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THE LEISURE SOCIETY – The fine art of hanging on (2015)

Publié le 25 août 2015 par Papasfritas69

The Leisure society - The fine art of hanging on

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2009, formé par le musicien et chanteur Nick Hemming, accompagné de la flutiste Helen Whitaker et des musiciens Christian Hardy, Jon Cox, Mike Sidell et Sebastian Hankins.

De quoi parle-t-on ? :

Pop-rock esthétique et classieuse, dans la pure tradition britannique incarnée, entre autres, par les Pale fountains, les Housemartins, Beautiful south ou Belle & Sebastian.

Rythme :

-   Je me suis endormi dans mon fauteuil

-   Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-   Mes pieds se mettent à bouger

-   Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-   Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

L’album démarre avec deux titres au rythme assez enjoué. Dès le troisième morceau on tombe dans une cadence qui oscille entre le lent et le mid-tempo.

Accessibilité :

-   Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-   Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-   Mélodie agréable mais sans aspérité

-   Les refrains entrent directement dans ma tête

-   Que des hits taillés pour les stades

Cet opus aurait pu s’appeler The fine art of melody tant l’aisance des anglais dans ce domaine est remarquable.

Audience :

-   Musique que madame me demande de réécouter

-   Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-   Madame s’en va quand je l’écoute

-   Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-   Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

De nombreux singles accrocheurs, comme The fine art of hanging on, Nothing like this, Tall black cabins ou Outside in, peuvent aisément accrocher le grand public… à condition bien sûr que celui-ci ait une chance un jour d’entendre ces chansons.  

Qualité audiophile :

-   J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-   Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-   S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Cette musique harmonieuse utilise beaucoup les codes et les instruments du répertoire classique.

Conclusion :

-   Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-   Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-   Je l’écoute facilement mais sans émotion

-   J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-   Il tourne en boucle sur ma platine

Pourquoi ne se lasse-t-on jamais de cette pop anglaise à l’esthétisme parfait mais pourtant maintes fois entendue ? Certainement parce que le cerveau humain ne se soucie guère de la répétition quand il perçoit cette musique à la beauté absolue.

Le quatrième album des Leisure society, un tantinet plus mélancolique que l’exercice précédent Alone aboard the ark, est une nouvelle fois un éloge à la pureté et à la perfection mélodique. Le titre The fine art of hanging on ouvre magnifiquement ce nouvel opus, ce premier single ne souffre d’ailleurs pas de la comparaison avec le plus gros succès du groupe à ce jour, Fight for everyone. L’enchainement des chansons est une suite de tubes potentiels et d’harmonies enchanteresses. Les originaires de Brighton alternent l’élégance joyeuse de The fine art of hanging on, Nothing like this ou Outside in, la tristesse chic de Tall black cabins, You are what you take ou All is now et bien d’autres raffinements plus féériques les uns que les autres.

La société de l’oisiveté a donc encore travaillé d’arrache-pied pour conserver son niveau d’exigence dans la fabrication de The fine art of hanging on. Le résultat est largement à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre d’artistes comme The Leisure society.


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