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La sélection de la semaine : La balade de Yaya, Jaco the galactic patrolman, Murder incarnation, Petit canard blanc, Mimo sur la trace des dinos, Bienvenue au club, Firmin Champion, Envols, Les chevaliers du fiel et Hide and seek

Par Casedepart @_NicolasAlbert

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La balade de Yaya – de Omont, Marty, Girard et Golo Zhao (Fei)

Pour ce quatrième week-end du mois de juillet, Case Départ vous propose une petite sélection. Les vacances, c’est aussi l’occasion de rattraper notre retard sur un nombre important de sorties. En vous ouvrant sa bibliothèque, le blog met en lumière de très bonnes bandes dessinées. Nous passons au crible, les albums suivants : La dernière intégrale de l’excellente série jeunesse La balade de Yaya des éditions Fei, Jaco the galactic patrolman : une histoire inédite en France d’Akira Toriyama parue dix ans avant Dragon Ball, Murder incarnation : un nouveau manga des éditions Komikku, l’autobiographie de Liu Na en Chine dans Petit canard blanc, Mimo sur les traces des dinos : un livre ludo-éducatif de Mazan et Isabelle Dethan, le septième volume du manga plein de fraîcheur : Bienvenue au club, Les aventures de Firmin Champion : un recueil de gags de Salva, le deuxième tome de la série Envols édité par Le Long Bec, l’adaptation dessinée des personnages créés par Les chevaliers du fiel et un album yaoi pour adultes : Hide and seek.  Bonnes lectures.

La balade de Yaya

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L’excellente série La balade de Yaya s’est achevée avec le neuvième tome intitulé La sonate. Signées Omont, Girard, Marty et dessinées par Golo Zhao, les éditions Fei ont décidé de compiler les histoires en intégrale, et ici nous vous présentons la dernière, comportant les volumes 7 à 9.
Résumé de l’éditeur :
Yaya est sauvé par Zhu d’une attaque de loups dans la forêt. Comprenant qu’elle a perdu la mémoire, il se fait passer pour son sauveur. C’est au bord du Saint Patrick qu’elle retrouve la mémoire. Tandis que Tuduo et Sauce d’Huître resté à Hong Kong doivent trouver un moyen de sauver leur amie, la petite fille revient à Shanghai pensant y retrouver ses parents.

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Cette magnifique intégrale en version cartonnée et grand format regroupe le tome 7 Le piège, le tome 8 Le retour et le tome 9 La sonate. Il faut souligner que La balade de Yaya tient une place particulière dans le monde de la bande dessinée jeunesse ; et c’est tout à fait logique. Les histoires de Jean-Marie Omont, Charlotte Girard et Patrick Marty sont empreintes de nostalgie, de poésie, de folie-douce et d’action. Se déroulant en partie en Chine, les albums véhiculent de très belles valeurs idéales pour le jeune public : l’entraide, l’amitié, l’intelligence, l’ingéniosité et la fraternité.

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Yaya est toujours à la recherche de ses parents. Après une traversée mouvementée sur un paquebot (tome 8), où la petite fille retrouve son meilleur ennemi Zhu, elle est de retour à Shanghaï (tome 9). Arrivée dans la maison familiale, elle découvre qu’il n’y a plus personne. Désespérée malgré Chang, le chauffeur, elle est réconfortée par Tuduo et son petit frère, restés en ville.

Cette magnifique fresque d’aventure est construite comme une excellente fable pour enfant. Tous les ingrédients sont réunis pour accrocher le lecteur : action, méchants vraiment méchants, rebondissements, surprises et personnages haut-en-couleur ; le tout mâtiné d’un très bel humour, notamment par la poule. C’est rafraîchissant, insouciant, dépaysant, intelligent, drôle et sympathique.

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La partie graphique confiée à Golo Zhao apporte une touche de légèreté grâce à un trait aérien précis et coloré. Tout la sensibilité de la Chine se retrouve dans ses magnifiques planches. Ce manhua est un kodomo (manga pour enfant de 6 à 11 ans) qui peut être lu par toute la famille et met donc un point final à cette magnifique Balade de Yaya. Case Départ vous recommande chaudement la lecture de cette formidable série !

