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Vous devez TUER votre page d’accueil… je vous explique pourquoi !

Publié le 28 juillet 2015 par Frederic Canevet @conseilsmkg
Vous devez TUER votre page d’accueil… je vous explique pourquoi !

Nous avons le plaisir de recevoir Noémie Repiquet et Mehdi Coly de l’agence SEO Optimiz.me.

Dans cet article, Noémie et Mehdinous expliquent pourquoi il faut “tuer” votre page d’accueil en SEO…et ce qu’il faut faire à la place !

Le SEO, c’est simple ?

seodead

L’avantage du référencement, du point de vue de celui qui le découvre, est qu’il peut être expliqué de façon simple (tiens d’un coup ça me donne envie d’écrire « le référencement expliqué à mon père » – je m’y colle bientôt promis…).

Voici donc quelques grandes idées basiques qu’il faudrait toujours avoir en tête :

  • faire une page pour chaque mot-clé principal identifié
  • obtenir des liens de la part d’autres sites internet
  • et remplir les zones chaudes des pages en incluant les mots-clés essentiels.

Il se trouve que tout cela revient finalement à une chose : tuer la page d’accueil !

Appliquer ce conseil vous permettra :

  • de générer beaucoup plus de trafic
  • d’avoir un super taux de conversion
  • de vous la péter devant vous amis (certainement le point le plus important).
  1. Je tue ma page d’accueil par écartèlement : 1 page par mot-clé, 1 mot-clé par page

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Mon métier est de permettre à toute entreprise de travailler son référencement elle-même, sans connaissances techniques préalables (logiciel de référencement Optimiz.me).

Un jour, un entrepreneur est venu me voir en me disant : « je suis mal référencé ; quand on tape location de salle Lille, je n’apparais pas dans les résultats de recherche ».

Je me suis tout de suite dit : en voilà un qui n’a pas encore écartelé sa page d’accueil.

Je vais lui donner 4 chevaux ;)

Sur un ton un peu provoquant, je lui ai d’abord dit que quasiment personne n’avait besoin d’une location de salle à Lille.

En effet, on n’a pas besoin de louer une salle dans l’absolu : on loue une salle pour faire quelque chose : par exemple, une conférence, un mariage, un baptême, etc…

Donc, il faut regarder quelle position le site occupe dans Google sur tous les mots-clés pouvant être tapés par les prospects :

  • Location de salle de mariage Lille
  • Location de salle de conférence Lille
  • Location de salle de séminaire Lille
  • Location de salle de baptême Lille
  • Location de salle des fêtes Lille
  • Location de salle de séminaire Lille

Mais aussi :

  • Louer une salle pas cher Lille
  • Meilleures salles de mariage Lille
  • Salle de conférence centre ville Lille

Etc…

A l’évidence, l’enjeu est ici d’arriver à me mettre « dans le cerveau » de mes prospects.

Je dois penser comme mes prospects pour créer un contenu qui corresponde à leur demande, mais surtout à leur vision de mes produits et service (et pas à la mienne).

Par exemple, si je suis consultant en management, je peux avoir comme opinion personnelle que les consultants ne sont pas des coach, ni des formateurs.

Pour autant, les prospects ne sont pas nécessairement au fait de ces différences subtiles.

Un internaute ayant tapé « formateur management » pourra aussi être intéressé par un « consultant en management » : le service demandé, l’expression du besoin est potentiellement le même dans les deux cas.

Le consultant aura donc tout intérêt à se positionner à la fois sur le mot clé « consultant management » et « formateur management ».

Quelles conséquences pour votre site ?

A partir du moment où vous avez décidé de vous positionner sur un ensemble de 10, 20, 100 mots-clés ; vous devez nécessairement créer une page pour chacun de ces mots-clés.

Plusieurs raisons techniques conduisent à cela :

  • Dans une page d’accueil, comme sur n’importe quelle page du site, on ne peut remplir qu’une seule balise Title, une seule métadonnée description, un seul H1, et une seule URL.

Les mots-clés situés à l’intérieur de ces balises sont considérés par Google comme particulièrement significatifs du contenu de la page; et donc ont plus de chance d’être bien positionnés dans les résultats de recherche.

Schématiquement, si je mets mon mot-clé « salle de conférence Lille » dans la balise Title et le H1, j’augmente mes chances que ma page se positionne bien dans Google sur les requêtes « salle de conférence Lille ».

