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[Voyage Tokyo n°3] Un peu de mode, beaucoup de Pokemon !

Publié le 27 juillet 2015 par Antoine Dubus @Ashendir
[Voyage Tokyo n°3] Un peu de mode, beaucoup de Pokemon !Bien le bonjour à toutes et à tous ! Je suis très heureux de vous retrouver pour le compte-rendu de mon troisième jour à Tokyo. Il était temps que je m'y mette, le deuxième jour remontant au 9 Juin, piouf... le temps passe tellement vite. Au programme de cette journée : balade dans les quartiers d'Ikebukuro, de Shibuya et d'Harajuku et visite des musées japonais, à savoir... les magasins, haha. Bonne lecture !

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Deuxième réveil dans la capitale nippone et déjà un bazar monstre dans la chambre. La raison ? Notre journée à Tokyo DisneySea de la veille (que vous pouvez retrouver ici). On décide de se réveiller très tôt (en témoigne l'heure sur la télé) pour avoir le temps de profiter au maximum de notre journée. Avant de descendre les onze étages pour prendre notre petit-déjeuner, on se pose devant l'écran de télé pour profiter des quelques émissions ultra-culturelles (joke) made in Japan... ainsi que des publicités complètement loufoques qu'on ne trouve nulle part ailleurs.

Une fois sorti de l'hôtel et avant d'entamer la journée je me décide à tester une nouvelle fois les fameux distributeurs automatiques japonais. Il faut savoir que vous pouvez littéralement faire vos courses uniquement grâce à ces distributeurs nouvelle génération... il y a de tout : avec les traditionnels boissons et autres en-cas, vous pouvez trouver des fruits, des légumes, et même... des t-shirts ! Comme il faisait froid (nous étions fin Décembre je le rappelle), je prends une boisson chaude à la pêche... un pur délice. J'avais une appréhension face à toutes les associations bizarres qu'on pouvait trouver (surtout associer le chaud à la pêche...) mais finalement ça passe très bien et j'ai même gardé la bouteille pour le packaging que je trouve adorable.

En route pour le Pokemon Center !

Notre journée commença donc par un quartier que je voulais à tout prix visiter à cause de l'ouverture d'un certain magasin... le nouveau Pokemon Center ! Plus grand, plus moderne, plus complet, plus centré que le précédent, le Pokemon Center Mega Tokyo est une vraie mine d'or pour tous les amateurs des monstres de poche... mais avant cela encore fallait-il trouver ledit sanctuaire. Fort heureusement, de nombreux panneaux spécialement dédiés à Pokemon longeaient la rue principale d'Ikebukuro. D'ailleurs ce fût l'occasion de découvrir un quartier extrêmement animés (même si, sur la photo, il était aux alentours de 9h, donc calme...), avec de nombreux magasins variés et amusants sur lesquels je reviendrai un peu plus tard.

Le Pokemon Center se trouvait dans un immense centre commercial sur sept niveaux par lequel nous sommes entrés en empruntant un souterrain accessible via un immeuble voisin lui-même relié à un escalator qui se trouvait dans un troisième immeuble... bref, pour s'aventurer dans les centres commerciaux japonais, il faut avoir du courage et de la patience ! Après réflexion, il y avait peut-être un chemin plus simple... mais n'y connaissant rien, nous nous sommes contentés de suivre la masse de gens (et de repérer les enfants qui revenaient avec des sacs remplis de goodies Pokemon... bientôt miens !).

Comme vous pouvez le constater, tous les plans de l'immense centre commercial étaient en japonais, alors autant vous dire que pour s'y retrouver on a du faire plusieurs aller-retour. Heureusement, nous avons finalement trouvé le Pokemon Center un peu par hasard en apercevant le gros logo " Pokemon " au loin. Le rêve pouvait alors commencer !

