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1 album couleur sépia : un parfum d'herbe coupée Nicolas Delasalle

Par Eirenamg

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Ce roman fleure bon la nostalgie, après l’enterrement de sa grand-mère, le narrateur face à son grand père s’interroge sur sa vie de quarantenaire, marié et père de 2 fillettes. Une simple phrase de son grand père, malade d’Alzheimer qui lui dit « tout passe, tout casse, tout lasse » le fait réfléchir sur sa vie. Il essaye alors de voir quels sont les moments importants, les souvenirs qui sont restés ancrés en lui sans qu’il le sache vraiment.

Il parle alors de souvenirs de vacances, de ses rêves d’astronautes, des lectures qui l’ont bouleversé, des profs qui ont marqué sa vie par exemple.De souvenirs plus étranges comme un trajet la nuit vers une destination de vacances, un souvenir qui revient à l’écoute d’une chanson dans un pays étranger qui lui rappelle un aprèm où il n’avait rien fait de particulier. Cette odeur d’herbe coupée qui reste associé à ce souvenir.

Ses espoirs de changement avec sa 1ere communion, son 1er clip thriller à la télé en 1983, l’écoute de sa 1ere chanson l’aventurier dans son walkman, son origine russe. Ces petits riens qui ont fait de lui ce qu’il est. En écho, le lecteur se rappelle aussi des moments de sa vie, pour moi c'est la bruyère de ma grand mère, les pastilles vichy de mon grand père, le dimanche matin à regarder les james bond avec mon frère sur canal; la fierté de mes parents lors du spectacle de danse de fin d'année et c'est la force de ce récit.

J’ai apprécié ces collections de sensations et de souvenirs, l’évocation des jeux, chansons, mélodies des années 1980 qui m’ont aussi fait faire un voyage dans le passé. On retrouve les premiers émois, cigarettes, les moments importants de la vie. Il conte aussi des moments plus tristes qui l’ont fait  grandir. Des moments de vie quotidienne, des moments importants pour lui, banal ou exceptionnel qui se mêle à ses souvenirs de voyage. Le style est fluide et nous guide à travers le passé du narrateur, à travers ces quelques moments comme un kaléidoscope d’émotions.

Par moment, j’ai trouvé que le récit manquait de cohérence, ce qui m’a un peu gêné sans doute parce que les souvenirs ne sont pas délivrés de manière chronologique mais comme des images figées couleur sépia. Certains souvenirs m’ont touché d’autres moins, l’identification  au narrateur a été variable selon les chapitres  même si  c’est une lecture sympathique.

Donc si vous voulez faire un retour dans le passé et les années 1980, vous baladez dans les souvenirs d’un homme de notre temps, ouvrez ce livre et humez avec lui le parfum d’herbe coupée.


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