  • La balade de Yaya, intégrale 3 : tomes 7 à 9
  • Scénaristes : Jean-Marie Omont, Charlotte Girard et Patrick Marty
  • Dessinateur : Golo Zhao
  • Editeur: Fei
  • Prix: 19€
  • Sortie: 22 mai 2015

Jaco the galactic patrolman

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Prépublié dans la revue Shônen Jump des éditions Shueisha, Jaco the galactic patrolman est signé Akira Toriyama, un manga sorti dix ans avant l’œuvre majeur du mangaka Dragon Ball.

Résumé de l’éditeur :
Jaco est un Galactic Patrolman, un officier de police galactique, qui revient sur Terre pour la protéger d’une invasion d’aliens. Mais son vaisseau s’écrase sur l’île d’Omori, un vieux scientifique travaillant sur le déplacement temporel. Les deux étranges compères vont s’aider mutuellement afin de contrer un destin a priori funeste, mais dont on connaît l’issue

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Jaco est un patrouilleur de la galaxie. Sa mission : protéger les êtres humains sur Terre de toutes les menaces. Son vaisseau heurte la lune et s’écrase sur une petite île isolée et méconnue des autres habitants. Ce lieu paradisiaque est habité par Omori, un ancien scientifique misanthrope dont le laboratoire fut détruit par une explosion, tuant sa femme. Vivant sommairement, il passe son temps à regarder la télévision. Les présentations faites, le vieil homme décide d’aider la petit homme à réparer sa soucoupe.

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Akira Toriyma plonge le lecteur dans une histoire écrite dix années avant Dragon Ball. On retrouve toute la folie du mangaka dans cet album précurseur : The World, le monde fictif imaginé par le japonais ; un humour décalé (proche de celui de Dr Slump), parfois porté sur le sexe et la scatologie, mais surtout des personnages. Ici, Omori, qui préfigure Tortue Génial physiquement (sans son obsession pour toutes les femmes), des filles, très jeunes au physique avantageux et très intelligentes comme Tights (sœur de Bulma de DB) et surtout Jaco, imbu de sa personne, à la force surhumaine, à mi-chemin entre Superman et un danseur étoile. Hyper zélé, il traque les mauvaises habitudes de tout le monde. Le trio se débrouillant tant bien que mal pour s’entraider.

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A noter qu’une histoire inédite est adossé à la fin de l’album : un chapitre sur les parents de San Goku, le héros de Dragon Ball.

C’est assez réussi, sans jamais atteindre la folie et l’excellence de Dragon Ball ; mais pour une histoire inédite en France de Toriyama, on peut se laisser tenter.

  • Jaco the galactic patrolman
  • Auteur: Akira Toriyama
  • Editeur: Glénat, collection Shônen
  • Prix: 10.75€
  • Parution: 15 juillet 2015

Murder incarnation

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Maya a le don de faire ressusciter les morts, mais pas à n’importe quel prix ! Pour voir revenir à la vie un être cher, les vivants doivent en sacrifier trois autres, au hasard, volontairement. Ce drôle de dilemme est au cœur de la nouvelle série Komikku, Murder incarnation, un manga de Keita Sugahara et Shinji Inamitsu.

Résumé de l’éditeur :
« Si vous tuez trois personnes en l’espace de 24 heures, la personne qui vous est chère reviendra à la vie ». Malgré leur scepticisme, certains désespérés finissent par se soumettre à l’invitation de l’étrange jeune fille et entament une funeste équipée. Que ce soit la mère isolée qui a perdu son enfant ou le naufragé dont la femme a été assassinée à bord d’un yacht, quand on a perdu un être cher, toutes le vies n’ont plus la même valeur.

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© Keita Sugahara, Shinji Inamitsu 2013 / Futabasha Publishers Ltd.

La sœur de Yumika, Ayaka vient de se suicider. L’aînée était pourtant bien intégrée, avait réussi les examens d’entrée à l’université. Personne ne se doutait de son mal être. Sa défenestration est un choc pour tout le monde. Le jour des funérailles, Maya Mikuni débarque dans le crématorium en hurlant au téléphone. La jolie jeune fille n’est visible que par la sœur de la défunte. Quelques jours plus tard, elle est dans le jardin familial et lui propose un drôle de dilemme : le retour à la vie d’Ayaka en contrepartie du meurtres de trois personnes en moins de 24 heures.

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© Keita Sugahara, Shinji Inamitsu 2013 / Futabasha Publishers Ltd.

