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BLOODLINE (Critique Saison 1) Famille je vous hais!

Publié le 05 mai 2015 par Cliffhanger @cliffhangertwit
BLOODLINE (Critique Saison 1) Famille je vous hais!BLOODLINE (Critique Saison 1) Famille je vous hais!SYNOPSIS:Les blessures et les secrets d'une famille remontent à la surface avec l'arrivée d'un des membres de la fratrie, perdu de vue depuis longtemps... et toujours considéré comme le vilain petit canard.

Netflix lance en mars 2015 Bloodline , une série réunissant au casting Kyle Chandler ( Demain à la une, Friday Night Lights, Super 8, Le loup de Wall Street), Linda Cardellini ( Urgences, Brokeback Mountain, Avengers Age of Ultron), Ben Mendelsohn ( Exodus, The dark knight rises), Norbert Leo Butz, Sissy Spacek ( Carrie ), Chloe Sevigny (American horror story, American pyscho) ou encore Sam Shepard . Si Bloodline débute comme une série familiale traditionnelle, de rapides flashes-forward laissent deviner une sous intrigue policière. La série prend tout son temps dans les deux premiers épisodes pour mettre en place les tenants et les aboutissants de l'intrigue, en présentant une histoire familiale très réaliste, pour quiconque connaissant les joies et complications d'une grande famille. En dévoilant petit à petit l'existence d'un drame ayant marqué le clan Rayburn, la série gagne en intensité et devient rapidement fascinante. Aidé par l'interprétation très juste des principaux membres du casting ( Chandler, Cardellini, Shepard, Mendelsohn en tête), le scénario prend de l'ampleur au fil des épisodes.

Le personnage de Danny (campé par un Ben Mendelsohn impressionnant) devient le pivot de l'histoire. Meurtri par le drame du passé, il est présenté comme le membre de la famille ayant le plus souffert au fil des ans et comme un habitué de l'échec dans tout ce qu'il entreprend. Il est également celui qui instille le poison dans le clan, sans qu'on ne sache vraiment jamais si l'on doit lui prêter des circonstances atténuantes ou non. Danny matérialisera également le basculement de la série dans sa deuxième moitié du drame familial vers le thriller. C'est sans doute là, un peu à la manière de la récente série The affair, que Bloodline parviendra à faire preuve d'originalité.

BLOODLINE (Critique Saison 1) Famille je vous hais!

Grâce à une science du cliffhanger parfaitement maîtrisée et amplifiée par la possibilité du binge watching proposé par Netflix, Bloodline devient addictive en quelques épisodes à peine et une fois le marathon lancé, il vous sera difficile d'abandonner. Les fils de l'histoire des Rayburn sont tissés à la perfection, offrant à chaque personnage un rôle intéressant, incorporant judicieusement les jalousies, rancœurs et compétitions induites par les liens du sang. Seule une construction un peu artificielle permet à l'aspect policier de rejoindre le versant familial, mais on aura vite fait de pardonner cette facilité scénaristique.

Les thèmes brassés par l'histoire de chacun des Rayburn apportent à la fois une consistance intéressante au récit mais aussi un réalisme saisissant, tant les décisions et choix de chacun des personnages se révèlent logiques pour le spectateur. N'oubliant pas d'explorer un personnage au détriment d'un autre, l'équilibre développé tout le long des treize épisodes s'avère très bon, participant à la qualité de la série. Brillamment mise en scène, Bloodline a aussi du cachet, à tel point qu'on a parfois davantage l'impression de visionner un long film plus qu'une série. Jouant admirablement d'un cadre exceptionnel (The Keys en Floride), la photo est particulièrement soignée, profitant d'une lumière naturelle magnifiée par la haute définition. Mention particulière au domaine hôtelier des Rayburn, qui apparaît de façon magnifique à l'écran, même si on peut regretter l'absence notoire de clients sur le complexe, alors que les affaires sont florissantes. Sans doute voulu par la production pour nous permettre de se focaliser sur les Rayburn, cet aspect sonne un peu faux. Bloodline est hautement recommandable et une preuve supplémentaire que Netflix maîtrise son sujet en matière de séries.

Crédits: Netflix

Catégories: Critiques, Séries

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