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L’armée israélienne pour Lavie

Par Mickabenda @judaicine
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La réalisatrice Talya Lavie, dont le premier film Zéro Motivation sort cette semaine sur les écrans en France a de l’ambition et de l’enthousiasme à revendre.

La réalisatrice et scénariste israélienne a fait la Une de la presse internationale pour son film sur un groupe de jeunes femmes faisant leur service obligatoire dans l’armée israélienne. Mais attention Zéro Motivation n’est pas un film de guerre classique. Les personnages satiriques de Lavie sont las de classer des documents administratifs et servir du café dans un bureau à longueur de journée.

Librement inspiré de l’expérience de Talya Lavie pendant son service militaire, Zéro Motivation a remporté de très nombreux prix en Israël et dans le monde.

Extrait de conversation avec la réalisatrice ;

Le service militaire est obligatoire en Israël pour les femmes comme pour les hommes, de sorte que les expériences qui sont décrites dans le film sont très communes chez nous. C’est l’expérience de petites gens qui servent des gens plus importants. Bien sûr, il y a aussi dans l’armée des femmes pilotes ou instructrices avec des rôles plus glamour. Beaucoup de films sont faits sur l’armée, mais personne ne va faire un film sur ces petites gens. Donc j’ai pensé que peut-être je devrais le faire.

Ma première passion vient de la BD et de l’animation. Je dessinais des bandes dessinées et je suis allée à l’académie d’art, au département d’animation. Et puis, après deux ans, je décidais de passer à l’école de cinéma de Jérusalem. C’était la première fois que je voyais comment un film se faisait; je me suis immédiatement sentie comme à la maison.

Quand j’étais gamine, je voyais beaucoup de films sur l’armée israélienne et américaine, mais après mon service militaire, je pensais que ce serait drôle de prendre certains éléments épiques de ce genre de films et de les confronter au service de gens assis dans les bureaux et qui ne risquent pas leur vie. Leur plus grand danger est de se couper avec du papier. Tout ça avec des drames intérieurs et de l’adrénaline.

J’ai beaucoup de respect pour des films comme «Beaufort», «Lebanon» et «Valse avec Bachir». Mais mon film a apporté autre chose au cinéma israélien; de nombreuses personnes m’ont dit qu’il était nécessaire parce qu’il représentait bien ce qu’ils ressentaient intimement. Du coup, il a gagné sa place à côté de ces autres films.

J’aime à penser qu’un réalisateur homme ne pourrait pas avoir fait ce film juste parce qu’il n’est pas comme moi, parce qu’il n’est pas une femme.

Il m’a fallu quatre ans pour réunir le budget du film; j’ai eu le temps d’écrire plusieurs scripts afin d’optimiser le temps. Comme nous avions un très petit budget, nous n’avons eu que 24 jours de tournage. Ça a été le plus grand défi de cette aventure.


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