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Un EP, une semaine | Maïa Vidal – The Tide

Publié le 30 mai 2015 par Generationnelles @generationnelle

Reflexions et rebellions derrières chanson pop dans le nouvel album de Maïa Vidal. Il paraît qu’il ne faut pas juger à la pochette…il paraît ! Elle fume? Non, il y a des reflets! Les larmes au coin des yeux alors? Maïa Vidal ne fait pas les choses à moitié et sous les lumières turquoise-fluo, la chanteuse est en plastique, mais pas à la mode Barbie Girl! L’interprète prend le voile… transparent. Un deuil avant The Tide, mais la vague ou La marée? En tout cas, il y aura des remous!

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Dans les oreilles : Dès le départ, c’est tonitruant et puis tout doux. Mais pas de la douceur suave type show gaze plutôt de la délicatesse dans la voix haut perchée de Maïa Vidal. La chanteuse est diva dans le titre phare mais avec la simplicité d’une chanteuse pop. De quelle époque? Assez intemporelle au début, la chanson se modernise peu à peu. Et tandis que les machines, mixées par ceux qui se sont penchés sur les opus de Phoenix ou d’Arcade Fire, abattent leurs beats terribles, l’interprète continue de faire virevolter ses cordes vocales autour du pauvre auditeur, subjugué par tant d’enchantements.

Dans The Bed We Made, peut-être lié à la condition féminine qui lui tient tant à coeur, les références sont rares. C’est vrai que la chanteuse ne ressemble à personne avec ses envolées lyriques et ses mélodies envoûtantes. Une espèce de petit elfe qui perturbe un peu comme elle l’était à la base de cette création, le coeur entre deux eaux. Et c’est grâce à ce mal d’amour que l’auditeur part, non pas en voyage, mais en cinéma intérieur balançant de belles fresques zen dans son imagination  loin de New York City où la belle a enregistré l’opus.

Et ce côté urbain résonne un peu dans Bones au clip teenage fort conceptuel et touchant, la jeune fille est la reine dans ce domaine car elle a affronté Lana Del Rey, Rihanna ou Justice aux UK Music Video. Un métissage total pour l’artiste née aux States de parents franco-espagnol et germano-japonais puis étudiante à Montréal. La chanson pop aurait pu l’emporter face à Little Dragon ou Adele aux Impala Awards? L’interprète  a bien évolué pour son 3° album lancé par le producteur de Blonde Redhead, une croissance sonore au nom de ces 3 remixes.

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Elle est sublimée par Ozan Bozdag tout en  cultivant toujours son côté enfantin développé dans le ludique Bones version William Serfass ou The Tide de Giuliano Gius Cobelli. Un premier jet prometteur qu’on a hâte d’écouter en version plus longue.


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