Magazine Culture

La Trilogie des Elfes

Par Sylly
Jean-Louis Fetjaine
La Trilogie des Elfes

Quatrième de couverture

Il y a bien longtemps, avant même Merlin et le roi Arthur, le monde n'était qu'une sombre forêt peuplée d'elfes et de races étranges dont nous avons aujourd'hui perdu jusqu'au souvenir. Dans ces temps anciens, les elfes étaient alors un peuple puissant et redouté des hommes. Voici le récit de leurs dernières heures, l'histoire d'une trahison et de la chute de tout un monde, d'un combat désespéré et d'un amour impossible.

Cela faisait très longtemps que je voulais lire la Trilogie des Elfes , en ayant entendu tellement de bien. Ce roman était si apprécié que j'ai même craint à un moment d'être déçue. Mais au final j'ai savouré ma lecture de bout en bout.

Lire la Trilogie des Elfes c'est entrer dans une préquelle à la légende arthurienne. Rencontrer de fameux personnages tels qu'Uter (futur Pendragon), Lliane (sous les traits de laquelle nous reconnaissons Vivianne), Merlin, Gorlois, Ygraine, etc. Et la manière dont l'auteur à mener son aventure a été magnifique à mes yeux, autant du point de vu de l'intrigue que des personnages, tour à tour aimés et détestés.

Peut-être aurais-je encore plus apprécié ma lecture, où du moins aurais-je été encore plus touchée par la reine des elfes si j'avais d'abord lu Chroniques des Elfes , du même auteur, mais cela n'a quand même pas empêché le fait que j'ai plongé entièrement dans ce roman.

Ce qu'il faut savoir quand on lit la Trilogie des Elfes , c'est qu'elle est conçue à moitié comme un roman de fantasy (Médiéval fantastique, même, à la Seigneur des Anneaux), à moitié comme un roman historique (dont l'auteur a su dégager toute la force du Moyen Âge et de la chevalerie, mais aussi celle la mythologie celtique qui imprègne le roman tout au long de son écriture). Quant à son originalité, elle réside également dans le fait que nous découvrons l'origine de ce que l'on nommera " les prêtresses d'Avalon ", qui sont non pas des femmes mais des Elfes.

En effet, entrer dans ce roman, c'est entrer dans un monde où nous rencontrons des créatures d'un autre monde, des créatures de l'imaginaire, ou, si l'on veut croire à cette histoire, disparues : Nains, Elfes, Gnomes, Gobelins, etc.

Et c'est de cette disparition que nous parle l'auteur.

" Et puis vint le jour où les hommes oublièrent l'antique religion et ne crurent plus en rien, pas même encore en Dieu, malgré les moines. Seul le pouvoir royal du Fal Lia leur servait de religion, et cette soif de puissance leur fit croire qu'ils étaient le peuple élu, celui qui devait dominer le monde. "

L'histoire s'entame sur la réunion du grand conseil à Loth où préside le roi des hommes, Pellehun. Le nain, roi sous la montagne rouge, Baldwin, est venu demandé réparation suite au meurtre du roi sous la montagne noire et (officieusement) au vol de leur puissante relique, l'épée de Nudd (nommée par les hommes, Excalibur). Un elfe gris des marais aurait accompli ce forfait, et les nains veulent sa tête. Le roi Pellehun ordonne alors à un groupe composé d'elfes, nains et hommes, de se former pour aller enquêter et retrouver cet elfe.

Mais très vite nous découvrons qu'un complot se trame, visant à détruire le pouvoir détenu par les elfes et les nains, afin qu'il réside uniquement entre les mains des hommes.

Cette quête marque donc le début de la fin pour ces peuples qui se croyaient en paix, malgré leurs différends.

Ce roman est empli de complots, de trahisons, de duplicité, d'amour, de vengeance et de prophéties. Les hommes y sont dépeint comme des traitres avides de pouvoir, prêt à tout utiliser pour parvenir à leur fin, même à détruire ce sur quoi était fondée leur puissance, usant de la nouvelle religion pour affermir le déclin des peuples de l'ancienne.

" Nous avons besoin des moines pour plus tard déclara le Sénéchal. Sans les elfes, la vie du peuple sera trop triste. Ils veulent croire en quelque chose de beau, de supérieur et en même temps d'accessible, alors pourquoi pas le paradis des moines ? "

Suivre la chute des elfes, nous fait entrer dans un monde chaotique, où quelques âmes continuent de croire en la justice et la bonté. Mais plus nous avançons dans le roman plus la noirceur de chacun se dévoile. C'est aussi pour ça que je disais que nous aimons et détestons à la fois les protagonistes de ce roman.

En effet, les personnages principaux de l'histoire, ou du moins ceux à partir desquels la légende arthurienne va prendre forme (Uter et Lliane) sont emprunts d'une dualité qui contribue à désacraliser tout ce en quoi ils croient. A la fois bons et mauvais, réfléchis et impulsifs, doux et passionnés, les élans de leur cœur et leurs choix, bâtis sur les meilleures intentions, finissent par leur couter bien plus qu'ils ne l'auraient souhaité et à conforter la disparition des différentes races ...

Ce roman pose de nombreuses questions sur le principe de la force tirée de l'union. Malgré la preuve qu'ils ont eu à nombreuses reprises que leurs succès étaient nés de l'union des différentes races, ils finissent malgré tout par prendre la mauvaise direction ...

Finalement le seul personnage qui m'a attendri tout au long de cette histoire est celui du barbare. Toujours fidèle et prêt à sacrifier sa vie pour le bien du royaume et de ses amis. Il respire à la fois la douceur et la naïveté, ce qui est vraiment un comble pour un barbare, mais cela lui va si bien ... Les elfes quant à eux, que l'on penserait être des personnages pacifiques, se révèlent être bien plus hargneux, possessifs et vengeurs qu'on le penserait. Les nains, restent assez fidèles à leur image de personnes bourrues et tempétueuses ...

Au final, ce que je peux dire c'est que ce roman m'a vraiment happée, même si on sait que la finalité ne sera pas forcément heureuse. Nous connaissons tous, plus ou moins la légende arthurienne et j'ai vraiment adoré la façon dont Fetjaine à imaginé sa naissance. Peut-être que ce qui m'a intrigué le plus c'est qu'au vu du titre du roman et de ses différentes parties, on aurait pensé lire une histoire qui parlait essentiellement des elfes, mais pourtant, je ne l'ai pas perçut comme telle. C'était pour moi l'histoire d'une elfe et d'un homme épris de passion l'un pour l'autre, et qui tout du long, même une fois séparés, seront liés pour le meilleur et pour le pire dans le destin du monde.

La Trilogie des Elfes : Intégrale

1. Le Crépuscule des Elfes (1998)

2. La Nuit des Elfes (1999)

3. L'Heure des Elfes (2000)

Jean-Louis Fetjaine

La Trilogie des Elfes7/26

La Trilogie des Elfes5/15

La Trilogie des Elfes23/156

idée n°152 : Un(e) Elfe

Je demande le Petit-Fils dans la famille Gropavé

Organisée par La Trilogie des ElfesKatia


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Sylly 19 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines