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Les amours imaginaires - 7,5/10

Par Aelezig

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Un film de Xavier Dolan (2010 - Canada) avec Xavier Dolan, Monia Chokri, Niels Schneider

L'amour en fuite.

L'histoire : Francis et Marie sont amis. Elle est hétéro, il est gay. Ils rencontrent Nicolas, un jeune homme magnifique. Ils tombent tous les deux amoureux de lui, mais Nicolas semble draguer ouvertement Marie, et Francis s'en ronge les sangs. Pourtant leur nouvel ami reste ambigu, il ne se déclare pas vraiment vis-à-vis de Marie, et reste très tactile et tendre envers Francis...

Mon avis : Beaucoup beaucoup de charme à ce film. Quand on pense que le réalisateur avait 20 ans quand il l'a tourné, c'est hallucinant. Quel talent.

Xavier nous conte une histoire, une histoire d'amour, une histoire de désir, une histoire de rivalité, avec des images... ce qui est l'essence même du cinéma, me direz-vous, mais certains pourtant l'oublient parfois. Pas Xavier Dolan, et j'aime ça. Caméra secouée, mais pas que, des ralentis, mais pas que, des filtres, mais pas que, de la couleur, du mouvement, de la vie, des gros plans émouvants sur les visages. Un scénario somme toute assez banal - le trio amoureux - mais qui transpire d'émotion et de justesse à chaque plan, avec quelques petites touches d'humour. Et le charisme incroyable de Xavier lui-même, en tant qu'acteur. J'adore ce garçon ! J'avais aimé l'étonnant Laurence anyways, que je voudrais déjà revoir, et il me faut absolument trouver les autres, à commencer par le dernier, Mommy, qui a triomphé partout (et qui passe bientôt sur Canal, yeah !!!).

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Parallèlement, on voit quelques personnages qui racontent leurs propres amours déçues, à sens unique, la façon dont on interprète, ou essaie d'interpréter, chaque geste, chaque parole de l'Elue. C'est beau, c'est tendre, c'est délicat.

J'ai été "enchantée" jusqu'à la fin. Le Nicolas, qui se défile sans arrêt, file des angoisses à tout le monde, y compris à nous, spectateurs. Quelle tête à claques ! Les deux dernières scènes sont très amusantes...

A noter que la B.O. (pourtant d'habitude, je n'y suis pas très sensible) est formidable, pétillante, alternant des morceaux année 80, des chansons un peu folky, pop, planantes, et, entre autres, le joli Bang bang version italienne.

Dolan, c'est un univers. Entre réalité et onirisme léger, entre esthétisme et vivacité bien de son temps.

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En général, toute la presse adore. Et que reprochent donc au film les rares qui ne l'ont pas aimé ? Sa jeunesse et son immaturité ! Et bien pour ma part, je les trouve d'une extrême mauvaise foi et, par ailleurs, il semble avoir totalement oublié qu'ils ont eu un jour 20 ans eux aussi. 

Moi, j'adore et pourtant je suis vieille !


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