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Désabusée

Publié le 07 septembre 2015 par Tribul

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Notre petit quatuor était affalé dans mon canapé à discuter sexe et relations amoureuses quand nous avons commencé à parler mariage. Deux étaient contre, un autre n’était pas sûr et moi… Et bien moi je ne savais plus trop. Je sortis mes arguments imparables sur le bonheur du mariage et de l’amour inconditionnel mais y croyais-je encore ?

J’avais toujours cru au mariage et avoir des parents mariés depuis 44 ans aidait probablement au fait de croire au grand amour.

Mais à cet instant précis, je me suis demandé si j’avais réellement envie de me marier et surtout si je pouvais encore y croire. Si c’était vraiment ce dont j’avais envie ou si c’était la société qui me poussait dans ce sens. Il est vrai, que même à notre époque, être une trentenaire célibataire n’est toujours pas bien perçu.

Mais depuis quand avais-je perdu mes illusions ? Etait-ce à force de collectionner les rencontres foireuses ? De rencontrer des phobiques de l’engagement ? De préférer dormir seule plutôt que mal accompagnée ? Comment mon rêve de gamine avait-il pu s’étioler au point de carrément s’envoler ?

A bientôt 33 ans, je me devais de me rendre à l’évidence, le grand amour, la robe blanche et les enfants ce n’était sans doute pas pour moi. Et hors de question de me mettre avec le premier venu pour partager une pièce montée et être à moitié heureuse pour rentrer dans le moule.

Je ne connaitrais donc sans doute pas le parfait amour, je n’aurais sans doute pas d’enfant, en tous cas pas de manière « conventionnelle », tout ceci étant réservé aux autres.

Moi je devrais sans doute me contenter d’histoires d’un soir, de quelques semaines mais pas de celui de toute une vie. Je me dois dorénavant de vivre l’instant présent sans jamais en attendre plus. Les déceptions font mal.

Je ne suis pas triste pour autant, je suis « seulement » désabusée. Je crois que c’est la première fois que je me rends enfin à l’évidence : L’amour n’est pas donné à tout le monde. Et moi je suis de celles qui restent sur le banc de touche.

J’ai peut-être misé trop gros sur ce grand amour et je dois me rendre à l’évidence : il n’existe pas.

Une question me taraude cependant : arriverai-je à être tout de même heureuse sans celui que j’avais tellement attendu ?


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