Dès dix heures du matin le grand magasin, aux allures très modernes, était blindé. Des gens de tout âge (et beaucoup d'enfants) s'attardaient devant les rayons de peluches, de figurines, de stickers, de coques 3DS et autres goodies en tout genre, il y avait même des boîtes à gâteaux en forme de Pokemon ! C'était l'effervescence et l'occasion de constater l'impact des Pokemon au pays du soleil levant. De plus, les hauts parleurs passaient en boucle les musiques qu'on affectionne tant, notamment celle du Centre Pokemon, bien évidemment. De quoi s'immerger un peu plus dans l'univers de nos jeux préférés.

A l'entrée, une Pokeball géante nous accueillait, des réservoirs entiers étaient d'ailleurs remplis de ces petites sphères atypiques, aussi bien les originelles que les Superball, les Hyperball ou encore les Masterball (que je me suis empressé de mettre dans mon panier). J'avais prévu un budget spécial Pokemon Center et j'étais loin d'imaginer tout ce que le magasin allait me proposer... du coup j'ai un peu " craqué " comme on dit. Mais il faut parfois savoir se faire plaisir.

D'ailleurs nous avons vite compris pourquoi le magasin avait changé d'emplacement tout récemment. Originellement situé au sud-est de Tokyo, relativement isolé, il est aujourd'hui au beau milieu du Sunshine City avec un gain de place non négligeable qui lui a permis d'installer pas moins d'une douzaine de caisses pour subvenir aux pulsions consommatrices des milliers de clients quotidiens. En fin d'article je vous montrerai d'ailleurs un aperçu de mes propres achats.

Sorti de la caverne d'Alibaba, nous avons continué notre petite promenade à Ikebukuro, dans divers magasins, essentiellement envahis de goodies tirés des centaines de mangas et d'animes qui sortent chaque année au Japon. Indéniablement les magasins constituent, du moins dans la capitale nippone, une forme de tourisme culturel. Rien que pour admirer les figurines et autres objets dérivés, on peut passer des heures dans un magasin comportant parfois plus de 8 étages... et sans rien acheter ! De véritables musées, je vous dis.

A un moment nous sommes passés devant un cinéma et quelle ne fût pas notre surprise en découvrant l'affiche (en japonais, évidemment) du troisième volet du Hobbit ! A part cela, le cinéma proposait essentiellement des animes dans la plus pure tradition nippone. Si ces derniers avaient été disponibles en version anglaise ou, tout du moins, sous-titrés anglais, nous aurions certainement eu la curiosité d'aller à une séance... mais ce ne fût pas le cas.

Vient ensuite l'heure du repas, et là, je me dois de vous raconter notre périple pour trouver un restaurant... Alors évidemment Tokyo n'est pas en manque de lieux où se poser pour déjeuner, le soucis vient surtout des files d'attente. Car, oui, aussi étrange que cela puisse paraître, devant l'essentiel des restaurants d'Ikebukuro était disposé des bancs, non pas pour lire son journal en sirotant une boisson, mais bel et bien pour faire patienter les clients. Nous nous étions promis de ne pas céder à la facilité du KFC ou autres McDo (surtout qu'en raison d'un blocus, les rations de frites étaient minimes...), donc nous avons marché, marché et encore marché pour trouver un vrai restaurant japonais.

Ce fût l'occasion d'explorer un peu plus le quartier, d'apprécier son animation et ses magasins atypiques, mais surtout de découvrir une spécificité bien japonaise : les immeubles-restaurants, comme je les appelle. En fait, vous entrez dans un hall et vous tombez nez-à-nez avec une flopée de vitrines derrière lesquelles sont reconstitués, en plastique, les différents plats que proposent tous les restaurants de l'immeuble. Oui oui, il n'y avait QUE des restaurants dans un immeuble d'une dizaine d'étages ! Vous choisissez donc votre restaurant puis vous prenez l'ascenseur pour vous rendre à l'étage correspondant. Énorme ! Personnellement j'ai trouvé le principe très dépaysant mais plutôt sympathique au final.

Direction Shibuya !

