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Sex and the city - le film

Par Rob Gordon
Suite un peu bâtarde de cette série relativement agaçante, Sex and the city - le film devrait révolter les cinéphiles autant que les féministes. Michael Patrick King nous inflige 2h24 (!) de non-cinéma d'un ennui profond, ainsi qu'un discours puissamment rétrograde sur la femme, cette grosse quiche prête à tout pardonner à l'homme qui lui a fait endurer le pire, juste parce qu'il lui a recopié des lettres d'amour de personnages célèbres.
Sex and the city - le film tend à approfondir la jolie vision de la femme entretenue par la série, c'est-à-dire une harpie folle du cul carriériste obsédée par les fringues et les chaussures et avec un rire insupportable (aucune mention inutile). De quoi faire virer sa cuti au spectateur le plus hétéro de la salle. Et c'est reparti de plus belle dans le film, qui étale un coulis guimauve et strass sur le récit des existences pathétiques de ces quatre cruches sans autre relief que celui de leurs Wonderbra, et avec pour tout bagage un sac Louis Vuitton terriblement laid qui semble être leur raison de vivre. Voilà qui fait froid dans le dos. N'espérez pas que le Sex du titre soit magnifié ou détaillé : à part une poignée d'images façon porno soft pour ne pas trop verser dans la publicité mensongère, Sex and the city parle surtout de sentiments, mais avec une telle trivialité qu'on a rapidement envie que ça se finisse (alors qu'il y en a encore pour deux heures).
Il faut donc supporter des personnages imbouffables aux problèmes de grandes bourgeoises, et les voir s'agiter dans tous les sens en piaillant dès qu'il s'agit de haute couture, de diamants ou d'escarpins. Et supporter cet humour si schématique, si prévisible, si déjà vu, avec ses répliques de fond de tiroir et ses gags si distingués (voir par exemple la diarrhée de Charlotte, scène hénaurme qui montre que tout le monde n'a pas le style des frères Farrelly). Heureusement, la consternation n'emporte pas tout, puisque c'est l'ennui qui prime : comme la série en son temps, le film ne parvient jamais à injecter un minimum de rythme dans ces pérégrinations sans intérêt. Quel est l'intérêt de porter une série sur grand écran si c'est pour refuser toute idée de cinéma ? Mal filmé et chiant comme la pluie, ce Sex and the city ne restera pas comme la meilleure adaptation TV qui soit.
Heureusement, il y a Sarah Jessica Parker, scandaleusement élue "personnalité la plus laide du monde" l'an passé alors qu'elle parvient le plus souvent à faire briller sa totale classe et son joli minois. On n'en dira pas autant de ses trois comparses, pas très bien servies il est vrai par des sous-intrigues rachitiques. Et par une double morale désespérément cruchasse, qui devrait faire réagir mesdames les chiennes de garde : premièrement, une femme peut tout, mais alors tout accepter par amour, surtout si on la demande en mariage dans l'un des plus grands dressing rooms du monde ; deuxièmement, tant que la Terre tournera, il existera des petits groupes de femelles hystériques, uniquement motivées par les belles fringues et la recherche d'un prince charmant aux dents qui brillent. Mieux vaut oublier ce très long ratage et revenir par exemple à des films plus simples mais tellement plus sincères, tel le touchant et drôle Friends with money, qui donnait un vrai sens à l'amitié et à la condition de la femme.
3/10

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LES COMMENTAIRES (2)

Par mselle.g
posté le 17 août à 20:01
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non seulement l'auteur de cette article n'a rien compris au film mais il n'a rien compris aux femmes... alors a sa place, avant d'écrire un débit de c*, de bétises, je me poserai quelques questions... Bien a vous...

Par Stop
posté le 03 juillet à 00:02
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On voit bien dans tout ce ramassis de conneries que l'auteur de cet article n'a strictement rien compris à la série et au film. Ils représentent la femme libre du 21ème siècle, celles qui osent parler de sexe crument (comme le font les hommes) et qui assument leur personnalité. Certes la mode y est à l'honneur, d'ailleurs on voit très clairement que la nunuche de base est soigneusement écartée par l'héroïne au moment de ses entretiens d'embauches. Ce film parle de sentiments et du fait que les femmes sont susceptibles de tout pardonner par amour, ce à quoi je réponds que vous, les hommes, êtes bien contents lorsque nous vous pardonnons et oui peut-être que nous pardonnons un peu trop dès que vous arrivez avec un bouquet de fleur ou comme Mister Big avec ces copies de letres d'amours de personnages célèbres, le romantisme prend le dessus mais il ne faut pas oublier que c'est un film pour les femmes et que si l'héroïne ne termine pas avec l'homme de sa vie, l'histoire ne tiendrait plus debout. Alors est-ce trop demander à un homme de laisser le romantisme et l'espoir des femmes libres et romantiques prendre le dessus et croire encore à l'amour aujourd'hui où 1 mariage sur 3 finit par un divorce. Les femmes croient en l'amour et elles ne laisseront pas un petit macho incapables du moindre sentiments leur dire le contraire. De plus, si il voulait voir du sexe, il n'avait qu'à louer une vidéo porno. Durant ces 2h24 de pur bonheur féminin, il n'y a pas une seconde où le spectateur se sent perdu ou s'ennuient, les évènements s'enchaînent et la femme se retrouve dans toutes les situations de chaques héroïnes, car chacunes d'entre nous à déjà ressentie la colère de Miranda face à la trahison de Steeve,on a toutes connue la profonde détresse de Carrie lorsqu'une histoire d'amour se finit aussi violemment et on aimerait toutes être au moins une fois aussi égoïste que Samantha, quant à Charlotte, elle représente le bonheur auquel aspire chaque femme. Alors non ce film n'est pas nul, raté ou pourri. Un homme ne peut comprendre ce film s'il n'a pas un minimum d'ouverture d'esprit et de foi en l'amour. C'est une histoire de femmes faite pour les femmes.

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