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Parlor Snakes

Publié le 08 juin 2015 par Swann

Tu vois, si je devais faire un groupe de rock, un jour [rires] je voudrais qu’il ressemble à Parlor Snakes. Et puis, si je devais être une rockeuse je voudrais être exactement comme Eugénie, la leader incontestée de cette formation couillue. On évacue tout de suite le vieux cliché qui a trop la peau dure dans la musique. Non, elle n’est pas l’atout charme, glamour et sexy, ni la muse d’un quelconque guitariste. Elle est l’ADN, l’essence de Parlor Snakes. Elle chante, écrite, joue. Bref, le cerveau de la bande c’est elle. Leur nouvel album est sorti il y a déjà quelques semaines et c’est une si grosse claque qu’il m’a fallu quelques semaines avant de terminer cette chronique. Au lieu de partir dans un texte alambiqué et beaucoup trop long, allons droit au but. Voilà les trois bonnes raisons de craquer pour Parlor Snake.

parlor

  • C’est un peu de blues, un peu de rock, un peu de vintage

En écoutant ce nouveau long de Parlor Snakes, on jurerait presque il s’agit d’un album déniché dans une brocante tellement le son sonne seventies. Un son crade, garage, du rock poussiéreux avec l’énergie que non plus les groupes aujourd’hui. Et puis il y a les riffs accrocheurs et sanglants et toujours cette petite touche blues (« We Are The Moon », « Fade In The Light ») qui saupoudre les titres. Bref, le cocktail brûlant.

  • C’est animal et brute

S’il y a quelque chose qui marque dans cet album c’est l’espèce de moiteur ambiante et animale. Les mélodies montent crescendo, c’est brute, c’est sexy, ça sent le whisky. Mention spéciale pour le « Dirt to Gold » et « Strangers », sensuels à souhait sur lequel on chaloupe et on se dandine volontiers.

  • C’est du rock OK mais ça chante

Autre cliché qui a la peau dure, quand c’est rock, ça chante pas. F*ck. C’est pas vrai. Eugénie, c’est une voix puissante qu’elle maltraite pour le plus grand bien de nos oreilles. Elle susurre (« Fade in the light »), elle éructe (« Watch Me Live »), chuchote, elle tutoie les aiguës et les graves, bref, elle en fait ce qu’elle veut. Pour moi, Eugénie, c’est un peu notre PJ Harvey et notre secret le mieux gardé.

Le groupe sera au Trabendo le 11 juin.


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