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Raptor Tome 1 – Catherine Epfel

Publié le 05 mai 2015 par Casscrouton @casscrouton

Titre et auteur : Raptor, Tome 1 : Rencontre improbable de Catherine Epfel

Date de publication : 25 mars 2015

Maison d'édition : Editions Amalthée

Durée lecture : 328 pages - Du 30 au 2 mai 2015

Résumé : (...) Deux ans. Deux putains d'années. Qu'il est sorti du Centre. Qu'il tue. Encore et encore. Des gens qu'il ne connaît même pas. Des hommes. Des femmes. Il a refusé les enfants. Il ne pourrait pas (...)

Il est tueur à gages, il est flic. Il est solitaire, il est marié et père de famille. Voisins dans le même immeuble, au hasard d'une lettre glissée sous une porte, ils vont se rencontrer. Sous pression dans son métier de flic et sa vie auprès d'une femme trop parfaite, Kévin est intrigué par cet homme différent et sauvage, auprès duquel il va trouver refuge pour quelques instants d'évasion. De son côté, Yann se laisse tenter par cette compagnie inattendue, qui l'aide à repousser ses démons. Mais qui est réellement Yann ? Quel secret se cache derrière ce personnage décalé et mystérieux ? Quand Kévin prend conscience du danger, il est déjà trop tard... " Les personnages viennent me tourmenter jour et nuit, frapper à la paroi de mon cerveau pour éclater leur bulle, comme possesseurs d'une vie propre, presque déjà vivants, et se matérialiser sous mes doigts dans des mots, des phrases, toute une histoire... " Après des années d'écriture dans le silence, Catherine Epfel sort de l'ombre pour nous offrir son premier roman.

Attention : Gros coup de cœur !

Raptor ou comment me tenir en haleine quelques jours, m'empêcher de dormir la nuit, me hanter des heures durant. J'ai tellement aimé que je ne saurais décrire le plaisir que j'ai pris à la lecture de ce livre.

Ce premier tome de Raptor est tout d'abord très perturbant par rapport à sa narration. Catherine Epfel a un style très spécial auquel il faut s'adapter un temps, pour pouvoir plonger pleinement dans l'histoire. Une phrase " normale " constitue dans ce roman approximativement trois phrases. Le point est quasiment l'unique ponctuation. Pas de phrase longue, tout est bref, saccadé et donne un rythme au récit qui nous déboussole au début, pour ensuite sembler totalement en adéquation avec le contenu. La forme et le fond se chevauchent, s'entraident, dans un style torturé qui m'a totalement emballée.

La première partie du roman est ponctuée de flashbacks en fin de chapitre. Flashbacks qui bien entendu, sont extrêmement frustrants puisqu'ils se manifestent constamment à un moment où le récit présent monte en action, devient captivant. Cela maintient totalement le lecteur en haleine durant toute la lecture, on est accroché aux mots, incapable de se retirer. A chaque fois que les indispensables de la vie faisaient que je ne pouvais pas rester scotcher à ma lecture, j'étais déchirée, incapable de penser à autre chose qu'à la suite de Raptor. J'ai rarement été aussi éprise d'un roman, au point de ne penser qu'à cela pendant les rares moments où je ne pouvais plus être immergée dedans. Concernant les flashbacks, je tiens également à préciser que contrairement à de nombreux romans, ceux-ci ne sont pas lourds et pas uniquement instaurés pour faire mijoter le lecteur en attendant d'avoir la suite du moment présent. Ils sont très importants pour la compréhension de l'histoire, ils apportent des clés essentielles et surtout, ils sont tout aussi intéressants que le présent du récit. C'est bien une des seules fois où les flashbacks ne m'ont pas du tout dérangée dans une lecture.

Les personnages sont exceptionnellement bien construits. Le récit prend tout son temps, tout est calculé à la perfection. On se délecte à chaque page, on se languit de la suite, on est maintenu constamment en état de tension. Le suspens est fort, présent, à chaque fin de chapitre on ne peut rien faire d'autres que de lire le suivant. Ce roman est pire qu'addictif, au même titre que le jus d'orange pour Yann et que la cigarette pour Kévin. J'étais immergée dans le récit au point que je lisais, en buvant du jus d'orange et en fumant, le comble !

J'aurais envie d'écrire des tonnes de lignes sur Kévin et Yann, mais je ne veux pas risquer de casser tout le mystère qu'ils dégagent. Seule la lecture de ce roman peut permettre de comprendre ces deux personnages qui émanent une telle puissance, une aura exceptionnelle. Je suis tombée amoureuse de leur histoire, de leurs caractères, de leurs vices, de leurs manies. Ce sont deux personnages extraordinaires qu'ils me tardent de retrouver dans le second tome.

J'ai éprouvé une telle délectation à savourer ce roman. Cela m'a réellement déchirée de devoir le lâcher une fois terminé. J'ai hâte de connaître la suite et ne sais absolument pas à quoi m'attendre, la fin étant ouverte. Raptor a laissé une trace en moi avec ses personnages torturés, son histoire haletante et cette écriture si spéciale. Une lecture exceptionnelle.


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