Alors que ce style de manga fait fureur depuis quelques années (le retour à la vie d’êtres décédés moyennant une contrepartie comme l’excellent Evil eater de Issei Eifuku et Kojino, chez Ki oon), ici la narration est pimentée par des meurtres. Keita Sugahara imagine la résurrection après l’assassinat de trois autres personnes. Quel dilemme ! Quelle cruauté pour la personne qui doit prendre la décision ! Le lecteur est donc bouleversé et dérangé par ce pacte avec le diable et c’est ce qui fait la très grande force du récit. Il faut souligner que l’héroïne du manga, Maya, est des plus mystérieuses et incarne au mieux cette cet être démoniaque, malgré ses airs doux d’adolescente. Elle intervient toujours dans le moment le plus délicat du deuil, au zénith de la tristesse.. Ce qui lui permet de convaincre plus facilement les plus récalcitrants. En effet, ils veulent tous jouer le tout pour le tout.

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© Keita Sugahara, Shinji Inamitsu 2013 / Futabasha Publishers Ltd.

L’histoire assez accrocheuse et prenante est portée par un beau travail graphique de Shinji Inamitsu. Les expressions des personnages sont amplifiées par de contre-plongées bienvenues. Toute la tension est concentrée dans ses visages bien campés.

  • Murder incarnation, volume 1
  • Scénariste : Keita Sugahara
  • Dessinateur : Shinji Inamitsu
  • Editeur: Komikku
  • Prix: 7.90€
  • Sortie: 25 juin 2015

 Petit canard blanc

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Edité par Urban China, Petit canard blanc suit les pas de Da Qin et Xiao Qin dans la Chine de Mao, dans les années 70. Ce recueil de huit histoires est un manhua signé Liu Na et Andrès Vera Martinez.

Résumé de l’éditeur :
Dans la Chine des années 1970, le monde est en train de changer pour deux petites filles. Da Qin et sa petite sœur Xiao Qin vivent dans la cité de Wuhan avec leurs parents. Depuis des décennies, le pays est maintenu à l’écart du reste du monde. Mais à la mort du président Mao, de nouvelles perspectives commencent à s’ouvrir… Huit petites histoires, basées sur les souvenirs personnels de l’auteur, donnent aux lecteurs l’occasion de découvrir ce que c’était que de grandir en Chine durant cette période de transformation.
Petit canard blanc est une vision très naïve et enfantine de la Chine des années 70.

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A travers les yeux de petite fille de Da Qin, le récit de Liu Na est son histoire, des moments de sa vie. Cette autobiographie assez intéressante et efficace, est composée de huit petits récits. Ils mettent en scène avant tout la vie de la fillette ayant pour toile de fond la fin des années Mao, à Zhifang, dans la banlieue de Wuhan. D’ailleurs lorsque celui-ci décède, tout le monde pleure, y compris Da Qin mais parce qu’elle a l’impression d’avoir perdu un oncle. Elle ne se rend donc pas réellement compte du virage historique de cette mort. Ce témoignage nous laisse néanmoins sur notre faim : trop courts, parfois un peu survolés, les histoires ne nous touchent pas tout le temps.

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Il y a pourtant des moments forts dans cet album. Lorsque l’auteur (partie vivre aux USA à l’âge de 26 ans et ayant épousé le dessinateur) découvre ses cousins, très pauvres. Elle prend alors conscience de la chance qu’elle a de vivre correctement, avec de beaux vêtements.

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La partie graphique confiée à son époux, Andrès Vera Martinez est un subtil mélange de manhua et de comics américain. Il faut souligner qu’il agrémente les pages de l’album, d’illustrations aux influences chinoises bienvenues, entre propagande communiste et rêveries asiatiques. Les couleurs ocres et grises accentuent le côté rétro du Petit canard blanc. Une vraie réussite graphique !

  • Petit canard blanc
  • Scénariste : Liu Na
  • Dessinateur : Andrés Vera Martinez
  • Editeur: Urban China
  • Prix: 15€
  • Sortie: 12 juin 2015

Mimo sur la trace des dinos

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Mimo est un gentil dinosaure qui habite à Angeac en Charente. Edité par Eidola, Mimo sur la trace des dinos conte ses aventures et est signé Mazan, Isabelle Dethan, Jean-François Tournepiche et Ronan Allain.

Pour poursuivre la lecture de la chronique sur Comixtrip, cliquez ici.

