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Lynyrd Skynyrd - Palais des Sports, Paris, France - le 25 avril 2014

Publié le 25 avril 2015 par Concerts-Review

Lynyrd Skynyrd - Palais des Sports, Paris, France - le 25 avril 2014

Mitch ZoSo Duterck

Lynyrd Skynyrd - Palais des Sports, Paris, France - 2015.04.25
Non, je ne vais pas voir que les Rival Sons, la preuve! Je fais un petit break dans la série en cours pour aller voir un de mes trois groupes sudistes préféréss. "Ladies and gentlemen would you please give a warm French welcome to the Lynyrd Skynyrd group". Avec les Black Crowes et Blackberry Smoke, Skynyrd truste mon podium chéri des groupes estampillés "Southern Rock", ce qui me donne un certain goût de "Comfort" (Southern lui-aussi).
Malgré les nombreuses déconvenues parmi lesquelles, et non des moindres, le décès tragique de plusieurs de ses membres, que ce soit dans un accident d'avion (Ronnie Van Zandt, Steve Gaines) ou encore de maladie (Leon Wilkeson, Billy Powell) ou plus récemment encore Bob Burns, le batteur original, les sociétaires de Jacksonville (Floride) auraient dû disparaître cent fois du circuit musical, mais non, contre vents et marées ils résistent, resserrent les rangs et font appel aux amis pour que le groupe vive encore et toujours.
Oui, il reste des membres originaux au sein du line-up actuel puisque le "Cutty Sark" est gouverné de main de maître par le guitariste Garry Rossington, l'homme qui ne sourit jamais. A ses côtés, le guitariste Rick Medlocke (ex Blackfoot) qui était également batteur dans la formation originale aux côtés de Bob Burns. C'est fini? Non, il y aussi encore Madame Dale Kranz-Rossington, la choriste, épouse de Gary qui officiait au temps béni (non je n'ai pas dit des colonies, m'enfin!) aux côtés de Cassie Gaines et de Jojo Billingsley. Donc ça fait trois.
J'entends déjà certains vieux ronchons qui ont tout vu et tout vécu, même par procuration ou à force de persuasion, me dire "oui, mais c'est plus ça, d'ailleurs moi je ne vais même plus les voir". Pfff, lamentable comme raisonnement. Je tiens à vous préciser messieurs les "j'ai tout vu et tout vécu en musique, j'ai vu 5.000 concerts" (dont 4.500 à Rockpalast sur Allemagne 2, le reste en video ou en DVD et peut-être même en Blu-ray si la modernité ne vous effraie pas), oui je vous le dis du haut de ma chaire de vérité pavoisée aux couleurs du drapeau créé par le général Beauregard, oui mes bien chers frères : Skynyrd est toujours là et ne doit rien a personne. La flamme n'est pas prête à s'éteindre, en vérité je vous le dis.
Comme pour tous les groupes, il y a peut-être un soir de moins bien de temps à autre mais, suis-je verni? Je n'ai jamais assisté à un coup de mou chez nos Sudistes et je les ai vus une paire de fois, en vrai moi! Je me souviens de leur grand retour en Europe après une longue période de silence, c'était au Phillips Halle de Düsseldorf, oui c'est ça, la ville du vampire pour ceux d'entre vous qui sont cinéphiles. C'était en 1991, ça remonte déjà. Pour l'album suivant "The Last Rebel" ils avaient même poussé une pointe jusqu'au Cirque Royal à Bruxelles.
Au niveau répertoire, ça tient la route puisque tous les blockbusters du groupe s'y trouvent. Là où je rejoindrai les sceptiques c'est uniquement au niveau des compos car à ce niveau là même si il y a encore de bons opus, c'est vrai qu'il n'y a plus eu un grand album où tout était excellent comme avant ce fichu accident d'avion en pleine tournée 1977. Mais on ne va pas voir Skynyrd pour autre chose que ces titres mythiques qui ne prennent pas une once de poussière. Les gardiens du temple veillent à épousseter régulièrement à coup de "Jim Beam" et de "Jack Daniels" tout ce qui pourrait vieillir. C'est donc avec une impatience non dissimulée que j'ai pris le train de 7h14 ce vendredi matin, direction... Paris! Décidément l'Hexagone et moi ça devient une histoire d'amour. Lille samedi passé, Paris ce weekend et Evry mercredi...ça crée comme une sorte d'accoutumance. Le soleil est de la partie, rien à voir avec l' Happart tijd, période pendant laquelle José était ministre et encore moins avec l'apartheid, période pendant laquelle une majorité était opprimée par une minorité. La minorité en question ne se gênait d'ailleurs pas pour coller des "Mandales là" aux descendants de Shaka Zulu.
Les gars de Skynyrd ne sont pas de cette veine là et c'est tant mieux, au diable les clichés éculés des Rednecks racistes, alcooliques et bornés. Ce sont des musiciens avant tout, parfois avec un côté ultra-patriote comme le sont la plupart des américains d'ailleurs. Mais ça ne me dérange pas outre mesure, je ne suis pas là pour ça. Bon je vous laisse, première pause, on arrive à Bruxelles-Midi et je dois changer un IC contre un Thalys, plus cher et moins confortable malgré le prix. A bien vite mes chers lecteurs.
