Magazine Cinéma

Tontine et effet d'aubaine

Par Plumesolidaire
Tontine et effet d'aubaine

En France l’état providence protège la mère et les enfants contre la précarité.

Aux yeux de nombre d’étrangers nous vivons dans un Pays de Cocagne dans lequel il existe toujours une aide sociale pour sortir d’une situation financière difficile, temporaire ou permanente, consécutive à un accident de la vie.

Nous connaissons tous des français de souche et des étrangers qui se conduisent en parasites de la solidarité nationale ; et des personnes qui décident un jour de manière irrévocable qu’elles ne travailleront plus jamais.

Jamais à court d’arguments, ces populations, assurément convaincues que le peu qu’elles coûtent à autrui n’est rien au regard de la fraude fiscale des riches ou de l’externalisation des bénéfices des grandes entreprises qui profitent de la concurrence fiscale internationale, les mots citoyen et responsable ne font pas partie de leur lexique. "Pour vivre heureux vivons caché" semblent-elles clamer dans un silence arrogant. Et cela leur réussit fort bien.

C’est le travers de la solidarité et de l’égalité de tous les résidents de notre pays, devant le droit à bénéficier de l’aide de ceux qui travaillent et cotisent.

Pour les prédateurs actifs d’allocations, qui entendent capter par diverses formes plus offensives et calculées de délinquance astucieuse, une part du trésor de la redistribution, cette manne providentielle constitue un enjeu financier

Parmi ces populations délictueuses figurent naturellement des groupes d’étrangers qui n’hésitent pas par exemple à recourir à l’instrumentalisation de la procréation pour l’obtention de soins gratuits, ou pour contraindre l’état à la régularisation de leur présence sur le territoire.

Faire naître un enfant sur le sol français, et le tour serait joué. Droit du sol oblige.

L’enfant est clairement pour certains, un enjeu d’argent.

Les allocations familiales, qui à l’origine sont un encouragement au développement démographique de la population française après la seconde guerre mondiale, constituent pour une partie des étrangers, une véritable aubaine.

Dans le microcosme de nos usagers, nous savons que depuis longtemps le machisme ordinaire des hommes magrébins et sub-sahariens, permet à l’époux-père-autocrate, de concentrer entre ses mains l’ensemble des ressources du foyer – y compris le salaire de sa femme -  pour le gérer à sa guise.

Nous nous occupons par exemple depuis plusieurs mois d’une dame algérienne, qui réside en France depuis plus 30 ans, dont le mari la tenait dans l’ignorance des ressources et des dépenses du foyer, la contraignait à verser son salaire sur son propre compte bancaire sans qu’elle puisse disposer d’un quelconque droit de regard sur son usage, la privait de ses pièces d’identité, et ne lui remettait en mains propres que l’argent strictement nécessaire aux dépenses alimentaires du foyer.

Dans ce cas, comme dans d’autres circonstances similaires - à l’occasion d’une situation de veuvage par exemple -, c’est après le divorce que cette personne s’est vue réclamer, à l’occasion de la constitution de son dossier de naturalisation française (démarche inenvisageable pendant la période de sa vie conjugale), le montant de la totalité des arriérés d’impôts sur les revenus du couple, que son époux n’avait pas payés. Un calcul séparé de la dette respective des ex conjoints par les services fiscaux, et une gestion intelligente d'une assistante sociale de la Mairie de Paris, a permis à cette dame d’honorer le paiement de sa part modeste de dette fiscale.

Cette situation est encore fréquente et pérenne, notamment dans des familles installées depuis plusieurs décennies dans notre pays. J’ai en souvenir le cas de jeunes femmes adultes qui, contraintes de demeurer sous le toit familial, se sont plaintes de la tyrannie financière de leur père à leur encontre. Je pense en particulier au cas d’une jeune femme aveugle dont le père conservait l’intégralité de sa pension de handicapée, l’empêchant d’accéder aux soins en ophtalmologie dont elle avait grand besoin.

C’est ainsi que des sommes allouées pour le bénéfice de l’ensemble des membres du foyer sont détournées vers d’autres finalités, et peuvent conduire à des situations de surendettement et aux dépôts de dossiers à la Banque de France.

 

Dans un souci de mieux assurer un usage conforme des allocations familiales, ces abus ont conduit la CAF à décider dans certains cas, de verser ces attributions aux mères sur leur propre compte bancaire.

