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On a tous en nous quelque chose des Galeries

Publié le 05 septembre 2015 par Chaponoff

Qu'on se le dise ! Le vernissage de l'exposition retrospective sur les Galeries Orléanaises depuis leur création en 1896 est prévu le 17 septembre prochain. L'histoire des Galeries c'est aussi l'histoire de ma famille française Chapeau & Paris.

On a tous en nous quelque chose des Galeries

Le faire part

Je recherche le plus rapidement possible des personnes qui peuvent témoigner sur ce qu'étaient les Nouvelles Galeries avec moult anecdotes. Je fais des interviews vidéo de chacune des personnes qui ont quelque chose à raconter sur cette période jusqu'en 1969 que je diffuse sur mon blog à partir de lundi. Si vous avez des documents, des articles de presse, des catalogues, des photos, des enregistrements… je suis preneur.

François Paris,Vincent Pâris,Annamaja Chapeau,Jean Malard,Imre Horvath,Olivier Carré,Alex Vagner Be,Yvon Bernard,Thierry Fourniguet,Mary-Line Biege,Christophe Dupont,Hugues Saury,Serge Alezier, Georges Gachot, Andrzej Koźmiński, Alain Courvoisier, Michel Pesty

Si vous avez des souvenirs d'enfance concernant les Galeries notamment sur le 3e étage qui était le rayon des jouets et où il se passait des choses formidables, contactez-moi ici !5 septembre 2015  depuis hier et cette nuit j'ai reçu quelques premiers témoignages, preuve que les Galeries ont marqué beaucoup de personnes.

Mary-Line BiegeMa tante était "groom" dans l' ascenseur dans les années 60 je suppose.... Mais pas sur Facebook! Moi je n'ai que des impressions visuelles et des souvenirs de fringues préférées achetées "aux Galeries"... Le bel escalier s' impose!Michele Henriot-schneider  La groom habillée en blanc et bleu marine....avec gants.On arrivait au salon de thé en haut ...67....et plus.Michele Henriot-schneiderC était l endroit chic pour boire le thé et des fois manger un petit bout entre les courses .....Pas moi....mais la bonne sorciete. ..A Paris c était commun.....pour ça que j avais oublié à Orléans.....Mais bonne mémoire. ..Michele Henriot-schneiderMon témoignage est simple.....pas pour en faire un texte....E magasin n était pas immense....mais on y trouvait de tout....mes premiers achats de jeune mariée. ...je me souviens encore des prix.....Fallait faire attention.....Serge AlezierSalut Eric bonne initiative. Le magasin était notre point de rdv préféré pour flaner et voir les dernières nouveautes pas seulement dans la mode car avant 69 nous avions bien d'autres priorités comme par exemple l'amenagement pour les fêtes de Noel. De cette époque, j'ai une anecdocte de petit garcon de 8 ans. Nous étions dans les derniers jours de Mai68, la ville avait suivi l'agitation parisienne mais pas dans les mêmes proportions. Les rares radios independantes (RTL, Europe1) annoncaient jour après jour les nuits du quartier latin, les affrontements, les rues dépavées, les voitures qui brulaient, la révolution dont on nous parlait en cours d'histoire semblait être aux portes. Un matin surement proche du départ du Général vers Baden Baden , dans le quartier des halles où j'habitais, la rumeur enfla que l'apres midi allait voir à son tour la mise à sac du quartier. Il faut se souvenir qu'à l'époque les rues étaient toutes pavées, les grilles des halles en fer forgé ceinturaient le vieux batiment couvert du 19e et pouvaient servir à construire aisement des barricades comme les cageots des maraichers pour allumer le feu. Les petits commerces dont ma chère maman dans sa maroquinerie tirerent donc precipitement le rideau de fer protégeant leur vitrine et se mirent à l'abri. Evidemment la rumeur disait que le premier magasin qui allait être pillé ou brulé, le symbole du 'grand capital ' devait être les Nouvelles Galeries. L'après midi démarra dans un silence de mort alors que nous etions en semaine, les drapeaux rouges étaient aux abords et pourtant il n'en fut rien. La manif passa , les cris et chants mirent une certaine peur mais aucune vitrine ne fut brisé et le calme revint. Alors pour quelle raison ? Peur des consequences ? Orleans était à l'époque une petite ville de province et on ne parlait pas de mixite sociale, de migrants et autres sources de tension, je ne suis pas analyste politique pour le dire . J entendis dans le petit cercle familial et voisinage que le patron des Galeries avait résisté, su parler et convaincre ! Le quartier fut soulagé, ce mec je crois qu'il s'appelait Claude et c'était ton papa, on lui doit ca entre autres.Jean Malard m'a fait parvenir ce document issu de ses très volumineuses archives sur les Nouvelles Galeries Orléanaises. C'est d'ailleurs son fils Daniel Malard qui pose sur la photo… encore une idée de mon père Claude Chapeau.

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