  • La mise à jour Google Colibri (Hummingbird) a induit de profonds bouleversements dans la mécanique de l’algorithme de la firme de la Mountain View.

Aujourd’hui, le moteur de recherche est capable de savoir quel est le sens général, profond d’une page.

Pour cela, il s’intéresse au « corpus sémantique» situé à l’intérieur de la page.

Schématiquement, autour d’un terme donné, il existe un champ lexical précis que Google est capable d’identifier, et qui est constitué de l’ensemble des mots qui vont logiquement « autour » du mot-clé principal identifié.

Par exemple, autour du mot-clé « colonie de vacances équitation », on pourra identifier deux typologies de mots-clés : les secondaires, et le champ lexical.

Les secondaires correspondent à une autre façon de dire la même chose.

Par exemple, « colonie équestre » ou « colonie cheval »est une autre façon de dire « colonie équitation ».

L’objectif est de coller aux différentes façons d’exprimer une idée, qui va varier d’un internaute à l’autre. Le champ lexical correspond à une autre réalité.

Il s’agit des termes qui entourent le sujet « colonie équitation ».

Il s’agit des mots signifiants : ceux qui s’emploient spécialement pour ce sujet.

Par exemple, ci-dessous, on peut voir que « centre équestre », « poney », « selle », « ados » et « cavaliers » correspondent clairement au  champ lexical de la « colonie équitation ».

Plus une page donnée contiendra de termes issus du champ lexical pertinent par rapport au mot clé principal, plus Google la positionnera haut dans les résultats de recherche…

champ lexical

Or, sur une page d’accueil, on ne peut pas développer plusieurs champs lexicaux différents : il faudrait plusieurs centaines de mots pour y arriver, développer des phrases ce qui, ergonomiquement, ne s’y prête pas.

Et, surtout, la logique de Google est d’identifier un champ lexical unique par page, donc un seul sujet fort par page.

Lorsque Google compare votre page avec une autre, il va essayer d’identifier celle qui va donner l’information la plus complète, la plus pertinente possible.

De façon très schématique, si vous avez utilisé les termes « selle », « club » et « chevaux », alors que votre concurrent a utilisé « selle », « club », « chevaux », « poney » et « junior », ce dernier aura plus de « points » dans l’algorithme de Google pour se positionner sur le mot-clé « colonie équitation »….

C’est la magie des corpus sémantiques, techniques les plus avancées pour savoir comment bien choisir ses mots-clés pour le référencement.

  1. Je tue ma page d’accueil par noyade : trop de sujets pour un message clair

3

La page d’accueil a un rôle de « représentation » que les autres pages n’ont pas.

Elle doit permettre de comprendre la globalité de l’activité d’une entreprise, mais aussi son environnement économique : business model, cible, partenaires, recrutement, actualités…

À l’inverse, une page interne positionnée dans le top 10 sur Google a pour unique objet la vente.

Vendre, vendre, et encore vendre. Ou, pour un site sans fonctionnalité e-commerce : générer du « lead », c’est-à-dire des contacts de personnes intéressées.

Une page d’accueil peut très difficilement faire vendre : elle se disperse avec des slogans, une identité de marque, un « branding », un discours-client.

Souvent, elle incite à la navigation pour accéder à différents produits ou services.

Néanmoins, elle ne présente pas directement le produit ou service dont l’internaute a besoin, et lui ne sait pas si au final il trouvera ce qui correspond exactement à sa recherche.

Par exemple, sur le site ci-dessous, je sais que je pourrai obtenir des documents juridiques pour plusieurs situations : recruter des salariés, créer son entreprise, etc…

site juridique

Pour autant, je n’ai pas d’information précisément sur le sujet qui me préoccupe à l’instant T, comme par exemple « comment rédiger un contrat de travail ».

Avec la page interne ci-dessous, j’ai la réponse précise à ma question, et je me vois proposer sur la droite, les produits exacts, correspondant à cette demande :

choix doc juridiques

Si, en tapant le mot-clé « comment rédiger un contrat de travail », j’étais tombé sur la page d’accueil, j’aurais eu beaucoup plus de chances de repartir du site que de rechercher l’information pertinente sur la page d’accueil, qui m’informe juste, laconiquement qu’ici, je dois « choisir l’excellence pour réussir… ».