Mais cette nouvelle liberté conquise des femmes - étrangères ou immigrées pour celles que nous connaissons -, qui conforte leur vocation éducative et reconnaît leur responsabilité de mère au sein du foyer, peut aussi parfois se retourner contre les maris, et occasionner des souffrances qui valent en intensité et en tristesse celles que leurs congénères engendrent envers leurs épouses condamnées à l’enfermement dans la sujétion traditionnelle au mari.

Ainsi l’un de mes amis français d’origine malienne, irréprochable père de famille nombreuse, musulman quiétiste révolté par les attentats terroristes des islamistes de France et d’ailleurs, et qui enchaîne les contrats d’intérim pour faire vivre sa famille, se trouve en grande souffrance. Et ce à deux titres : parce qu’il aime sa femme, et que celle-ci perçoit les allocations familiales, avec lesquelles elle a construit sa propre maison au Mali et dont elle fait par ailleurs un usage exclusivement personnel ; conduisant son foyer au surendettement.

Il en va de même avec Sylla, dont je publie le courrier ci-après, lui aussi amoureux de sa femme, et que j’ai reçu de nouveau ce matin. Sa femme, qui a participé à une tontine africaine, dont elle a versé la totalité du capital à sa propre famille au pays. Tontine dont elle doit payer chaque mois sa participation de 500 €, pendant dix ans. Soit un solde de dette que j’estime à 60 000 €.

Grevé par l’insuffisance de ressources, Sylla qui a aggravé son cas en contractant un crédit pour acheter les billets d’avion pour faire découvrir la mère patrie africaine à ses enfants, se trouve à présent dans l’incapacité de payer ses impôts et d’honorer les traites de ses emprunts ; et dans l’obligation de solliciter des aides de secours.

Maigre consolation, sa femme qui lui rendait la vie impossible, a reconnu ce matin  spontanément pour la première fois son erreur, et lui a demandé pardon.

L’écrivain public est par principe favorable à la paix des ménages.  Et à tout prendre, je préfère la situation d'un usager surendetté mais heureux en ménage, que celle d’un ami malheureux en ménage et tout aussi surendetté.

Dans les deux cas de figure, la confiance dont me témoignent ces deux hommes, me va droit au cœur. Elle me prouve que je suis un peu plus qu’un écrivain public ; que je suis un homme.

Quelqu'un avait demandé au philosophe Lucien Jerfagnon en quoi la philosophie lui était utile. Je fais mienne ici sa réponse : "A être un peu moins con ce soir que ce matin".

C’est là l’une des grandes joies des écritures publiques.

L’argent ne fait pas le bonheur certes, mais y contribue. Et quand il manque, il mène bien souvent à la dégradation irrémédiable des relations conjugales. Mais l’épreuve peut aussi faire renaître la solidarité au sein du couple.

- - - - - - -

Mr …………………….

…………………………..

93600 AULNAY SOUS BOIS

Conseil Général de la Seine Saint-Denis

Hôtel du Département

93006 BOBIGNY Cedex

Paris le 25 avril 2015

OBJET : demande d’Aides Financières Départementales

Dossier suivi par Mme ……………..

Monsieur le Président,

J’accuse réception du courrier du 26 mars 2015, qui m’informe de votre décision que l’aide que j’ai demandée ne m’est pas accordée.

Résident depuis 35 ans sur le territoire français, salarié à temps plein en CDI et père de cinq enfants, je suis confronté pour la première fois à des difficultés financières.

Les ressources de notre foyer s’élèvent à environ 2 400 € pour sept personnes.

Pour assumer les besoins du ménage j’ai contracté deux crédits à la consommation auprès de la Banque Postale :

  • 16 700 € d ont j’ai payé les traites mensuelles de janvier 2014 à ce jour. Mais je ne serai plus en mesure d’honorer les traites d’un montant de 595,74 € de juillet 2015 à novembre 2016
  • 5 000 €, dont j’ai payé les remboursements mensuels de 160 €, le solde au 25 mars de ce crédit s’élève à 3 714 €. Dans ma situation actuelle, il me resterait 23 traites à honorer pour apurer ce prêt.

Le trésor Public m’adresse une Mise en demeure de payer mon Impôt sur le revenu de 2013, d’un montant de 510 €, majoré de 51 €. Soit 561 €.

Afin d’honorer cette dette, je me permets de renouveler ma demande d’aide.

Comptant sur un examen bienveillant de ma requête, et dans l’attente d’une décision favorable, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma considération distinguée.

PJ :

  • Tableau d’amortissement de la Banque Postale - crédit à la consommation
  • Relevé de crédit renouvelable de la Banque Postale du 05/04/2015
  • mise en demeure de payer de la Direction Générale des finances Publiques du 7 /04/2015
  • Courrier du 26 mars 2015 du Conseil Général de la Seine Saint-Denis
Tontine et effet d'aubaine
Tontine et effet d'aubaine

En France l’état providence protège la mère et les enfants contre la précarité.

