Magazine Culture

Lu, vu, entendu

Par Alittlepieceof @Alittle_piece

curiosity

Lu

Lu, vu, entenduVoici l’odyssée désenchantée d’un informaticien entre deux âges, jouant son rôle en observant les mouvements humains et les banalités qui s’échangent autour des machines à café. L’installation d’un progiciel en province lui permettra d’étendre le champ de ses observations, d’anéantir les dernières illusions d’un collègue – obsédé malchanceux – et d’élaborer une théorie complète du libéralisme, qu’il soit économique ou sexuel.

C’est très difficile pour moi de parler de ce livre. C’est mon premier Houellebecq et malgré qu’il s’agisse d’un très court roman il aborde énormément de thèmes et a suscité en moi énormément de questions.
Houellebecq exprime t-il ses propres opinions dans ce livre ou son personnage est-il totalement inventé ? Que cherchait-il en écrivant ce livre ? a choquer ? a éveillé les consciences ( sur quoi ?) ?
L’histoire est aussi glauque que son personnage. Un pauvre type noyé dans une vie qui ne lui convient pas mais  qui ne fait rien pour s’en défaire. Il regarde la société dans laquelle il évolue avec dédain, sarcasme et finit par se détester lui même. C’est triste, à la limite du pathétique. C’est parfois drôle, d’un humour grinçant, noir, très noir. Certains passages sont d’un sexisme hallucinant. Selon son protagoniste par exemple, la psychanalyse rendrait les femmes totalement inapte à l’amour. Quel con ! A moins que cela ne soit juste pour provoquer, montrer à quel point le personnage est complètement à côté de ses pompes ?
Lorsque celui-ci fini (enfin !!!) par aller consulter un psy puis se fait interner je me suis sentie soulagée. Parce que bon..sous cette pseudo analyse des relations sociales hommes-femmes sous l’aspect du libéralisme il y a surtout le portait d’un pauvre type qui a vraiment besoin d’une bonne psychothérapie !

Vu

Lu, vu, entendu

Installé au volant de son taxi, Jafar Panahi sillonne les rues animées de Téhéran. Au gré des passagers qui se succèdent et se confient à lui, le réalisateur dresse le portrait de la société iranienne entre rires et émotion…

Depuis sa condamnation en 2010, qui lui interdit de réaliser des films durant vingt ans (et de quitter le pays), Jafar Panahi réalise avec Taxi Téhéran son 3ème film depuis son procès. Et c’est bien là toute la force de ce film. Comment réaliser un long métrage sans en avoir l’air ! Pour cela le réalisateur troque les studios pour un taxi on ne peut plus banal et y installe une petite caméra qui déplace au gré des évènements qui se déroule dan l’habitacle de la voiture. Il joue son propre rôle, sans chercher à se cacher. Certains de ses clients le reconnaissent, d’autres pas. Se jouent alors des scènes entre la réalité et la fiction (on ne sait pas s’il s’agit d’acteurs ou non), presque comme un documentaire à travers les rue de Téhéran. Des rues qui ressemblent à celles de n’importe quelle grande ville mais qui abrite les mollahs, où la culture est codifiée, censurée, où la délinquance, qui ne cesse d’augmentée est réglée par pendaison (le pays détient le triste record du monde après la Chine) et où les inégalités règnent. Tout cela n’a rien de très gai et pourtant, Panahi le traite avec humour mais aussi avec tendresse. Il montre les choses telles qu’elles sont. Et c’est à travers le personnage de sa nièce, Hana, formidable petite fille qui n’a pas sa langue dans sa poche, que la plupart des questions sont posées. Le film est court mais le temps passe vite avec Panahi et il souffle sur ce film un air de liberté.
A l’affiche

Lu, vu, entendu
Quatre jeunes Israéliens sont envoyés dans la bande de Gaza durant la première Intifada. Un jour, un de leurs camarades est tué, écrasé par une machine à laver jetée d’un toit. Les quatre soldats reçoivent l’ordre de s’installer dans une maison palestinienne afin de surveiller le village. Catastrophés par leur arrivée, leurs hôtes forcés craignent d’être considérés comme des traîtres. Tour à tour arrogants ou amicaux face à des habitants hostiles, les jeunes militaires ressentent un profond malaise.

Rock the Casbah a été tourné en vingt-deux jours dans un village arabe israélien, avec des figurants locaux. Cela lui donne l’aspect d’un reportage qui rend les scènes encore plus intenses.
Les films sur l’absurdité de la guerre sont souvent les mêmes et l’on devine assez facilement lequel de ces jeunes soldats va malheureusement craquer mais le film est très bien fait et son propos est saisissant. Les jeunes acteurs sont vraiment bons dans leurs rôles.
Son titre emprunté aux Clash et sa bande son très rock permette de souffler un peu et de contrebalancer avec des scènes très dures.
Disponible en vod sur Arte

Lu, vu, entendu

Un nouveau long métrage de Xavier Dolan à mon actif et la confirmation que cet cinéaste est un petit génie ! Sorti en 2012 il retrace 10 ans de la vie d’un homme qui se sent femme. 10 ans pendant lesquelles il va se transformer et durant lesquelles son couple va exploser. Dolan aborde des thèmes qu’il affectionne tout particulièrement : la quête identitaire et sexuelle, l’ambivalence, la séduction, le rapport mère/fils, la féminité… Sa réalisation est jubilatoire. La Dolan Touch est là et bien là, dans les costumes, les coiffures, les musiques, les images. Il use de bien des malices pour faire passer idées et émotion à l’écran sans même qu’une parole soit prononcée. Il y a quelques petites maladresses aussi, mais ce n’est pas celles que l’on retient.
Ceci dit, 10 années à retracer c’est long et le film l’est, c’est vrai. Mais c’est le temps qu’il faudra à ce couple atypique pour se rendre compte que l’amour ne suffit pas et qu’ils ne sont pas fait pour vivre ensemble. Suzanne Clément est incroyable et Melville Poupeau également.
Disponible sur Arte+7

Entendu

Cette chanson, entendue à la radio et que j’aime beaucoup


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Alittlepieceof 2158 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte