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Warhol ne prend pas la pause

Publié le 07 juillet 2015 par Pascal Iakovou @luxsure

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Les verres des lunettes d’Andy Warhol projette la lumière du grand écran. David Bowie l’avait si bien compris et si bien chanté:

« J’aimerais être un cinéma sur jambes, habiller mes amis juste pour le show et les voire pour qui ils sont vraiment, (…) j’aimerais être une galerie et tous vous mettre dans mon expo. »

Bowie rendant ici hommage à l’artiste dans sa chanson Andy Warhol, avait sans doute saisis l’essentiel. Après tout qu’avons nous à retenir de ce personnage si particulier? Son entourage atypique? Sa fausse naïveté?  Sa manière de reproduire dans son art comme dans ses relations les mécanismes qu’il critiquait /glorifiait? Le grand miroir effroyable et fascinant q’il a dressé de notre société? Tout cela  sans doute.

Quoiqu’il en soit il faut se rendre à l’évidence que son oeuvre ne peut être réduite à sa dimension picturale. La peinture n’était qu’une facette parmi tant d’autres. L’exposition Warhol Underground a décidé de nous révéler cette ouverture d’esprit et cette multitude de médiums qui composent   l’oeuvre du pape du Pop Art.

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La Terra Foundation for American Art soutient l’exposition, qui vient d’ouvrir le 1er juillet et se déroulera jusqu’au 23 novembre 2015 au Centre Pompidou-Metz. Cette exposition met en lumière l’influence de la scène musicale et de l’avant-garde chorégraphique new-yorkaises dans l’oeuvre d’Andy Warhol (1928-1987). Elle sera l’occasion de célébrer les cinquante ans de la rencontre de Warhol avec le groupe de rock new-yorkais The Velvet Underground, dont il devint le producteur.

On pourra ainsi découvrir de manière plus subtile l’utilisation que fit Warhol de la musique et des performances artistiques dans ses productions multimédia, avec une attention particulière aux collaborations de l’artiste avec le Velvet Underground, John Cage et Merce Cunningham ainsi qu’à son atelier, connu sous le nom de Silver Factory. Espace légendaire de création de l’artiste, la Silver Factory servit également de lieu de tournage et de répétition. Warhol avait décoré le studio de feuilles d’aluminium, de miroirs et de peinture argentée, le transformant ainsi en un environnement scénique où nombre de ses œuvres multimédia virent le jour.  Le microcosme de la « Fabrique », constitue alors pour les artistes un lieu de résidence ouvert à tous, à une époque où Warhol s’essaie à produire des « Superstars ».

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L’esposition explorera également la curiosité que Warhol entretenait pour la danse contemporaine et comment il l’inclut dans son oeuvre.  La série d’œuvres Dance Diagrams (1962), qu’il présente à même le sol, était accompagnée d’une affichette invitant les spectateurs à enlever leurs chaussures et à inscrire leurs pas dans ceux de tango ou de fox trot redessinés par Warhol sur la toile. Warhol s’approprie ainsi  une esthétique qu’il transpose dans le champ pictural. Au-delà de leur inscription dans les stratégies du Pop Art, ces danses ready made dévoilent les affinités que l’œuvre de Warhol entretient dès 1963 avec les recherches de la postmodern dance, plaçant au cœur de sa dialectique les notions de mouvement et d’immobilité, d’improvisation et de sérialité.

L’exposition Warhol Underground est réalisée en partenariat avec le Musée Andy Warhol, l’un des quatre Carnegie Museums de Pittsburgh et la Tate Liverpool et est soutenu par La Terra Foundation for American Art.

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