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CEFF 2015 – Valley of Love

Publié le 10 juin 2015 par Bobby @MissBobbyD

Miss Bobby_Valley of loveJ’ai envie de le retitrer : Valley of emptiness (vallée du vide au lieu de l’amour), avec en personnages Gérard et Isabelle qui jouent leur propre rôle, ou presque.

J’ai toujours peur de ces films qui débutent par une longue séquence contemplative (j’avais eu le même problème avec Sofia Coppola et son Somewhere), là on suit Isabelle Huppert de dos qui traîne sa valise. Voilà voilà. Remarque, ça donne le ton, pourquoi garder la surprise sur le fait qu’on va s’embêter (j’allais dire s’emmerder, mais je tiens à rester polie).

En gros, c’est un couple de divorcés qui va suivre un parcours laissé par le fils suicidé en plein cagnard dans la Vallée de la mort en Californie. Sorte de pseudo voyage initiatique qui leur fera comprendre pourquoi leur fils a mis fin à ses jours. D’accord. Et si j’ai envie de résumer encore plus, ce sont deux divorcés, qui se plaignent de la chaleur accablante et qui se rappellent bons et mauvais souvenirs sur fond de culpabilité. Depardieu joue son propre rôle, d’ailleurs, c’est le seul qui joue, car Huppert a clairement oublié son actors studio sur le tarmac à Roissy.

À part « juste une mise au point » et le fait qu’il fasse chaud, qu’est-ce qui se passe ? Le réalisateur Guillaume Nicloux a voulu ajouter une vague intrigue spirituelle mal exploitée, mal introduite, qui aurait pu être intéressante dans un contexte différent et qui n’a pas sa place dans Valley of love. Enfin je l’ai vue comme ça. Des séquences qui tournent en rond, plates, répétitives, où rien ne ressort, ne faisant pas spécialement avancer le récit. Le film est à l’image des deux minutes d’introduction de son réalisateur : lent, qui tourne autour du pot en faisant du hors sujet pour présenter son film, pour finalement cibler son discours sur la chaleur étouffante sur le tournage. C’est exactement ce qu’on retient du film.

Valley of love est un film qui ne donne pas envie d’aller visiter la Vallée de la mort tant il y fait chaud, que l’air y est irrespirable et que les zones d’ombre y sont quasi inexistantes. Gérard Depardieu est seul à nous donner un vrai jeu d’acteur et des émotions face à une Isabelle Huppert mono-expressive, froide et sans consistance. Je vais être sympa, il y a une courte séquence où son jeu est intéressant. C’est peu. Et au milieu coule un scénario sur un fils mort, sur le passé, sur la culpabilité et les pourquoi.

Sortie en salles le 17 juin.


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