  • Mimo sur la trace des dinos
  • Scénaristes : Isabelle Dethan, Ronan Allain et Jean-François Tournepiche
  • Dessinateur : Mazan
  • Editeur: Eidola
  • Prix: 10€
  • Sortie: 1er juillet 2011

Bienvenue au club

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Les éditions Akata dévoilent le septième volume de Bienvenue au club, un formidable shôjo signé Nikki Asada, qui suit les aventures de lycéens au sein du Club d’étude de la psychologie des jeunes. Rafraîchissant, amusant, ce manga donne beaucoup de bonne humeur !
Résumé de l’éditeur :
Le grand marathon du lycée s’est achevé d’une manière très inattendue… enfin, surtout pour Nima et ses amis ! Aussi, entre jalousie et autres égarements psychologiques, l’heure du bilan a sonné. Dans cet imbroglio général, une fois encore, c’est Seri, le beau gosse, qui semble au centre de toutes les histoires. Pourtant, ce dernier, suite à un mystérieux coup de téléphone, semble être un peu moins sûr de lui…

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seishun shonbori club © Nikki Asada / Akita Publishing Co., Ltd

Créé en 2011 au Japon, Bienvenue au Club en est à son neuvième volume publié dans le pays. En France, les éditions Akata proposent déjà le septième volet de cette saga-romance de Nikki Asada. Manga d’une grande fraîcheur narrative et d’une belle modernité, continue de suivre les aventures cocasses et amusantes de lycéens.

Dans ce tome, Okinoshima s’est de nouveau déguisé, comme il en a l’habitude. Son costume aujourd’hui est celui d’une infirmière. Toutes les filles sont raides dingues de ce lycéen qui aime cosplayer. C’est le cas de Mina, qui depuis qu’il lui a fait un baise-main, ne se lave plus cette partie du corps, allant même jusqu’à la couvrir d’un bandage. Le jeune garçon aime à se costumer pour faire plaisir aux autres, au grand dam d’Oyashiro, le chef de l’association des élèves. D’habitude prompt à recadrer les autres, aujourd’hui il ne voit même pas le déguisement d’Okinoshima. Une attitude des plus étranges…

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seishun shonbori club © Nikki Asada / Akita Publishing Co., Ltd

Comme dans les précédents volumes, le lecteur sent que Nikki Asada s’est amusée à jouer avec ses héros de papier, les a mis dans des situations farfelues, a joué avec leurs sentiments pour le plus grand bonheur de ses fans. Encore un tome de grande qualité, aérien, drôle et très sensible. Une réussite !

  • Bienvenue au club, volume 7
  • Auteur: Nikki Asada
  • Editeur: Akata
  • Prix: 6.95€
  • Parution: 25 juin 2015

 Les aventures de Firmin Champion

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Firmin Champion est un homme comme les autres qui va voir sa vie basculer lorsqu’il perd ses pantoufles ; il va alors vivre une drôle d’aventure. Les aventures de Firmin Champion est un album humoristique signé Salva et édité par Monsieur Pop Corn.

Résumé de l’éditeur :
Firmin Champion a perdu ses pantoufles. Le monde n’a jamais été autant en danger! Suivez Firmin Champion, anti-héros par excellence, qui se retrouve embarqué, bien malgré lui, dans tout un tas d’aventures à l’humour absurde et décalé.Une belette qui parle, un chat fantôme, une fée aux seins nus… Voici seulement quelques-uns des personnages loufoques qui croiseront la route de Firmin dans cette bande dessinée qui ne laisse pas un instant de répit et vous rappellera les doux cartoons de votre enfance avec une légère dose de LSD.

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C’est la panique chez Firmin Champion, il ne sait pas où sont ses pantoufles. Remis à sa place par sa femme lorsqu’il lui demande où elles sont, il aperçoit un drôle d’animal au milieu de son salon : un belette qui parle lui indique que s’il ne les retrouve pas, l’humanité ne s’en remettra pas et disparaîtra. Rien que ça ! Il la suit et entre dans un monde parallèle où un géant le conspue… C’est le début d’une drôle d’aventure. Présenté ainsi, le lecteur s’attend à une fable loufoque, décalée où les personnages évoluent dans un monde fantastique. Et il aura raison, il rira de bon cœur à une grande partie des gags et situations cocasses, même si parfois certaines se répètent.

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Salva, l’auteur a voulu instauré des runing-gags mais cela ne fonctionne pas toujours. En effet, l’album est composé de gags sur quelques pages qui dans l’ensemble sont bons. Son trait est d’une belle simplicité, lisible mais ne révolutionne pas le genre.

