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Blur ‘ The Magic Whip

Publié le 04 mai 2015 par Heepro @heepro

Blur {The Magic Whip}Première écoute : une très bonne surprise !
Car je dois dire que je n’attendais pas grand-chose de Blur avec ce nouvel album. Inutile de ressasser les sempiternels souvenirs de 2003 et Think Tank, voire de 13 puisqu’il faut, en effet, remonter à 1999 pour retrouver le quatuor réuni en studio avant que Graham Coxon ne quitte le navire.
Pourtant, j’avais été séduit par la vidéo de No Distance Left To Run, i.e. le concert donné à Hyde Park en 2009 et le documentaire tourné à cette même occasion ainsi que pendant les répétitions préalables à cette « ré-union » des quatre Anglais.
De plus, j’ai sûrement, probablement même, été dévié de la voie par les projets de Damon Albarn, Gorillaz en tête. Et de loin.
Qu’y avait-il à espérer, donc, en 2015, de Blur ? La pochette, a priori bâclée, est au final parfaite pour laisser transparaître l’esprit du groupe. Néons, idéogrammes, sobriété : on a tous l’impression initiale de comprendre le message. Mais que comprend-on exactement ? Vous, qu’avez-vous compris ?
Dès le liminaire « Lonesome street », on a bien le son typique des Anglais. Blur, le retour, avec des ouh-ouh ! Et des ah-ah aussi, sur « Go out » !
Ensuite, les onze titres rappellent tour à tour ce que l’on a eu la chance d’entendre notamment sur 13 ou Think Tank. Mais aussi sur les précédents albums. Pourquoi 13 et Think Tank en particulier ? Pour les changements plutôt radicaux soit d’ambiance soit dans la production de chaque titre. J’adore par exemple « Ice cream man », qui est d’un côté assez dépouillé d’un point de vue instrumental, mais accompagné d’un leitmotiv en background qui permet à la chanson de décoller.
Bien sûr, tout le monde dira que « Ghost ship » possède une intro à la Gorillaz. Oui, c’est vrai. Après, c’est un titre quand même plus rock que ce que le groupe dessiné et animé le plus célèbre de la planète a fait.
Des titres comme « New world towers » feront penser, à l’inverse, à du Albarn en solo. En effet, il y a un côté très introspectif.
Il y a du pur Blur avec « Ong ong », c’est-à-dire du refrain la-la-la-la-la à foison. Ici, on se souvient avec plaisir de l’album Modern Life Is Rubbish !
« Thought I was a spaceman » a une base électronique, avant de se transformer à mi-parcours (à 3 minute) en un très joli morceau rock avec des accents asiatiques de plus bel effet. N’oublions pas que The Magic Whip a été enregistré à Hong Kong.
Le début de « I broadcast » ressemble à du Aphex Twin (!) mais la guitare blurienne arrive rapidement. C’est un drôle de morceau comme Aphex Twin… pardon, comme Blur sait en faire.
En somme, les premières écoutes de ce nouvel album, le huitième, sont aussi intéressantes qu’avaient pu l’être celles des deux derniers. Pour ceux qui préfèrent le son années 90 de Blur, on le retrouve sur une bonne partie du disque, avec toute la bonne humeur du groupe, qui ouvre ainsi sa troisième décennie en splendeur.
En attendant avant de dire qu’on espère une suite à The Magic Whip, et avant même le supposément déjà annoncé quatrième album de Gorillaz, délectez-vous avec moi de cet album qui, même si l’accueil qui lui est réservé est déjà chaleureux, sera assurément encore plus reconnu pour ces qualités en fin d’année qu’il ne l’est pour le moment. Car je sens que c’est un « grower »…

(in heepro.wordpress.com, le 04/05/2015)

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Voir aussi :

Blur {Modern Life Is Rubbish}


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