque de pot pour vous, s’il est zoophile, il faudra subir une opération sévère pour ressembler à un castor ou à un poney. Le gros avantage de la promotion canapé est qu’elle permet en outre de passer un moment à libérer des endorphines. D’ailleurs Harcèlement (ou tous les films avec Demi Moore à moitié à poil jouant une patronne passant son temps à faire les courses au lieu de bosser) est un bon exemple de manière de procéder. En plus dans ces films, votre boss est toujours un canon habillé très court vêtu (ou super gaulé si c’est un mec). Manque de pot, Gérard, votre supérieur est un cinquantenaire bedonnant aux cheveux gras et couverts de pellicules, avec un sex-appeal digne d’un ragondin. Heureusement la science est votre amie et a créé la drogue du violeur. Prenez en un flacon entier, voir même trois ou quatre si en plus il garde ses chaussettes au lit. Minimum. Comme çà le lendemain vous ne vous rappellerez plus de rien. D’ailleurs qui êtes-vous ?

C’est marrant j’ai jamais eu de boss comme ca… moi qui serai pourtant tellement volontaire pour la promotion canapé. Quel dommage !

3° Le lécheur de cul

Depuis qu’on est tout petit à l’école, se trouve toujours dans chaque classe un fayot. Cette espèce de sous-déchet de fausse couche, tellement onctueux de compatissance dégoulinante, prêt à se rabaisser plus bas que terre pour se faire apprécier. Un peu comme Jean-Christian Gagnant l’adjoint du départ Pub de Madone dans 99 Francs. Ayant un peu bourlingué, je me suis aperçu que le monde du travail proposait la même chose, et que les carpettes ont également un avenir tout tracé, du moment qu’ils misent sur le bon cheval. Flatter à longueur de journée madame Pipi ne vous avancera pas à grand-chose, à part à avoir toujours du PQ disponible. Flatter cette grosse bouffonne de Josiane-Gertrude d’une incompétence crasse mais couchant avec le patron est la bonne chose à faire. N’oubliez pas d’apporter son café tous les matins, de lui faire ses photocopies et d’essuyer les poussières sur ses épaules. Vos collègues seront tellement révulsés par votre façon de faire qu’ils se détourneront de vous et que vous pourrez tranquillement glander sur le démineur au lieu d’avancer sur vos dossiers.

Une photo tirée de The Promotion sortant le mois prochain

Quoi qu’il en soit beaucoup de films ont traité la thématique avec plus ou moins de succès. Que ce soit le récent « Notre Univers Impitoyable » avec Jocelyn Quivrin et Alice Taglioni, ou le futur The Promotion avec Sean William Scott et John C. Reilly avec son super slogan : « Two Guys. One job. No rules », le cinéma montre que le monde du travail est finalement bien plus impitoyable que Dallas !


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