Aux yeux de nombre d’étrangers nous vivons dans un Pays de Cocagne dans lequel il existe toujours une aide sociale pour sortir d’une situation financière difficile, temporaire ou permanente, consécutive à un accident de la vie.

Nous connaissons tous des français de souche et des étrangers qui se conduisent en parasites de la solidarité nationale ; et des personnes qui décident un jour de manière irrévocable qu’elles ne travailleront plus jamais.

Jamais à court d’arguments, ces populations, assurément convaincues que le peu qu’elles coûtent à autrui n’est rien au regard de la fraude fiscale des riches ou de l’externalisation des bénéfices des grandes entreprises qui profitent de la concurrence fiscale internationale, les mots citoyen et responsable ne font pas partie de leur lexique. "Pour vivre heureux vivons caché" semblent-elles clamer dans un silence arrogant. Et cela leur réussit fort bien.

C’est le travers de la solidarité et de l’égalité de tous les résidents de notre pays, devant le droit à bénéficier de l’aide de ceux qui travaillent et cotisent.

Pour les prédateurs actifs d’allocations, qui entendent capter par diverses formes plus offensives et calculées de délinquance astucieuse, une part du trésor de la redistribution, cette manne providentielle constitue un enjeu financier

Parmi ces populations délictueuses figurent naturellement des groupes d’étrangers qui n’hésitent pas par exemple à recourir à l’instrumentalisation de la procréation pour l’obtention de soins gratuits, ou pour contraindre l’état à la régularisation de leur présence sur le territoire.

Faire naître un enfant sur le sol français, et le tour serait joué. Droit du sol oblige.

L’enfant est clairement pour certains, un enjeu d’argent.

Les allocations familiales, qui à l’origine sont un encouragement au développement démographique de la population française après la seconde guerre mondiale, constituent pour une partie des étrangers, une véritable aubaine.

Dans le microcosme de nos usagers, nous savons que depuis longtemps le machisme ordinaire des hommes magrébins et sub-sahariens, permet à l’époux-père-autocrate, de concentrer entre ses mains l’ensemble des ressources du foyer – y compris le salaire de sa femme -  pour le gérer à sa guise.

Nous nous occupons par exemple depuis plusieurs mois d’une dame algérienne, qui réside en France depuis plus 30 ans, dont le mari la tenait dans l’ignorance des ressources et des dépenses du foyer, la contraignait à verser son salaire sur son propre compte bancaire sans qu’elle puisse disposer d’un quelconque droit de regard sur son usage, la privait de ses pièces d’identité, et ne lui remettait en mains propres que l’argent strictement nécessaire aux dépenses alimentaires du foyer.

Dans ce cas, comme dans d’autres circonstances similaires - à l’occasion d’une situation de veuvage par exemple -, c’est après le divorce que cette personne s’est vue réclamer, à l’occasion de la constitution de son dossier de naturalisation française (démarche inenvisageable pendant la période de sa vie conjugale), le montant de la totalité des arriérés d’impôts sur les revenus du couple, que son époux n’avait pas payés. Un calcul séparé de la dette respective des ex conjoints par les services fiscaux, et une gestion intelligente d'une assistante sociale de la Mairie de Paris, a permis à cette dame d’honorer le paiement de sa part modeste de dette fiscale.

Cette situation est encore fréquente et pérenne, notamment dans des familles installées depuis plusieurs décennies dans notre pays. J’ai en souvenir le cas de jeunes femmes adultes qui, contraintes de demeurer sous le toit familial, se sont plaintes de la tyrannie financière de leur père à leur encontre. Je pense en particulier au cas d’une jeune femme aveugle dont le père conservait l’intégralité de sa pension de handicapée, l’empêchant d’accéder aux soins en ophtalmologie dont elle avait grand besoin.

C’est ainsi que des sommes allouées pour le bénéfice de l’ensemble des membres du foyer sont détournées vers d’autres finalités, et peuvent conduire à des situations de surendettement et aux dépôts de dossiers à la Banque de France.

 

Dans un souci de mieux assurer un usage conforme des allocations familiales, ces abus ont conduit la CAF à décider dans certains cas, de verser ces attributions aux mères sur leur propre compte bancaire.

Mais cette nouvelle liberté conquise des femmes - étrangères ou immigrées pour celles que nous connaissons -, qui conforte leur vocation éducative et reconnaît leur responsabilité de mère au sein du foyer, peut aussi parfois se retourner contre les maris, et occasionner des souffrances qui valent en intensité et en tristesse celles que leurs congénères engendrent envers leurs épouses condamnées à l’enfermement dans la sujétion traditionnelle au mari.