Après nous être sustentés, nous sommes repartis vers la bouche de métro pour nous rendre à Shibuya, le quartier jeune de Tokyo où la mode est élevée au rang de religion. Sur le chemin, nous sommes tombés face à un magasin tellement mignon d'extérieur qu'il nous était obligé de nous y aventurer. La boutique était à l'effigie d'Hello Kitty mais proposait de nombreux produits d'autres univers avec toujours comme mot clé : Kawaii ! Bref c'est un des nombreux exemples du genre de petite boutique qu'on peut trouver par hasard entre un immeuble-restaurants et une rangée de distributeurs automatiques.

Après quelques minutes de métro (les quartiers de Shibuya et d'Ikebukuro ne sont pas très éloignés l'un de l'autre), nous voilà arrivés près de la statue d'Akita, le chien fidèle, où les japonais viennent en masse pour se donner rendez-vous. D'ailleurs ayant vu le nombre hallucinant de bancs disposés aux alentours je peux vous dire que le lieu est vraiment très fréquenté. Les gens viennent aussi nombreux pour se faire prendre en photo aux côtés du chien le plus célèbre de l'archipel.

Que dire sur Shibuya ? C'est sans doute l'un des quartiers les plus connus de Tokyo, en raison notamment de son carrefour piéton, le plus grand du monde ! J'ai bien sûr eu la chance de le traverser plusieurs fois et je le confirme : C'est impressionnant ! Voir ces centaines de piétons traverser en même temps, dans des directions différentes, jusqu'à recouvrir tout le bitume d'une marée humaine, se perdre à l'intérieur de celle-ci mais ne jamais se faire bousculer par qui que ce soit... en voilà une expérience. D'ailleurs, je m'attendais à voir beaucoup plus de voitures à Tokyo, en particulier dans les quartiers prisés comme Shibuya, et pourtant je n'ai jamais vu d'embouteillages. Force est de constater que nos amis nippons, par manque de place, privilégient en masse les transports en commun (qui sont très performants et jamais en retard, notons-le !).

Bien sûr qui dit Shibuya dit publicité à gogo, aussi bien sonore que visuelle avec des télévisions géantes qui passent des publicités en boucle en haut des immeubles, eux-même recouverts intégralement par des affiches publicitaires. On en vient rapidement à considérer cette publicité agressive comme une sorte d'ornementation... sans elle, la ville serait visuellement beaucoup plus fade, sans doute. Mais qui dit Shibuya dit aussi Shibuya 109, le grand temple de la mode à l'intérieur duquel tous les styles (mais vraiment... tous !) cohabitent et proposent un choix vestimentaires complètement dingue. C'est incontestablement ici que la mode japonaise s'exprime le plus. Il existe d'ailleurs un autre immeuble, quasiment en face de celui-ci, un autre Shibuya 109 réservé cette fois-ci aux hommes. Néanmoins, les prix, aussi bien dans l'un que dans l'autres, sont excessivement élevés. En effet, si la bonne nourriture à Tokyo est très accessible, les vêtements le sont en revanche beaucoup moins. C'est au regard de cela que l'on constate tout l'attrait des japonais (hommes et femmes) pour la mode.

Finissons la soirée à Harajuku !

Le soir venu nous sommes partis en direction d'un autre quartier consacré essentiellement à la mode : Harajuku, célèbre pour les nombreux cosplayers qui viennent y flâner le week-end à la recherche de nouveaux costumes et de nouveaux tissus pour confectionner leurs attirails. Malheureusement mon portable n'étant pas performant du tout la nuit, les photos sont de qualités assez médiocres. Je m'en excuse par avance.

