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Leila Olivesi Quintet Utopia au Duc des Lombards

Publié le 10 mai 2015 par Assurbanipal

Utopia

Leila Olivesi Quintet

Paris, Le Duc des Lombards

Vendredi 8 mai 2015, 21h30

Leila Olivesi: piano, compositions, direction

Yoni Zelnik: contrebasse

Donald Kontomanou: batterie

Manu Codjia: guitare électrique

Alex Terrier: saxophone alto

Me voici au 2e concert de lancement de l'album Utopia de Leila Olivesi. Heureusement, je ne suis pas le seul à en profiter. La salle est comble. L'originalité, la personnalité et la beauté peuvent donc payer. C'est rassurant.

L'album est inspiré par l'univers de Cyrano de Bergerac, auteur français cosmicomique, homosexuel et libertin du XVII° siècle. Il piquait aussi bien de la plume que de l'épée car il était mousquetaire et redoutable bretteur. En garde donc pour " Le monde de Cyrano ".

Cette version est plus nerveuse que celle de l'album. Leila Olivesi dirige l'ensemble de main de maîtresse. Je sens mieux la pulsation que sur l'album. Par contre, du fond de la salle, il me semble que Manu Codjia joue mais je ne l'entends pas.

" Paris Genova " dédié à un Gênois de Paris, ami de Leila Olivesi, Rocco. Je n'ai pas vu ses frères au concert. Gênes, la ville d'origine du Bleu de Gênes (d'où les Blue Jeans, autre symbole de l'Amérique avec le Jazz). Une ballade. La guitare se fait enfin entendre et ajoute du piquant à la sauce. Leila chantonne.

Intro aux tambours. Le tempo s'étire en souplesse sous les mains du batteur. Le groupe enchaîne poussé par le batteur. Solo tranchant comme sait le faire Manu Codjia. Ce guitariste a un son qui lui est propre. C'est la marque des Grands.

" Symphonic circle ". Au public d'imaginer l'orchestre à cordes. C'est vrai que ce morceau manifeste un sens de l'espace propre aux orchestres symphoniques. Ca marche. C'est mon morceau préféré depuis le début du concert. Légère séance d'hypnose entre piano et saxo. Envoûtant. La rythmique pulse doucement mais fermement. Alex Terrier me semble plus intéressant que David Binney le saxophoniste de l'album. J'aime débiner David Binney. Désolé.

" Sunland " chanson racontant un voyage imaginaire sur le soleil, comme l'écrivit Cyrano de Bergerac, l'individu, pas le héros d' Edmond Rostand. Leila Olivesi chante avec une voix aérienne, mystérieuse, portée par la rythmique et ponctuée par la guitare.

Le public est un peu décevant mais les musiciens ont envie de jouer.

Nous avons donc droit à un

RAPPEL

Un morceau qui n'est pas extrait de l'album Utopia. " View from Moscow " du guitariste américain Kurt Rosenwikel qui jouait jeudi 7 mai au Duc des Lombards. Etonnant, non? S'agissant d'une composition de guitariste, le guitariste a droit à un beau solo. Manu Codjia ne joue pas les guitar heroes. Il raconte une histoire. Devant moi, Franck Amsallem, pianiste, savoure. Alex Terrier enchaîne avec un solo serpentin de saxophone. A part le contrebassiste qui tient la baraque, chaque musicien prend son solo. Final impeccable.

Lors de ce concert, j'ai aussi appris que le Bal Nègre, haut lieu des musiques noires américaines et antillaises du Paris de l'entre-deux-guerres, va bientôt ressusciter dans le même lieu, au 33 rue Blomet, 75015 Paris, France. Ceci est une autre histoire que je vous raconterai bientôt, lecteurs distinguées, lecteurs raffinés.


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