Le voyage s'est très bien passé merci, en une heure de métro et de marche combinés je rejoins mon pied-à-terre à Vanves (92), je m'installe après avoir dit bonjour comme Maman me l'a appris. Direction ma chambrette au deuxième étage où ma première mission est d'installer mon dock et mon iPod, je pousse sur "power" puis sur "+" sous l'inscription "volume" et boum c'est parti. Quoi les voisins? Ben, ils n'ont qu'à aller se promener, il fait beau non?
Jour du concert, la pression monte, mais pas chez moi, j'ai eu l'opportunité de déguster un Chambol-Mussigny de 2010 et en carafe svp, un nectar! Direction Palais des Sports, il est 19.00. Oui je sais ça ne commence qu'a 20.00 et j'ai une place numérotée et gnagnaga. M'en fous, je préfère être a l'aise. Porte "C", siège 24 et me voila assis plein centre devant la console des lights, très bien comme placement sauf que quand tu fais 1,86m pour un bon quintal, c'est pas confortable du tout. On se demande comment la France a été un des plus grands empires au monde en ayant de si petits soldats! Tant pis, on fera avec mais pour 89,50€ la place, on pourrait s'attendre à mieux. Je retrouve mon pote Ludovic pour une petite bafouille d'avant soirée, ça fait plaisir de se revoir après une semaine.
Première partie de qualité par le trio blues rock californien de Jared James Nichols, 35 minutes c'est peu mais bon, quand tu ouvres pour Lynyrd Skynyrd, tu ne fais pas le difficile, tu dis "Merci" et tu joues. Ce que le jeune pistolero a très bien fait d'ailleurs.
Peu avant 21.00, le sonorisateur glisse vers l'avant sur la console de mixage ce qui a pour effet de booster le volume pour la diffusion de "Highway Star" du Pourpre Profond suivi de "Thunderstuck" le célèbre titre de A Voile et à Vapeur. Ensuite une voix de mâle résonne : " Ladies and Gentlemen, would you please welcome, the Rock'n'Roll Hall of famers : Lynyrd Skynyrd !!!". Un coup de caisse claire et un gros boum de grosse caisse (réécoute le "One More From The Road" si tu ne piges pas) et c'est parti pour "Workin' for MCA" un titre où il est question d'arnaque entre la célèbre maison de disques et le groupe dont question ci-dessus, non, pas là, plus haut, voilà tu y es. Comme à son habitude, Skynyrd occupe toute la largeur de la scène, c'est vrai qu'a 9 c'est assez facile vous me direz eh bien non, le tout n'est pas d'occuper une place mais bien de remplir l'espace scénique. Les musiciens me comprendront. "I Ain't The One", "Call me The Breeze" de J.J.Cale, ça enchaîne sans trêve comme disent nos voisins Allemands...n'essaie pas de la faire en v.o. ça ne marche pas. Ah ce que c'est bon de vous revoir boys'n'gals pourquoi ne venez vous plus souvent chez nous? Allez, venez, Indochine vient enfin d'arrêter! "Saturday Night Special" une de mes préférées, un pamphlet non pas sur le danger des armes à feu mais plutôt de ceux qui s'en servent. Et avec "The Needle And The Spoon" qui traite de la drogue et des ses effets destructeurs, ça nous fait un duo de mises en garde contre les abus en tous genres. Avec "Simple Man" on atteint un des sommets de cette soirée. Ce morceau est sous côté dans le hit parade des meilleurs titres de tous les temps. Il y a bien le côté patriotique exacerbé en guise d'introduction pendant laquelle Skynyrd remercie l'armée américaine qui défend les libertés du peuple et convie le peuple français à en faire autant avec ses forces armées, ce qui marche moins bien évidemment, différence de culture oblige.
Petit passage très roots avec "Mississippi Kid" et non pas "Swamp Music" comme l'a erronément indiqué quelqu'un sur www.setlistfm. Faites attention quand vous publiez tout de même. Le malheur avec les heures et les minutes c'est leur non respect du système métrique où tout est divisé par 100 ce qui fait qu'on met plus de temps à maigrir qu'à être demain. Ce que je veux dire? Tout simplement que ça passe trop vite tiens! Et on arrive déjà aux deux titres, aux deux hymnes que tout le monde attend : "Sweet Home Alabama" avec le drapeau de l'état éponyme déployé en fond de scène et "Free Bird", le truc qui vous fout le frisson à chaque fois lors du bond du soliste à la fin de l'immense duel de guitares. Ici, j'aurais voulu écrire un "truel" car en fait de guitaristes ils sont trois, mais. Le terme n'existe, pas donc, vous m'êtes témoins, j'invente l'expression aujourd'hui rien que pour vous. Voilà, c'est déjà terminé, il n'y a plus qu'à attendre la prochaine fois pour un autre "Best Of Lynyrd Skynyrd". Alors, toi qui a tout vu depuis le fond de ton divan, laisse moi te dire que tu as raté quelque chose, une fois de plus. Hell Yeah! Black Rabbit Rules!
Sortie en masse et direction le "Timbre Poste" pour une salade de gésiers avec une Guinness. Et retour pour écouter une fois encore le concert avant le dodo.
P.S : Gary Rossington a encore réussi à ne pas sourire pendant 95 minutes, mais qu'est c'est qu'il joue bien.
Setlist :
01. Workin' For MCA.
02. I Ain't The One.
03. Call Me The Breeze.
04. What's Your Name.
05. That Smell.
06. Saturday Night Special.
07. The Needle And The Spoon.
08. I Need You.
09. Simple Man.
10. Mississippi Kid.
11. Tuesday's Gone.
12. Gimme Three Steps.
13. Sweet Home Alabama.
14. Free Bird.
Mitch "ZoSo" Duterck


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