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Chateau de Sassenage : La vente aux enchères du mobilier est suspendue pour deux ans

Par Benoit De Sagazan

La vente des mobiliers et collections du chateau de Sassenage, prévue dans les salles de l'Hôtel Drouot, le 30 mai à 14h00, est "suspendue" dans sa totalité pour une durée de deux ans.

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Wikimedia Commons/ BadhyDate 2007

Ainsi vient d'en décider de juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Paris, dans la soirée du 29 mai, soit la veille de la vente.
Le juge, selon l'AFP du 29 mai, " a estimé que "la dispersion des objets proposés à la vente crée un dommage irréparable".

Cette décision fait suite à un second recours déposé le 27 mai par le Conseil général de l'Isère, insatisfait du jugement de justice rendu le 26 mai.
Ce derbier avait fait retirer de la vente les douze plus belles pièces inscrites au catalogue mais autorisé la vente des autres lots.

Cette période de deux ans a été voulue par le juge afin que les parties trouvent un point d'entente autour d'un Intéret commun.
Le juge fait notamment état des "engagements publics du conseil général à l'audience" pour trouver une solution à l'avenir du château de Sassenage. Une reprise par la collectivité départementale n'étant pas exclue.
Lire l'intégralité de la dépêhe AFP du 29 mai

Quant à Marie Françoise Robert, commissaire-priseur à Paris et organisatrice de vente désormais interdite, elle estime qu'une interdiction décidée la veille de la vente reste "une première". "L'ordonnance rendue n'est en réalité qu'une décision politique, le conseil général de l'Isère n'ayant aucun droit à agir sur le fond", ajoute-t-elle (Source AFP du 30 mai).

Dans Libération du 29 mai, Vincent Noce apporte une information nouvelle et pour le moins troublante : (la Fondation de France) a aussi décidé de remplir les caisses (de la Fondation de Sassenage NDLR) en mettant en vente moins d’un cinquième des meubles, «qui n’était plus présenté». On trouve quand même au catalogue des joyaux du patrimoine dauphinois, dont des meubles réalisés par les Hache, dynastie d’ébénistes réputés. Plusieurs lots sont classés monuments historiques.
On est un peu surpris d’apprendre que l’inventaire et la sélection ont été confiés à la commissaire-priseur. Celle-ci précise avoir «choisi pour la vente des meubles pouvant intéresser le marché international»."

Lire l'intégralité de l'article : Les trésors de Sassenage à la criée

Bref à après tous ces rebondissements, et c'est mon sentiment personnel, cette affaire me laisse le goût assez déasagréable d'avoir été abusé par un ballet de dupes, de menteurs (qui ment le moins, qui ment le plus ?).
Ce n'est peut-être finalement qu'une banale histoire de "patate chaude" que personne ne voudrait garder en main de peur de s'y brûler les doigts.
Espérons qu'au cours des deux années à venir, la patate aura tiédi et que des solutions responsables et durables auront été trouvées...

Pour comprendre l'histoire et retrouver tous les épisodes de ce triste feuillleton consultez le dossier sur Affaire du legs du chateau de Sassenage sur Patrimoine en blog

Ceux qui le voudront pourront également lire l'article paru dans Le Monde daté du 30 mai, qui résume le confit mais ne nous apprend pas grand chose de plus : Le château de Sassenage conduit la Fondation de France en justice


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