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Celui dont le nom n’est plus – René Manzor

Publié le 07 avril 2015 par Marylin Millon @leboudoirlitt
Celui dont le nom n’est plus – René Manzor

MANZOR, René. Celui dont le nom n'est plus. Kéro, 2014, 400 pages, 20 €.

L'histoire :

Des crimes très sanglants, perpétrés par les personnes les plus proches des victimes. Des coupables complètement désemparés, détruits par la tragédie dont ils sont eux-mêmes la cause terrible.
Les coupables sont-ils des victimes ou de grands manipulateurs ?

Ce que j'ai apprécié :

- Le thème du livre m'a beaucoup plu puisqu'il s'agit du don d'organes, un sujet dont on parle très peu, d'autant plus en roman, et qui est pourtant fondamental. Et lorsqu'un sujet comme celui-ci est utilisé pour un thriller, cela m'intrigue d'autant plus !

- Je suis vraiment ravie d'avoir découvert la plume de René Manzor, dont c'est un second roman. Roman qui avait été mis en avant par le célèbre librairie à Saint-Maur, Gérard Collard. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai tenté l'aventure avec cette histoire et je ne suis pas déçue du tout, au contraire.
Le style est fluide, l'écriture rapide, pas de temps mort, bref, au niveau de la forme, il n'y a vraiment rien à redire sur ce livre d'après moi !

- Ce qu'il faut savoir avec ce thriller, c'est que les personnages des deux enquêteurs et de l'avocat sont psychologiquement aussi intéressants que l'intrigue elle-même . Autant vous dire que ces hommes et femme ont des passés terribles, et c'est précisément cette faiblesse enfouie qui les rassemblent. Nils l'avocat transplanté du coeur, Dahlia la criminologue du FBI à l'enfance terrifiante et McKenna le détective inspecteur en chef veuf . René Manzor arrive donc particulièrement bien à intégrer des personnages très forts, qui auraient pu avaler l'intrigue si celle-ci avait été trop basique. Chacun se lance à corps perdu dans une enquête à laquelle il se raccroche comme une bouée de sauvetage. Et de fait, cette terrible enquête va les bouleverser au plus profond et remettre en question leur vie.

- Sans en dire trop mais aussi pour vous donner définitivement envie de vous lancer dans ce livre, sachez que le thème du don d'organes est allié à une tradition de l' Egypte ancienne. Et sachez que l'auteur créé une histoire terrible mais à la fois très documentée et potentiellement vraisemblable dans un esprit tordu.

- Et enfin, que dire de la fin ? Je pouvais m'attendre à beaucoup de choses, mais pas à cela en vérité. Je suis restée bouche bée devant l'audace de l'auteur si je puis dire. Et comme vous dire ? J'en ai d'autant plus adoré ce livre ! Oui, je suis parfois un peu tordue

- Ah oui, autre chose ! Dans ses remerciements, l'auteur lance un appel au don d'organes, à la façon d'obtenir sa carte de donneur et surtout, au fait que si l'on est d'accord, on pourrait potentiellement sauver sept vies. J'aime cette démarche, qui clôt très bien ce thriller et son sujet si précieux.

Ce que j'ai moins/pas apprécié :

Le point qui m'a un peu moins plu, c'est indéniablement la facilité avec laquelle la culpabilité semble évidente et sans vraiment de surprise. Disons que j'avais assez vite envisagé le scénario.

En bref ?

C'est un thriller excellent , que je conseille vivement aux amateurs du genre. Il est tout en respectant les codes du bon polar, avec des personnages forts et aussi intéressants que l'enquête elle-même.


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