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Vingt ans après, le ciel est-t-il toujours trop bleu ?

Par Ancion

L'hèbe, ciel bleu trop bleu, Nicolas AncionIl y a vingt ans, je publiais mon premier roman, « Ciel bleu trop bleu » aux éditions de l'Hèbe, en Suisse. C'était l'un des tous premiers titres de la maison, qui a tenu le cap et construit un beau catalogue depuis, porté par l'enthousiasme inaltérable d'Eleonora Gualandris et Jean-Philippe Ayer.

Vingt ans plus tard, les éditeurs m'invitent dans le Val-de-Charmey (la magnifique vallée de Gruyère où ils ont établi leurs bureaux) pour écrire pendant vingt-quatre heure en direct un roman qu'ils publieront cet automne, pour la rentrée littéraire.

C'est mon cinquième marathon d'écriture et, après quatre villes sur trois continents, c'est la première fois que je vais écrire dans un cadre champêtre, au pied des alpages... notamment en extérieur sur la terrasse en bois brut du musée de Charmey.

Le cadre est monumental, la vallée aux milles nuances de vert s'étale entre les pics ensoleillés. Et pourtant, ces derniers jours, les information déversent dans nos esprits des torrents de haine, d'angoisse et de violence. Comment concilier ces deux réalités : d'un côté la force paisible d'une nature qui semble avoir traversé les siècles sans souffrir et de l'autre les attaques aveugles qui ont transformé ce début d'été en cauchemar pour des centaines de famille en Tunisie, en Angleterre, au Burundi, en France, au Koweït, comme la semaine dernière aux États-Unis et ailleurs, presque chaque jour ?

Comment écrire en faisant fi de tout cela ? N'est-il pas important, justement, d'y répondre ? De montrer que la littérature n'est pas en dehors du monde et du temps, mais en plein cœur, là où les choses sont compliquées et inconciliables, parce qu'elle se nourrit des contradictions, des questions sans réponse et des hypothèses indémontrables, en tenant d'esquisser une voie oblique, une ligne de fuite, une solution imaginaire à un problème si complexe que nul ne parvient à le formuler.

J'aimerais que les mots parviennent à tracer un étroit sentier paisible au sein du grand chaos du monde ce dimanche soir, ou plutôt d'ici lundi à 17h, quand je mettrai le point final à ce roman dont je ne sais encore rien, si ce n'est qu'il s'écrira en direct et que vous pourrez le lire ici-même, dans ce cadre :

Si vous avez envie de le lire, n'hésitez pas. Et si vous avez l'occasion de m'envoyer un commentaire, un petit coucou pendant la rédaction, vous me ferez le plus grand des plaisirs.

A très vite, qui sait ? Et bonne lecture !


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