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Mushroom’s Patience au Café Central - Bruxelles, le 22 avril 2015

Publié le 22 avril 2015 par Concerts-Review

Mushroom’s Patience au Café Central - Bruxelles, le 22 avril 2015

Une petite soif nous conduit au Café Central , la seconde résidence de Yves Hoegaerden qui nous signale que l'endroit accueillait le Night On Earth festival.

Du comptoir on assiste à la fin du set d'un duo qui doit être Diamantener Oberhof.

Une ou deux consommations plus tard une autre équipe investit la scène dissimulée au fond du troquet.

C'est Mushroom's Patience nous fait savoir l'amateur de Blanche, un groupe culte en provenance de Rome, ils pratiquent de l'atonal pop ( sic!).

Ils existent depuis 1984/85 et ont sorti plus de dix full albums que tu peux ranger sur l'étagère avant-garde/experimental/industrial/ ambient/krautrock, certains les élèvent au même niveau que Tuxedo Moon.

Ces certains doivent avoir abusé de substances illicites car si l'étiquette experimental rock sied au duo entendu au Borgval 14, les comparer à Tuxedo Moon relève de l'inconvenance pour ne pas utiliser le substantif sottise.

Central veut aussi dire RickyBilly, le roquet nous a suivis jusqu'aux pieds de l'estrade en espérant que l'un de nous ne lui offre une mousse.

Un cabot ivre c'est affreux, on lui a expliqué que les camélidés peuvent rester 12 jours sans boire!


Donc sur scène on a vu deux gars, probablement Dither Craf à la basse et au chant narratif et un chevelu maniant une mandoline traficotée et se chargeant du programming, derrière: des visuals, devant eux: cinq auditeurs et une table de mix, au bar, plein de buveurs.

On leur a laissé le temps de s'échauffer avant de se rapprocher, de loin on a entendu 'Argonaut', 'Another day' et 'Chairman Wow', trois plages bruitistes et filmiques, pas inintéressantes, pas palpitantes non plus.

Un bricolage cérébral incitant à consommer davantage de houblon, t'aurais dû te méfier en suivant ces deux dégénérés à la descente aussi vertigineuse que le décolleté d'une starlette à Cannes espérant se taper Johnny Depp ou Ryan Gosling.

Merci d'être venus bredouille le brave Dither, 15 fois il répétera ces mots en forme d'ex-voto.

Les soundtracks, philosophique, 'Ancient Cycles,' ou géométrique, 'Kompass', précèdent une complainte liturgique/cacophonique intitulée 'Symphony for a dwarf', heureusement RickyBilly ne manie pas le vocable anglo-saxon, en pensant à Blanche -Neige il aurait pu souiller un sous-vêtement déjà louche.

Le borné 'Donkey' nous rappelle que Noé, avant BB ou Gaia, était le premier défenseur des animaux en péril.

RickyBilly lui en est éternellement reconnaissant.

Au fond, Mushroom's Patience comme fond sonore dans un resto ou chez le dentiste ça se défend, live, par contre, tu ne peux éviter quelques bâillements.

Un petit coup de trompette timide illumine la construction suivante, thanks for coming, this one is called 'Dawn.

L'aurore n'a pas encore pointé le bout du nez, les aboiements de Ricky couvrent le chant du rossignol, le Latium baigne dans un smog urbain impérial, le duo nous propose une dernière bricole aux effluves spaghetti rock biblique, 'Eve and the plastic apple' pour laquelle Dither a troqué sa basse contre une acoustique.

Beau comme du Mike Oldfield.

En bis exigé par Giuseppe, le gélatineux et flasque 'Jellyfish' .

La conclusion est pour Yves H.: typiquement Café Central ce concert, pointu et légèrement rébarbatif.

PS: la setlist est sujette à caution!


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