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Portugal

Publié le 08 septembre 2015 par Paulo Lobo
Chaque fois que je retourne au Portugal, je retourne dans un pays que j'aime.
Je ne suis pas un touriste. D'une certaine façon, je reviens chez moi.Je retrouve les endroits que je connais, et j'aime cette terre j'aime cette lumière j'aime cette mer j'aime ce fleuve j'aime cette ville j'aime ce village j'aime ce matin j'aime ce soir j'aime cet après-midi j'aime cette nuit j'aime ces étoiles j'aime ce soleil j'aime ces arbres j'aime cette plage. Je n'ai pas besoin de guide. Tout ce que je connais de ces endroits, moi qui aime la photographie. Ce qui me touche le plus, c'est quand par miracle je me retrouve près de la mer, c'est la lumière du matin en particulier qui me touche.Ma femme me demande souvent "pourquoi toujours revenir aux mêmes endroits"
Il me semble que ce n'est jamais le même endroit.Jamais la mer n'est pas la même mer
Jamais le ciel n'est le même ciel.
Jamais les rues ne sont les mêmes rues. La rivière et le fleuve - l'eau qui coule dans un mouvement perpétuel. Je prends le fleuve comme un miroir de toutes les vies qui se sont déroulées sur ses marges. Comme un livre, un gros livre, qui contient la respiration, les mots et les images de tant d'êtres qui sont passés par ces lieux.
Tous les bateaux sont là, seuls sur leurs plages désertes, attachés tristes, ils attendent.
Je vois beaucoup de choses dans ces bateaux. J'aime les prendre en photo délicatement, j'aime leurs couleurs, le dialogue qu'ils entretiennent avec le sol, la lumière, la mer.J'aime la conversation qu ils ont avec le monde et j'aime leur élégance naturelle. J'aime aussi ce qu'ils me racontent d'un autre temps, un temps quand la vie était faite façon artisanale et quand partir en mer était aussi naturel que prendre le vélo. Il me semble que les temps modernes petit à petit vont effacer tout ça, au fur et à mesure que les êtres s'habituent aux modes de consommation aseptisés et qu'ils prennent peur de tout, à cause du principe de précaution. Tout doit être prévu et écrit d'avance, triste obligation pour moi qui déteste brider ma plume.

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