  • Les aventures de Firmin Champion
  • Auteur: Salva
  • Editeur: Monsieur Pop Corn
  • Prix: 10€
  • Parution: 11 juin 2015

Envols

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Après Envols, Saint-Exupéry en Alsace, Roger Seiter et Nicolas Kempf proposent la suite des aventures de Maëlle et Vallery dans Envols, là où vont les rêves, un album édité par Le Long Bec et mis en image par Luisa Russo.
Résumé de l’éditeur :
Maëlle et le professeur Vallery, les deux héros du précédent album Envols, décollent pour de nou­velles aventures. Après avoir résolu le mystère du manuscrit strasbourgeois de Saint-Exupéry, ils parti­cipent cette fois-ci à… une émission de télé-réalité ! Son principe : un groupe de jeunes gens est rassem­blé dans un vieux Douglas DC-3 pour voyager sur les traces de l’Aéropostale. Au Maroc, au Sénégal, au Brésil et à chaque escale, des épreuves attendent les candidats, avec une éli­mination à la clé. Mais un accident au-dessus de la Cordillère des Andes interrompt le voyage. L’avion s’écrase au pied de la Aguja de los Suenos, le Pic des Rêves, une montagne légendaire vers laquelle, dit-on, s’en vont les songes une fois qu’ils ont été rê­vés. Au pied de la montagne, Maëlle, Vallery et les autres survivants découvrent un cimetière d’avions de toutes les époques. Ils sont recueillis dans un village indien. Les objets récupérés sur les épaves agrémentent curieusement la vie des habitants ; des tableaux de maître, des livres de prix, et notamment une édition rarissime de Don Quichotte ; bref, des éléments d’un important trésor autrefois volé par les Nazis à la famille Picasso. Entre l’appât du gain, la soif du savoir, le respect des populations et les vieux serments, c’est ici, au pied du Pic des Rêves, que les passions et les rêves vont s’affronter…

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Même si ce second opus peut se lire indépendamment du premier volume, il vaut mieux se plonger dans celui-ci avant d’entamer sa lecture, au moins pour connaître un peu mieux les personnages. Le récit de Roger Seiter et Nicolas Kempf est avant tout une fresque d’aventure, mené tambour-battant, misant sur les rebondissements. Pour cela, ils mettent en scène une intrigue à mi-chemin entre l’époque actuelle et la Seconde Guerre Mondiale, sur les traces des héros de l’Aéropostale (Guillaumet, Saint-Exupéry…). De ressorts très classiques, certains passages ont aussi un goût de déjà vu. Même s’ils font reposer le début de l’histoire sur Maëlle, une candidate de télé-réalité, un angle plutôt nouveau. Avec son compagnon Vallery, ils partent donc dans la Cordillère des Andes sur les traces de Saint-Ex. Ils sont six au départ, et après chaque épreuve, l’un d’eux quitte l’aventure, comme le veut la mécanique d’une télé-réalité.

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Avec les candidats non-éliminés, ils s’échouent dans une vallée perdue où se retrouvent des dizaines d’épaves d’avions nazis. A partir de ce moment-là, le scénario se transforme en chasseur-chassés, une course-poursuite assez accrocheuse.

Le trait réaliste de Luisa Russo ne convainc guère. Il faut dire qu’elle propose des planches où les personnages semblent très figés. Il manque cette touche de « folie » qui aurait apporté un vrai plus à cette histoire déjà très convenue.

  • Envols, Là où vont les rêves
  • Scénaristes : Roger Seiter et Nicolas Kempf
  • Dessinatrice : Luisa Russo
  • Editeur: Le Long Bec
  • Prix: 15€
  • Sortie: 3 juillet 2015

Et pour quelques pages de plus…

Pour compléter notre sélection de la semaine, Case Départ vous conseille aussi les albums suivants :

Les chevaliers du fiel en liberté

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Pierre Veys et Coicault ont décidé de mettre en image les aventures humoristiques de Francis Ginibre et Eric Carrière, plus connus sous le nom des Chevaliers du Fiel. Edité par Le Cherche-Midi, Les chevaliers du fiel en liberté est donc un album familial tout en humour.

Résumé de l’éditeur :
On les avait déjà filmés, enregistrés, il ne manquait plus qu’à les dessiner ! Habitués des gros succès avec leurs spectacles, recordmen d’audiences à la télévision et à la radio, Les Chevaliers du fiel appartiennent à l’univers du rire des Français. Et comme la famille méritait de s’agrandir, voici donc Les Chevaliers du fiel en liberté, enfin la BD ! Rire et plaisir garantis ! (Pour une fois qu’il y a quelque chose de garanti, petits veinards !)

