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Samedi 24 Mai_ La Cartonnerie_Reims

Publié le 02 juin 2008 par Zguignou
La fatigue commence à se faire sentir. Le réveil est difficile pour tout le monde. On part un peu à la bourre, mais rien de catastrophique. Un camion fait halte à la porte d’Orléans, pour déposer Viktor et embarquer Pfel. Les recommandations officielles préconisent un changement de DJ toutes les deux dates, pour une meilleure tenue de route. Il faut régulièrement regarder l’usure des vinyles. Et là, il était temps, Viktor ne faisait plus trop le malin. Mais comme il l’a lui même dit pour se défendre «  le camion, c’est fait pour dormir, non ? ».
On connaît bien la Cartonnerie, pour y avoir passé une semaine de résidence* l’année dernière. C’est une salle assez récente, deux-quatre ans tout au plus. N’hésitons pas à dire que c’est une des plus belles qu’il nous été donné de voir. Deux salles de concerts, une grande et une petite, une bibliothèque, des locaux de répétitions, un studio d’enregistrement, des expos… C’est la grande classe un endroit comme ca. Tout a été pensé pour, l’agencement des locaux est malin, les loges sont belles, le cuisinier déchire, le matos défonce (Ben me dira avoir halluciné devant le parc lumières), il y a un panier de basket dehors, et les gens sont cool. C’est un paradis que je vous décris. Il existe. C’est la Cartonnerie.
Samedi 24 Mai_ La Cartonnerie_Reims
L’après midi passe comme une flèche : quelques paniers, balances, finale de coupe d’Europe de rugby, interviews, manger, changement de tenue, concert. Avant nous, la Gaza Team, collectif franco palestinien. Ca a l’air bien, mais on comprend rien aux paroles qui sont en arabe… dommage, pour un groupe à message, ca nuit un peu a l’intérêt.
Ca fait une paye qu’on a pas joué aussi longtemps. On ressort des morceaux qu’on avait pas joué depuis deux trois mois. On a l’impression de plus développer, c’est un peu moins boulet de canon. La salle n’est pas blindée mais les gens sont chauds. On vit tous la chose un peu différemment mais jouer trois soirs de suite a des conséquences : Il y a comme un relâchement naturel, le déroulé du coureur de fond. On est plus pollué par un quelconque stress d’être sur scène et de vouloir délivrer a tout prix une performance exceptionnelle. On devient un peu plus sereins au bout de plusieurs dates. En tout cas, je prends un gros pied ce soir. Malgré son genou abimé, (je vous avais dit qu’il s’était blessé à Etampes ?) BA s’en sort plutôt très bien. Petite vidéo de la battle Scratchs-Dj.



C’est un très bon concert. On a le droit a quelques compliments de type très flatteurs de l’équipe de la Cartonnerie qui font assez plaisir. Ambiance fêtarde. On est a Reims, le pays du champagne, et les premières munitions sortent des cartons. On a bien l’intention de clôturer dignement cette série de quatre jours… c’est dans un état assez déplorable que nous rentrerons a l’hôtel. Signalons une ode de départ exceptionnelle : Bebido et Jude ( je sais plus trop) jouant Hard twelve à 4 mains sur un Clavinova sur le parking. Incroyable.
Fait notable : Max L. a failli défoncer la porte de sa chambre d’hôtel qui ne s’ouvrait pas à coups d’extincteur. Croot à réussi a lui faire admettre que c’était moins onéreux de s’entasser dans une chambre.

* résidence : nom donné à la période de travail en conditions scéniques pour travailler un spectacle, généralement dans le même lieu et sur une durée conséquente. «  je suis  en résidence à la Cartonnerie ». A ne pas confondre avec la résidence secondaire ou la résidence de la république.

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