Ainsi l’un de mes amis français d’origine malienne, irréprochable père de famille nombreuse, musulman quiétiste révolté par les attentats terroristes des islamistes de France et d’ailleurs, et qui enchaîne les contrats d’intérim pour faire vivre sa famille, se trouve en grande souffrance. Et ce à deux titres : parce qu’il aime sa femme, et que celle-ci perçoit les allocations familiales, avec lesquelles elle a construit sa propre maison au Mali et dont elle fait par ailleurs un usage exclusivement personnel ; conduisant son foyer au surendettement.

Il en va de même avec Sylla, dont je publie le courrier ci-après, lui aussi amoureux de sa femme, et que j’ai reçu de nouveau ce matin. Sa femme, qui a participé à une tontine africaine, dont elle a versé la totalité du capital à sa propre famille au pays. Tontine dont elle doit payer chaque mois sa participation de 500 €, pendant dix ans. Soit un solde de dette que j’estime à 60 000 €.

Grevé par l’insuffisance de ressources, Sylla qui a aggravé son cas en contractant un crédit pour acheter les billets d’avion pour faire découvrir la mère patrie africaine à ses enfants, se trouve à présent dans l’incapacité de payer ses impôts et d’honorer les traites de ses emprunts ; et dans l’obligation de solliciter des aides de secours.

Maigre consolation, sa femme qui lui rendait la vie impossible, a reconnu ce matin  spontanément pour la première fois son erreur, et lui a demandé pardon.

L’écrivain public est par principe favorable à la paix des ménages.  Et à tout prendre, je préfère la situation d'un usager surendetté mais heureux en ménage, que celle d’un ami malheureux en ménage et tout aussi surendetté.

Dans les deux cas de figure, la confiance dont me témoignent ces deux hommes, me va droit au cœur. Elle me prouve que je suis un peu plus qu’un écrivain public ; que je suis un homme.

Quelqu'un avait demandé au philosophe Lucien Jerfagnon en quoi la philosophie lui était utile. Je fais mienne ici sa réponse : "A être un peu moins con ce soir que ce matin".

C’est là l’une des grandes joies des écritures publiques.

L’argent ne fait pas le bonheur certes, mais y contribue. Et quand il manque, il mène bien souvent à la dégradation irrémédiable des relations conjugales. Mais l’épreuve peut aussi faire renaître la solidarité au sein du couple.

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Mr …………………….

…………………………..

93600 AULNAY SOUS BOIS

Conseil Général de la Seine Saint-Denis

Hôtel du Département

93006 BOBIGNY Cedex

Paris le 25 avril 2015

OBJET : demande d’Aides Financières Départementales

Dossier suivi par Mme ……………..

Monsieur le Président,

J’accuse réception du courrier du 26 mars 2015, qui m’informe de votre décision que l’aide que j’ai demandée ne m’est pas accordée.

Résident depuis 35 ans sur le territoire français, salarié à temps plein en CDI et père de cinq enfants, je suis confronté pour la première fois à des difficultés financières.

Les ressources de notre foyer s’élèvent à environ 2 400 € pour sept personnes.

Pour assumer les besoins du ménage j’ai contracté deux crédits à la consommation auprès de la Banque Postale :

  • 16 700 € d ont j’ai payé les traites mensuelles de janvier 2014 à ce jour. Mais je ne serai plus en mesure d’honorer les traites d’un montant de 595,74 € de juillet 2015 à novembre 2016
  • 5 000 €, dont j’ai payé les remboursements mensuels de 160 €, le solde au 25 mars de ce crédit s’élève à 3 714 €. Dans ma situation actuelle, il me resterait 23 traites à honorer pour apurer ce prêt.

Le trésor Public m’adresse une Mise en demeure de payer mon Impôt sur le revenu de 2013, d’un montant de 510 €, majoré de 51 €. Soit 561 €.

Afin d’honorer cette dette, je me permets de renouveler ma demande d’aide.

Comptant sur un examen bienveillant de ma requête, et dans l’attente d’une décision favorable, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma considération distinguée.

PJ :

  • Tableau d’amortissement de la Banque Postale - crédit à la consommation
  • Relevé de crédit renouvelable de la Banque Postale du 05/04/2015
  • mise en demeure de payer de la Direction Générale des finances Publiques du 7 /04/2015
  • Courrier du 26 mars 2015 du Conseil Général de la Seine Saint-Denis
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