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THE MACCABEES – Marks to prove it (2015)

Publié le 22 août 2015 par Papasfritas69

The Maccabees - Marks to prove it

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2004, composé d’Orlando Weeks, Felix White, Hugo White, Rupert Jarvis et Sam Doyle.

De quoi parle-t-on ? :

Rock indépendant très anglais qui mélange l’intensité rock à des ambiances plus calmes, d’où son affiliation parfois au style rock progressif.

Rythme :

-   Je me suis endormi dans mon fauteuil

-   Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-   Mes pieds se mettent à bouger

-   Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-   Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Les rythmes sont très variés mais s’articulent autour d’une constante mid-tempo. Quelques morceaux plus rock, comme Marks to prove it ou Spit it out, peuvent provoquer un mouvement plus conséquent.

Accessibilité :

-   Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-   Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-   Mélodie agréable mais sans aspérité

-   Les refrains entrent directement dans ma tête

-   Que des hits taillés pour les stades

Attention, beaucoup de ces chansons sont assez rapidement accessibles, mais Marks to prove it est le genre d’album qui s’apprécie à force d’écoutes.

Audience :

-   Musique que madame me demande de réécouter

-   Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-   Madame s’en va quand je l’écoute

-   Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-   Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Avec Marks to prove it le groupe sera adoubé par ses pairs… mais rencontrera difficilement l’écho du grand public.  

Qualité audiophile :

-   J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-   Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-   S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Cette musique richement instrumentée fourmillent d’une multitude de détails qu’il serait dommage de perdre en format compressé.

Conclusion :

-   Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-   Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-   Je l’écoute facilement mais sans émotion

-   J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-   Il tourne en boucle sur ma platine

Deux premiers albums, Colour it in et Wall of arms, dans un style post-punk très rectiligne et très monocorde. Un troisième opus fabuleux, Given to the wild, qui effleure déjà une certaine tendance au progressisme et ce Marks to prove it qui referme quasiment l’épisode post-punk pour laisser place à un rock sophistiqué et complexe.

Le plan de carrière des Maccabees est donc tout tracé, la chrysalide de simplicité et d’intensité des débuts se métamorphose en un papillon aux couleurs et à la musicalité extraordinaires. Les divins Kamakura, Silence, Slow sun, Something like hapiness et WW1 portraits rayonnent et illuminent  de leur classe ce nouvel album. Les londoniens ne peuvent toutefois s’empêcher de revenir à leur passé bruitiste et les morceaux Marks to prove it ou Spit it out rappellent avec force et habileté que le groupe ne renie pas ses premiers amours.

Given to the wild et ses singles phares, Pelican et Feel to follow, avaient installé les Maccabees en tête de peloton du rock britannique. Marks to prove it, plus recherché et donc moins accessible, n’aura peut-être pas le même succès auprès du public, il n’en demeurera pas moins, avec le temps nécessaire pour juger ce genre de réalisation, le meilleur des quatre premiers albums des londoniens.


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