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Sometimes i sit and think, and sometimes i just sit [Courtney Barnett]

Publié le 27 avril 2015 par Charlotte @ulostcontrol_
Bonjour à tous !
Je vous parlais la semaine dernière de JD McPherson, et vous disais sur twitter que j'aimerais maintenant vous parler de musique tous les lundis. Je ne sais pas si je m'y tiendrai strictement, mais c'était hors de question de louper ce lundi : il fallait absolument que je vous parle de l'album de Courtney Barnett sorti le 23 Mars dernier : « Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit » !
Sometimes i sit and think, and sometimes i just sit [Courtney Barnett]© Leslie Kirchhoff
L'album de Courtney Barnett est impossible à décrire. A l'image de son titre, il est complètement paradoxal, inattendu et déconcertant : Parfois je m’assois et je pense, parfois je m'assois seulement. De quoi cela dépend-il ? Pourquoi est-ce que parfois on s'assoit seulement ? Le titre de cet album représente bien l'état pantois dans lequel nous laisse Courtney Barnett après écoute, ce sentiment de vide et de plein, cet état de questionnement et de nonchalance, de je-m'en-foutisme et d'angoisse existentielle.
Si les deux premières chansons semblent annoncer un album entraînant et dynamique, elles sont en réalité bien trompeuses car cet album n'est pas un concentré de légèreté et de douceur naïve. Malgré les rythmes entraînants de « Elevator Operator », on a comme l'impression que c'est d'un jeune homme fatigué, surmené et suicidaire dont nous parle Courtney Barnett... Le titre « Dead Fox » est quant à lui l'occasion pour la chanteuse de nous rappeler les enjeux environnementaux de notre époque et de nous faire penser à la façon dont on consomme. Ce qui est déconcertant, c'est le titre « Nobody Really Cares If You Don't Go To The Party » qui suit justement « Dead Fox » : sa futilité, son caractère inattendu. Enfin, ce dont nous parle Courtney Barnett tout au long de cet album, c'est du quotidien de ce « twenty years old » qu'elle nous présentait dans le premier titre et de toute sa génération : l'amour (« Pedestrian At Best »« Debbie Downer » et « Boxing Day Blues »), l'environnement, le travail, la solitude, la mort. C'est de l'existence, de la vie, de l'identité dont nous parle ici la chanteuse de 26 ans, des crises existentielles que l'on traverse à vingt ans « I'm having an existential time crisis what bliss daylight savings won't fix this mess » (« Pedestrian At Best »), de cette angoisse qu l'on ressent face au futur, de cette peur de ne jamais se trouver « I don’t know quite who I am oh but man I am trying. I make mistakes until I get it right. » (« Small Poppies »). Ce qui est angoissant dans cet album n'est pas nécessairement le panel des sujets abordés, mais plus la nonchalance avec laquelle l'artiste en parle.

« Sometimes I Sit And Think, And Sometimes I Just Sit » est un album bizarrement paradoxal, qui nous emporte et nous angoisse, qui nous donne envie d'être léger et insouciant, mais aussi de nous asseoir et de réfléchir. L'univers de Courtney Barnett est délicieusement troublant, et sa voix m'a même parfois fait penser à celle de Patti Smith ! Un album très moderne, très parlant et qui nous donne une impression de liberté malgré le sérieux de ses paroles. Vous connaissez Courtney Barnett ? Vous aimez ?

Sometimes i sit and think, and sometimes i just sit [Courtney Barnett]
Mom + Pop
1. Elevator Operator
2. Pedestrian at Best
3. An Illustration of Loneliness (Sleepless in NY)
4. Small Poppies
5. Depreston
6. Aqua Profunda!
7. Dead Fox
8. Nobody Really Cares if You Don’t Go to the Party
9. Debbie Downer
10. Kim’s Caravan
11. Boxing Day Blues


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