  1. Je tue ma page d’accueil par la guillotine: élaguer pour mieux cibler

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Nous l’avons vu, la page interne est nécessairement « the place to be » pour vendre.

Il faut pour cela garder une cohérence webmarketing entre l’origine de l’internaute (sa recherche sur Google) et le produit finalement proposé sur la page.

Par exemple, si je suis une agence de voyage spécialisée dans le Maroc, je vais potentiellement avoir comme mot-clé « séjour à Marrakech pas cher ».

Dans ma campagne Adwords, comme dans ma campagne de référencement naturel, je dois prévoir une chaîne de conversion bien pensée pour que mes efforts me rapportent des clients.

Pour cela :

  1. Le texte qui va apparaître dans les résultats de Google (annonce pour Adwords, balise Title pour le SEO) doit être cohérent avec l’idée sous-tendue par le mot-clé identifié:
  • il faut qu’il s’agisse d’un séjour
  • à Marrakech
  • bon marché (positionnement prix adapté)

Dans cette perspective, on pourra considérer que les annonces ci-dessous sont pertinentes :

annonces marakech

La première et la deuxième contiennent une promotion très forte (peu importe qu’elle soit réelle ou pas selon les dates – elles induisent un côté « pas cher »).

En revanche, les annonces ci-dessous ne sont pas pertinentes :

annonces marakech adwords

  • Dans la première, il manque l’idée de « pas cher ».
  • Dans la seconde, il manque « l’idée de séjour » : un hôtel ne comprend pas nécessairement les coûts relatifs au vol et aux repas, alors qu’un séjour peut inclure ces éléments là. Il manque également une notion pécuniaire annonçant un bas prix, bien que la comparaison puisse être un argument.
  • Dans la troisième, il manque carrément l’idée de Marrakech, et même de destination en général. Ici, clairement, on a le sentiment qu’on va arriver sur une page d’accueil et ensuite il faudra effectuer des recherches pour trouver les séjours à Marrakech, avec ensuite des filtres par prix pour trouver ceux qui sont les moins chers… Autant dire qu’on n’a pas envie… pas envie de se retrouver sur une page d’accueil, une page qui ne répond pas directement et immédiatement à notre problématique.
  1. Le texte qui se retrouve sur la page

Ok, l’internaute a cliqué, il arrive sur votre page.

Que voit-il ? Avant de répondre, je vous présente deux candidats, je suis sûr que vous avez compris le principe maintenant (ben oui, pas bête la guêpe), et que vous allez me dire qui est « bien » et qui est « pas bien ».

Candidat numéro 1 (page sur laquelle on tombe après avoir tapé « séjour Marrakech pas cher » et cliqué sur une annonce :)

promosejours

Candidat numéro 2 :

 

go voyages

… And the winner is…

Le candidat numéro 2 évidemment : non seulement le titre de la page est bien cohérent avec la thématique « séjour Marrakech », mais en plus j’ai une liste de séjours à Marrakech classés par prix.

On pourrait toutefois améliorer en :

  • mentionnant « pas cher » dans le titre après Marrakech
  • classant les séjours non pas par rapport qualité/prix mais par prix tout court

Mais là on est dans le perfectionnisme.

Étudions maintenant d’autres pages imparfaites :

voyager moins cher

Ici, le titre de la page est « voyage Maroc », ce qui n’est pas suffisamment précis par rapport à la requête qui était « Marrakech ».

La notion de « pas cher » est incluse dans le titre du site « voyagermoinscher ».

Globalement, il semble impossible depuis cette page de filtrer pour ne voir que les séjours à Marrakech…

A priori, on peut donc s’attendre à un taux de conversion très faible, et à une belle perte d’argent.

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car on n’aperçoit aucun séjour à consulter ou à réserver : ceux-ci sont situés en dessous de la ligne de

Cette page ci-dessus a deux très gros points forts :

  • son titre, qui reprend exactement la requête de l’internaute
  • son texte, qui comprend un champ lexical très complet sur Marrakech Jemma-El-Fna, charmeurs de serpents, souks, afrique du nord, marocains, épices, muse de Marrakech, jardin botanique Marjorelle, etc…

Néanmoins, ergonomiquement, il aurait été préférable que l’internaute puisse voir, sans descendre l’écran, un début de liste de séjours à Marrakech.