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Depuis 1996, le duo des Chevaliers du Fiel sévit sur les planches, à la radio ou à la télévision. Pierre Veys propose une version dessinée de leurs aventures. Pour cela, il utilise les gags qui courent sur plusieurs planches. Souvent inégaux, nous avions connu le scénariste plus inspiré. Il faut souligner qu’il a à son actif des séries très réussies et très drôles notamment Baker Street (avec Nicolas Barral), Les aventures de Philip et Francis (avec Nicolas Barral) ou  Space-Mounties (avec Guilhem Bec). Ici, il met en scène les personnages rendus célèbres sur scène par le duo comique comme Emile et Fernand.

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Du côté graphique, la copie rendue par Coicault est efficace sans révolutionner le genre. Idéal pour un public familial, le dessinateur compose des planches gros nez où les mimiques des personnages sont exagérées pour rendre le propos encore plus drôle. Le duo d’auteurs ont eu l’habitude de travailler ensemble sur les adaptations de Bienvenue chez les ch’tis (Delcourt, 2008) ou Les mini-stars (Zéphir, depuis 2011).

  • Les chevaliers du fiel en liberté
  • Scénariste : Pierre Veys
  • Dessinateur : Coicault
  • Editeur: Le Cherche-Midi Editeur
  • Prix: 9.90€
  • Sortie: 04 juin 2015

Hide and seek

(album pour adultes)

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Tanihara est un papa célibataire qui va succomber aux avances de Saji, un jeune médecin qui vient de s’installer en ville. Edité par Taifu Comics, Hide and Seek est un manga signé Yaya Sakuragi.
Résumé de l’éditeur du volume 1 :
J’aimerai te connaître mieux. Shûji Tanihara est un homme que tout ennuie et qui vit avec la fille de son ex-femme. Il commence à s’intéresser à un nouvel arrivant qui fréquente sa boutique, le docteur Saji. Un jour Saji annonce à Shûji qu’il est gay. Shûji, toujours à l’affût de nouveauté et distractions couche avec Saji par simple curiosité. Voici une histoire d’amour entre un médecin déterminé et un commerçant insensible, deux hommes que tout oppose.

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Résumé de l’éditeur du volume 2 :
Je me sens comme une veuve qui se fait draguer… Intrigué par Takafumi Saji, le pédiatre du quartier, Shûji Tanihara, le propriétaire du bazar, accepte de coucher avec lui pour tromper son ennui. Mais Saji le surprend sans cesse et peu à peu, Shûji tombe amoureux. Jusqu’au jour où il aperçoit le médecin embrasser un autre homme… Nos héros continuent de se battre avec leurs sentiments, finiront-ils par mettre un nom sur leur relation ? Voici le volume deux d’une série à succès !

Prépublié au Japon dans la revue Kadokawa Shoten, Hide and seek compte 3 volumes (série terminée). Ce très beau yaoi est une mini-série de la mangaka Yaya Sakuragi. Si la trame principale est assez convenue et classique : un papa célibataire qui succombe aux charmes d’un homme homosexuel, ici l’histoire se démarque par ses personnages très ambivalents.

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L’auteure japonaise mise donc sur ses héros pour accrocher son lectorat : Tanihara est un père célibataire d’une petite fille de 6-7 ans, séparé depuis peu de sa maman et qui a racheté une petite boutique de quartier, un rêve d’enfant. Séducteur, très beau, il fait tourner les têtes de beaucoup de femmes, pourtant au magasin et à la maison, il ne fait rien et s’ennuie. De l’autre, Saji, un jeune médecin, vient de reprendre la patientèle de son père pédiatre. Homosexuel, c’est un homme froid, distant, guidé et qui fait peur aux enfants : un problème pour un médecin spécialiste pour enfant.

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L’attirance nouvelle pour les hommes (il veut essayer juste une nuit) de Tanihara ainsi que son trouble par la suite est donc au cœur du récit. Une histoire parfois dérangeante, intrigante malgré un bel humour.

  • Hide and seek, volumes 1&2
  • Auteur: Yaya Sakuragi
  • Editeur: Taifu Comics
  • Prix: 7.99€
  • Parution: 9 juillet 2015

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