On commence notre ballade nocturne par la fameuse Takeshita-dori, située juste en face la sortie de métro. Il s'agit d'une (très) longue rue piétonne, relativement étroite, qui constitue le repère des Sweet Lolita et autre Gothic Lolita. Les boutiques et restaurants y sont extrêmement colorés, ce qui tranche d'autant plus avec la relative sobriété des rues adjacentes. On est transporté dans une atmosphère joyeuse entre l'expression du mignon et le goût du girly. Beaucoup de jeunes japonais s'y ruent quotidiennement à tel point que la circulation paraissait identique à celle d'une brocante réputée en France. Les magasins étaient très ouverts sur la rue et tous les dix mètres une japonaise lolita nous invitait, en criant et brandissant sa pancarte, à venir dans son magasin. A ce niveau là d'ailleurs ce n'était pas l'image que je m'étais faite de Tokyo. Les pratiques commerciales et marketing rappelaient plus ou moins celles des marchés orientaux, les méthodes d'antan pour nous, oserais-je dire. J'imaginais un pays relativement froid où les vendeurs restaient stoïques derrière le comptoir de leur boutique bien fermée, alors que c'est tout l'inverse qui s'est présenté à moi. Dépaysant à coup sûr !

En continuant notre petite promenade nous sommes tombés sur plusieurs vendeurs de crêpes... mais pas n'importe quelles crêpes ! Il y avait la queue (comme partout à Tokyo finalement) pour acheter des énormes crêpes avec fruits, coulis de chocolat, biscuit, crèmes etc. (Si vous voulez en tester à Paris, il y a un vendeur de " Princess Crepes " dans le Marais, un délice !). Nous sommes ensuite sortis de la Takeshita-dori après avoir dégusté un cheesecake et un Mont-Blanc succulent (mon dessert préféré que je trouve plus facilement au Japon qu'en France, un comble !).

Alors que Shibuya constituait le centre névralgique des marques de vêtements purement japonaises, Harajuku se démarque par une ouverture sur le monde. On y trouve des enseignes bien plus connus en France telles que Forever 21, Vivienne Westwood ou H&M longeant une grande avenue qui menait à Omotesando, les Champs-Elysées japonais. Malheureusement nous n'avons pas eu la force de continuer, épuisés par la journée intensive de marche que nous venions de faire. Nous nous sommes arrêtés dans quelques magasins pour voir un peu ce qui marchait chez nos amis nippons, mais sans rien acheter sous peine d'amputer d'un tiers notre budget vacance... c'eut été dommage.

De retour à l'hôtel

Après de looongues minutes en métro, nous sommes donc rentrés à l'hôtel pour ranger (ou pas) nos achats du jour et nous reposer avant la journée du lendemain.

A propos et comme promis, voici un aperçu de mes achats au Pokemon Center. J'ai un peu craqué, je dois l'avouer mais quand on aime on ne compte pas. Et puis c'est une licence que j'adore depuis tout petit, l'occasion de me retrouver dans un vrai Pokemon Center japonais n'allait pas se représenter de si tôt. J'ai donc jeté mon dévolu sur tout un tas de goodies qui vont des peluches Pitrouille, Fluvetin et Tarsal, aux baguettes Gardevoir, en passant par les figurines Yveltal et Diancie, la " cape pour bébé " Marisson, le bandana Pikachu, la gemme de Mega-évolution, etc. Les japonais affectionnent tout particulièrement les accessoires pour téléphone portable, je me suis donc pris des mini-figurines à accrocher sur le mien, notamment Mentali et Fluvetin. Entouré de tous ces petits objets Pokemon, autant vous dire que je me suis endormi une nouvelle fois avec des rêves et des souvenirs plein la tête. Mais ce n'était ni la première, ni la dernière fois que j'allais m'aventurer dans le Pokemon Center Mega Tokyo...

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Voici donc comment s'est déroulé notre troisième journée à Tokyo, à Thomas et moi. Comme les deux premières, beaucoup de découvertes, d'étoiles plein les yeux, de surprises, bref une journée très enrichissante, en particulier sur le côté commercial du Japon ou, tout du moins,Mon prochain récit sera, lui, consacré à un aspect beaucoup plus culturel et traditionnel, intrinsèquement lié au pays du soleil levant. En attendant je vous remercie infiniment d'avoir lu cet article et vous souhaite d'excellentes vacances ! de Tokyo.

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