Ici, il y a un risque que certains internautes repartent, car on n’aperçoit aucun séjour à consulter ou à réserver : ceux-ci sont situés en dessous de la ligne de flottaison :

voyages

On l’aura compris : l’internaute de 2015 ne veut plus entendre parler de menus et de navigation : cliquer dans un menu, c’est aller vers l’inconnu, et c’est se plier à un système de classement qui, par définition, ne parle réellement qu’à une seul personne : celle qui l’a conçu.

La tendance des utilisateurs de Google est de poser des questions de plus en plus précises, du type « réserver séjour Marrakech pas cher juillet », alors qu’à ses débuts, le moteur enregistrait essentiellement des recherches courtes, plus génériques, telles que « séjour Maroc ».

Les utilisateurs faisaient le reste du chemin en parcourant le site à la recherche de leur besoin exact. En 2015, l’internaute est beaucoup moins enclin à faire ses propres « fouilles ».

Il utilise Google non-pas pour trouver le site pertinent mais la page pertinente. Intuitivement, il comprend que la page d’accueil n’est qu’ « ombre et poussière ».

  1. Tuez la page d’accueil par le feu : brûlez tout plutôt que de risquer la sanction de Google

 

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Pour que le site internet dans sa globalité soit bien référencé, il est indispensable qu’il soit bien noté en termes de notoriété (notion de Page Rank).

Schématiquement, Google va attribuer une bonne note de notoriété à une page donnée en fonction du nombre et de la qualité des liens que d’autres sites internet font vers cette page.

Et chaque page va avoir la capacité de transmettre du page rank à d’autres, grâce aux liens qu’elle contient.

Par exemple, si ma page d’accueil reçoit suffisamment de lien pour avoir un PageRank de 4, elle transmettra du « jus de lien » qui permettra d’améliorer le page rank des autres pages du site, même si ces dernières reçoivent peu ou pas de liens.

Par exemple, une page qui recevrait un lien de la part de la page d’accueil et aucun lien de « l’extérieur », pourra avoir un page Rank de 2 (ou 3, personne ne peut précisément mesurer l’apport exact d’un lien).

Par ailleurs, lorsque j’ai fait tout ce que je pouvais sur une page donnée pour la positionner top 3 sur un mot-clé concurrentiel, mais que les résultats ne sont pas là, c’est que la page ne reçoit pas suffisamment de « jus de lien » : son page rank est trop bas comparé aux concurrents.

Je vais alors avoir besoin de liens, voire d’une proportion, la plus faible possible, de liens dont le texte d’ancre contient le mot-clé visé.

L’ancre est le texte sur lequel les internautes cliquent pour utiliser le lien et accéder à la page cible. Google utilise ce texte pour savoir « de quoi » parle la page à laquelle on accède en cliquant sur le lien.

Aussi, pour être bien positionné sur un mot-clé comme « salle de conférence Lyon », j’aurai probablement besoin d’un ou 2 liens dont les ancres contiennent le terme « salle de conférence à Lyon », ou un dérivé.

Néanmoins, Google veille à ce que cette technique, très puissante, très performante, ne soit pas utilisée avec excès.

Le filtre « Google Penguin », ainsi que l’équipe de qualité de Google (Search Quality Team), interviennent de concert pour sanctionner les abus.

Dès lors, si je cherche à positionner ma page d’accueil sur plusieurs mots-clés différents, je vais être conduit à utiliser les techniques de liens (netlinking) de façon intensive, puisque je devrais viser plusieurs mots-clés pour une seule et même page.

En produisant cet effort « borderline » pour Google, je vais m’exposer à des sanctions.

Pour éviter de se trouver en profond désarroi (je suis… désappointé…), il est donc beaucoup plus pertinent de travailler le netlinking pour un ensemble de pages, ce qui permettra d’obtenir moins de liens par page, mais plus ciblé, avec beaucoup moins de risque de sanction.

Le condamné numéro 1 : le one-page website

Très à la mode dans l’univers des start-up et du luxe, le one page website est trèèèèès sympa en terme de design… mais, puisqu’il s’agit d’une page d’accueil, et seulement d’une page d’accueil ; il fait figure de « bête noire » du référenceur.

Certains refusent catégoriquement de travailler sur ce type de site. Je ne saurai que trop souscrire à leur position…

Conclusion

 

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Que demande le peuple ? Du contenu et des liens.

« Contenum et Likenses », voilà le SEO d’aujourd’hui. Distribuons-le sur des sites où la page d’accueil est enfin morte !

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