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MOZART ET SALIERI à l’Illustre Théâtre

Publié le 28 mai 2015 par Idherault.tv @ebola34
MOZART ET SALIERI à l’Illustre Théâtre MOZART ET SALIERI à l'Illustre Théâtre de Pézenas les 29, 30 et 31 mai 2015

Chers amis de l'Art Lyrique :
3 dates pour ne pas manquer

MOZART ET SALIERI,

un opéra à PEZENAS - L'ILLUSTRE THEÂTRE - 22 av de la gare du midi - En partenariat avec Pézenas Enchantée

RESERVEZ VOS PLACES POUR : Vendredi 29 Mai 21h, Samedi 30 Mai 21h, Dimanche 31 Mai 17h

Avec Mozart : José Diaz Salieri : Igor Morosow Piano : Kiyomi Higaki
Mise en scène : Angelika-Ditha Morosowa et Igor Morosow
Mozart et Salieri est un opéra en un acte et deux scènes de Nicolaï Rimski- Korsakov sur un livret tiré du drame en vers de Pouchkine. L'histoire suit la légende apocryphe selon laquelle Antonio Salieri a empoisonné Wolfgang Amadeus Mozart par jalousie à cause de la facilité de ce dernier à écrire de la musique.

Pendant ses quinze ans au Bolchoï, Igor Morozov a interprété des rôles du répertoire russe et italien comme Eugène Onéguine, Lionel (La Pucel- le d'Orléans), Silvio dans I pagliacci de Ruggiero Leoncavallo, Guglielmo dans Così fan tutte de Mozart et Figaro dans Le Barbier de Séville... Il est décoré de la plus haute récompense artistique russe et par l'académie internationale des beaux arts.

20 / 15 /10 €

Mozart et Salieri (Motsart i Sal'yeri)
" Scènes dramatiques " en un acte de Rimski-Korsakov; texte tiré de la petite tragédie (1830) d'Alexandre Pouchkine.
Créé au théâtre Solodovnikov de Moscou, le 6 [18] novembre 1898 avec Vassili Chkafer (Mozart) et Féodor Chaliapine (Salieri), dir. Giuseppe Truffi; à Londres, en 1927, au Royal Albert Hall; aux ÉtatsUnis, en 1933, à l'Unity House de Forest Park, Pennsylvanie. Personnages : MOZART (ténor) ; SALIERI (basse).
Dans une pièce, à Vienne, en 1792. (Durée: 40 minutes.)
Après avoir terminé Sadko, Rimski-Korsakov a senti qu'il " entrait dans une nouvelle période " de son activité créatrice. Durant l'été 1897, il a écrit une quarantaine de mélodies et mis en musique presque mot à mot la petite tragédie que Pouchkine avait écrite en 1830, dans ce que Rimski-Korsakov a appelé le " style recitativo-arioso ", où la mélodie découle du texte. En cela, il s'est inspiré de Dargomijski, dont il a cité Le Convive de pierre dans les dernières mesures et à la mémoire duquel est dédié Mozart et Salieri. Cet ouvrage a peut- être eu pour lui une certaine signification autobiographique : tandis que Pouchkine s'identifiait à Mozart, Rimski-Korsakov, lui, travailleur, appliqué et légèrement aigri, se sentait des affinités avec Salieri.

Scène 1. Salieri fait un retour sur sa vie et sur sa carrière et en conclut qu'il n'y a pas de justice, ni dans les cieux ni sur terre. Il est né avec l'amour de la musique, a lentement développé son art et a appris à analyser la musique avec une remarquable compétence. Il est peu à peu devenu un compositeur célèbre. Il n'a jamais été envieux du succès des autres, jusqu'à ce qu'il apprenne l'injustice finale: le génie n'est pas donné au travailleur, qui le mérite, mais au sot et au paresseux, comme Mozart. Mozart apparaît alors. Il raconte à Salieri qu'en chemin il est passé devant une auberge, où il a entendu un violoneux jouer un air des Noces de Figaro, " Voi che sapete ". C'était drôle et charmant. Il a amené le violoniste aveugle, qui joue un andantino grazioso d'après un thème de Don Giovanni. Tout cela n'amuse pas Salieri. Mozart joue au piano de la musique qu'il a composé une nuit d'insomnie. Il pense que cette musique le dépeint, peut-être lorsqu'il était un peu plus jeune : amoureux - juste un peu - mais son bonheur est disloqué par un fantôme ou une mélancolie subite (" Allegretto semplice " ).
Impressionné malgré lui, Salieri qualifie Mozart de dieu. Mozart accepte de dîner avec lui et part annoncer à sa femme qu'il ne rentrera pas souper. Salieri accepte son destin : il faut arrêter Mozart, car sa réussite fait ressortir la " gloire précaire " des compositions de Salieri et d'autres compositeurs, et les laisse insatisfaits, frustrés. Salieri a du poison : il l'utilisera contre son ennemi, son ami.

Scène 2. A l'auberge, Mozart explique pourquoi il semble triste. Un étranger est venu le voir, lui a commandé un requiem, puis a disparu. Depuis lors, " l'homme en noir " hante les rêves de Mozart, comme une ombre ; il sent même sa présence en ce moment. Salieri répète le conseil que Beaumarchais lui a donné un jour : " Si vous êtes déprimé, ouvrez une bouteille de champagne ou relisez Figaro. " Mozart lui-même fredonne un air que Salieri a composé autrefois pour un texte de Beaumarchais (de l'opéra Tarare). Mozart se demande s'il est vraiment possible que Beaumarchais ait un jour empoisonné quelqu'un : le génie et le crime ne peuvent certainement pas coexister, n'est-ce pas ? Salieri empoisonne le vin de Mozart. Mozart boit à l'amitié qui les unit comme deux fils de l'harmonie, puis joue à Salieri un extrait de son Requiem (l'ouverture, avec un choeur optionnel en coulisse). Salieri est ému. Mozart se sent mal et va s'allonger. Salieri s'interroge : Mozart avait peut-être raison, le génie et le crime sont peut-être incompatibles. Il pense à Michel-Ange (qui aurait fait crucifier quelqu'un afin de pouvoir peindre l'agonie du Christ) : mais peut-être n'est-ce qu'une légende, et Michel-Ange n'est-il pas un meurtrier...

Mozart et Salieri est le produit d'une vénération séculaire. Comme Andrea Chénier ou Tosca, cette oeuvre se reporte cent ans en arrière et est imprégnée d'une nostalgie fin-de- siècle pour le rococo, digne de Tchaïkovski. Rimski-Korsakov a composé une variation adaptée au style d'une taverne sur " Là ci darem " de Don Giovanni, mais il a créé également quelque chose d'entièrement nouveau et de mozartien, dans le solo de piano Allegretto semplice. Même s'il met en musique presque chaque mot du texte de Pouchkine, l'opéra est l'occasion pour Rimski-Korsakov d'affirmer avec audace son propre style. Cet ouvrage étrange et curieusement difficile exige des chanteurs capables d'émouvoir le public tant par la déclamation que par le chant, par leur implication comme par leurs propos. L'impact émotionnel de la conclusion dépend de ce qui n'est pas dit, lorsque Salieri se condamne lui-même à la médiocrité. Chaliapine, qui a créé le rôle de Salieri, a trouvé " la tâche plus difficile que tout ce qu'il avait fait jusque-là " et a su donner à son rôle une grande dignité, voire un certain héroïsme.

L'illustre théâtre de Pézenas
Adresse : 22 Avenue de la Gare du Midi, 34120 Pézenas
Téléphone :04 67 98 09 91

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