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Le Lys Blanc

Par Revesetimagines @Reveset

1788. Marie, jolie Vendéenne rousse de seize ans, fille de boulanger, est violée par le comte de la Rose-Pitray lors d'une fête au château. De ce crime naît un garçon, prénommé Maximilien. Elle se fait alors la promesse que plus un aristocrate ne la touchera jamais.
Après la Révolution, elle prend parti pour Robespierre et les jacobins. A Nantes, le comte de la Rose-Pitray est arrêté et condamné à mort, grâce au témoignage de Marie, impliquée auprès des femmes révolutionnaires. Le jour de son exécution, un représentant de la Convention, amoureux d'elle, la force à tremper de la mie de pain dans le sang du comte...
Le " Lys blanc ", un bandit masqué, qui a tenté de faire délivrer le condamné, décide, en s'enfuyant, de prendre en otage le fils du couple qu'il a vu commettre l'ignoble rituel. Il ignore que l'enfant est, comme lui, le fils du comte exécuté !
C'est le début d'une course-poursuite riche en rebondissements, où les jeux du cœur le disputent aux liens du sang...

Voilà un petit moment que je n'avais pas pris le temps de lire un roman à thème historique ! Pourtant ce genre littéraire me plait beaucoup et, fut un temps, je ne lisais que ça... Aussi lors de la Masse Critique de Babelio, je n'ai pas hésité très longtemps avant de postuler pour Le Lys Blanc.

En premier lieu j'aurais envie de dire de faire attention au résumé au dos de couverture car il a vraiment le rôle de résumé de tout le livre ! Du coup, j'ai été surprise lorsqu'au fil de ma lecture, je ne voyais pas certains évènements puisqu'ils survenaient vers la fin... Résultat, ce que je prenais pour un One-shot aurait une suite... (simple supposition car je n'ai rien trouvé sur le net pouvant confirmer)

L'auteur nous amène au cœur de la Révolution française grâce à Marie-Antoinette (pas la reine mais une simple fille de boulanger, venue de Vendée, et ayant subi l'horreur d'un viol collectif à la suite duquel naitra un enfant). Marie est une très jeune femme qui a la fougue de la jeunesse mais qui apprendra très vite l'horreur d'une révolution : les morts à profusion, les batailles, les intrigues... C'est une révolutionnaire mais pas au point de donner la mort : elle préfère assister au spectacle de la guillotine ! La jeune femme m'a donné l'impression d'être assez influençable si son interlocuteur avait l'art et la manière de l'approcher... Elle rencontrera des personnalités connues de la Révolution et évoluera comme agent double en se travestissant en homme.

J'ai apprécié que l'auteur mette autant en avant les faits historiques que l'histoire personnelle de Marie. Mais je pense que ce type de lecture doit viser un public qui aime l'Histoire au sinon, tout autre lecteur se sentirait perdu dans les descriptions et les noms. Personnellement j'ai pris grand plaisir dans cette lecture et j'ai complété mes connaissances historiques de l'époque... En plus, le récit de Marie devient vraiment passionnant dès la seconde moitié. La jeune femme prend plus de risques, commence à se dévoiler, à mûrir... Il y a plus d'actions. Des personnages apparaissent et deviennent attachants : Joseph, un ancien hussard de la mort qui prend son rôle de garde du corps très à cœur, Louis qui a su charmer Marie mais qui parait cacher un secret, et le petit Maximilien, le gluant comme le nomme sa mère, Marie, qui ne supporte pas la vue de ce morveux, fruit d'une nuit d'horreur...

Ce fut une très bonne lecture et je vais surveiller de près les futures sorties de François Cérésa afin de guetter la suite du Lys Blanc. Je suis très curieuse de ce qu'il va advenir de Marie et de ses compagnons. Car l'Histoire, en elle-même, on la connaît mais comment va-t-elle influencer l'avenir de Marie ? Ce fut une jolie découverte et je pense même me procurer d'autres romans de cet auteur...

Extrait :
" Olympe encourageait chaque femme à exercer sa citoyenneté au féminin. Marie adhérait à ce point de vue. Elle trouvait Olympe épatante. La réflexion, chez elle, se mettait au service de l'action Si l'on se référait à la morale, c'était simplement pour étayer les faits. Le bon sens faisait le lit de la raison. Vive la liberté !
Un soir, après avoir soupé avec Julien qui, l'œil au beurre noir, s'était battu avec des gardes nationaux fidèles de La Fayette, elle lui confia qu'elle entretenait des rapports intimes avec certaines sommités de l'Assemblée.
- Des sommités ? s'était moqué Julien. Habillée comme tu es ? Et ils te prennent pour qui ? Pour un homme ou pour une femme ?
L'imbécile. Il s'était engagé dans la Garde nationale de Santerre, ce brasseur de faubourg Saint-Antoine qu'on surnommait " le Père du faubourg " en raison de sa générosité, mais il ne voyait pas plus loin que le bout de son gros nez. Marie le félicita pourtant. Avec gentillesse. Sans cette verve véhémente et caustique qui lui était coutumière.
- Je ne te reconnais plus, avait alors péroré ce nigaud de Julien. Tu es amoureuse ou quoi ?
Marie l'avait fustigé du regard.
- Il faudra penser à déménager, avait-elle susurré dans l'espoir de se rapprocher d'Olympe.
Marie ne pouvait plus se passer de la présence d'Olympe. "

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