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Le mystère du sommeil

Publié le 20 août 2015 par Anargala
Le mystère du sommeil


Tant de nous - tous ! - à la recherche de l'ineffable... de la non-dualité. Ni sujet, ni objet, ni rien, ni autre chose. Quoi ? Qu'est-ce ? Où ça ?Est-ce l'amour ?Est-ce la vérité ?Est-ce la paix ?Est-ce important ?Pourtant... nous en faisons l'expérience chaque nuit. Le sommeil profond. Sans rêves. Sans moi. Moi seul.Il ne s'y passe rien. Nous n'y sommes rien. Le monde n'y est rien. La vie et la mort n'y sont point distingués. Dans le sommeil profond, tout reste à la porte : moi, tout. Réussites, échecs, qualités, défauts, tout, rien, expériences, croyances, ressentis, émotions, souvenirs, émotions, énergies, statuts, crimes, espoirs, craintes, méditations, éveils...Rien. Même pas. Indicible. Est-ce même un état ? Est-ce une expérience ? Les mots défaillent...Pourtant, nous nous y donnons avec joie. Soulagement. Gratitude. Qui est privé de sommeil, de ce doux néant, de cette perte de soi, le sait bien. Le riche comme le pauvre y laissent tout, l'un ses trésors, l'autres ses misères. Un empereur insomniaque est prêt à donner son empire pour ce rien.Mystère du sommeil profond. Sans dualité. Sans repère. Paradoxalement, cette non-expérience, cette perte de tout appui, est un appui solide pour s'éveiller. Certains aspirent à ne jamais s'endormir, imaginant la pure conscience infinie comme une veille perpétuelle. Mais est-ce bien cela ? D'ailleurs, se réveille t-on vraiment ? Le monde, oui. L'âme, oui. Peut-être. Mais au-delà, les discours se perdent comme poussière au vent.Comme dit mon ami José : "L'éveil, c'est réaliser qu'on ne se réveille jamais".L'anonyme du Cachemire dit :"Ce qui est présent sans commencement ni fin,Indivis, sans pratique, que cela soit médité ou non,C'est cela le silencePareil à un profond sommeil".Le sommeil profond est l'ineffable, le Soi, la pure conscience, l'Immense, le mystère absolu. Et il n'y a rien d'autre que cet océan sans rivages. Les univers sont ses vagues, nos réveils sont ses vaguelettes, l'un dans l'un, vertige sans fin, une masse d'eau, béate, béante, qui n'en finira jamais de comprendre qu'elle ne pourra jamais se comprendre. Chaque instant est ainsi !


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