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Cannes : le 68ème festival

Par Filou49 @blog_bazart

13 mai 2015

cannes fdc

 Ce soir, à 19h00 tapantes, je n’ai pas encore décidé si je serais soit devant mon poste de télévision ( afin de pouvoir parfaitement la life tweeter si mes enfants me laissent totalement latitude) soit dans un des cinéma lyonnais qui la diffuserait accompagné du film d'ouverture le très prometteur la Tete Haute d'Emmanuelle Bercot, mais je sais que je ne raterais pour rien au monde la cérémonie d’ouverture du 68ème festival de Cannes que j’attends avec la même impatience et la même excitation que les éditions précédentes.

tete haute

Il faut dire que en dehors de son film d'ouverture (qui fait bien plus envie que le pathétique Grâce de l'an passé),  cette édition est très prometteuse sur le papier et que, si on en croit la fameuse règle qui veut que sur la Croisette, l’excellence n'intervient qu’une année sur deux, cette édition 2015 devrait largement compenser le sentiment mitigé qu’avait laissé 2014 avec seulement 5-6 films vraiment excellents sur la vingtaine que j’ai pu voir de la sélection officielle.

 Des films que j’avais vu tout au long de l’année, et pas plus tard que la semaine passée avec le décevant Foxcatcher de Bennett Miller, car comme je ne peux me rendre sur la croisette pour voir les projections je suis obligé d’attendre que les films sortent en salles pour le voir.

 Et cette année, c’est un peu la disette concernant les films qui sortent en même temps à Cannes et dans les salles obscures puisqu’à part "La Loi du Marché" de Stéphane Brizé, aucun autre film en compétition officielle n'est prévu en salles pour ce mois de mai.

Une 68ème édition cannoise qu'on regardera certainementla tête haute et le coeur battant!!

Concernant la Loi du Marché, trois ans après l’excellent Quelques jours de printemps, on a vraiment hâte de retrouver à nouveau Vincent Lindon dirigé par Brizé, d’autant plus que Lindon est le seul acteur professionnel de la distribution de ce film à la frontière du documentaire. Il y interprète un ouvrier qualifié au chômage, contraint de prendre un emploi de vigile dans une grande surface.

 Pour les autres films français de la compétition, il faudra donc patienter, mais je mets énormément d’espoir dans ces longs métrages, notamment le duo magique de réalisatrices actrices qui avait enflammé Cannes en 2011, à savoir Valérie Donzelli pour une nouvelle version de Marguerite et Julien, après celle de François Truffaut avec Jérémie Elkaïm et Anaïs Demoustier ( chouette !!), dans une histoire d’inceste fraternel au XVIIsiècle.

Jérémie Elkaïm et Anaïs Demoustier dans

Et l’autre moitié de ce duo de réalisatrices explosives est bien sur Maiwenn, avec Mon roi, histoire d’amour fusionnelle entre Vincent Cassel et Emmanuelle Bercot dont j’avais déjà parlé le 31 décembre dernier lors de mon billet sur les films les plus attendus.

 Si le synopsis de Dheeran le nouveau Audiard ‘Un ancien combattant de la guérilla tamoule réfugié en France et devenu gardien dans une cité va « devoir renouer avec ses instincts guerriers ») ne me dit pas grand-chose qui vaille a priori, on y jettera forcément au moins un œil au vu du talent du cinéaste.

 En revanche pas de réserve sur Valley Of Love, le nouveau film de Guillaume Nicloux revenu en grande forme avec la Religieuse en 2013, et qui réunit deux grands acteurs du cinéma français, Gérard Depardieu et Isabelle Huppert, un quart de siècle après Loulou, de Maurice Pialat pour jouer des parents en deuil de leur fils.

 Parmi lesautres grandes curiosités du festival, celui du Grec Yorgos Lanthimos avec The Lobster qui appartient, selon Thierry Frémaux qui lors de la dernière conférence de presse de présentation du film« à la catégorie des films dont on ne comprend pas tout  ou celui du très talentueux Canadien Denis Villeneuve, qui présentera Sicario, évocation de la guerre des cartels au Mexique, avec Benicio Del Toro, ou celui du non moins épatant norvégien Joachim Trier, auteur du très beau Oslo, 31 août, en 2011, fera son entrée en compétition avec Louder Than Bombs, tourné à New York, avec Isabelle Huppert

Une 68ème édition cannoise qu'on regardera certainementla tête haute et le coeur battant!!

Chez les Nord-Américains, deux revenants : le déjà palmé Gus Van Sant et Todd Haynes : le premier présentera "The Sea Of Trees", soit les errances de Matthew McConaughey entre les États-Unis et le Japon.

Cinéaste moins prolixe, le second racontera dans "Carol" l’amour entre deux femmes (Cate Blanchett et Rooney Mara) dans le New York des années 1950. Pour la première fois en lice, le Canadien Denis Villeneuve défendra "Sicario", dans lequel Benicio del Toro, Josh Brolin et Emily Blunt tâchent de lutter contre l’immigration clandestine à la frontière mexicaine.

conf presse cannes

Et évidemment un petit mot sur L’Italie qui nous présente ni plus ni moins que 3 films en compétition, pour la première fois du Festival (on ne sait comment les organisateur du festival de Venise ont pris cela).

 Après sa palme d’or en 2001 pour la chambre du fils, Nanni Moretti tentera d'intégrer le club fermé des double-palmés avec "Mi Madre». Alors Matteo Garrone présentera "Le Conte des contes" ou Tales Tales et qu’un autre grand habitué du Festival, Paolo Sorrentino fera le déplacement avec "La Giovinezza" et son casting américain (Michael Caine, Jane Fonda, Rachel Weisz, Paul Dano).

Pierre Lescure et Thierry Frémaux lors de la conférence de presse du 68e Festival de Cannes à Paris, le 16 avril 2015.

Pour les autres films de la compétition que je n’ai pas cité, la liste complète des films retenus dans la Sélection officielle du 68e Festival de Cannes

 Seront présentés en séances spéciales ou de minuit, c’est-à-dire hors compétition, des films tout aussi attendus. Citons en premier chef "Irrationnal Man" de Woody Allen, que Thierry Frémaux ne parvient toujours pas à convaincre de jouer le jeu de la compétition, "le premier film de Natalie Portman en tant que réalisatrice ("Une histoire d’amour et de ténèbres"), le documentaire sur la regrettée diva soul Amy Winehouse ou encore la dernière production des studios Pixar-Disney, "Vice Versa ou encore Love le visiblement très sulfureux et provocateur ( rien que l’affiche en dit long sur le film) long métrage de Gaspard Noé.

 Bref, un programme qui ne peut que rendre fou d’impatience les cinéphiles du monde entier, et encore une fois je suivrais tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux et dans les médias pour ne rien rater de cette nouvelle édition, quitte, hélas à ne plus avoir aucune surprise lorsque les films sortiront en salles…Sauf si un film du niveau de Mommyl’an passé ou La Vie D’adèle en 2013 parviennent tout de même à m’épater malgré leur médiatisation à outrance sous les feux des projecteurs Cannois…

 Car comme ces deux films furent en tête de mes tops tens des deux dernières années, je suis pratiquement certain que cette année encore mon film préféré de l’année soit parmi tous ceux sélectionnés par Frémaux et son équipe…


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