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Once Upon A Time, saison 4 : Bilan

Par Lewis_ @LewisCritique

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Synopsis :

Le voyage dans le temps d'Emma et Crochet ne reste pas sans conséquences : Elsa et Marianne, la femme de Robin, arrivent accidentellement à Storybrooke. Elsa est à la recherche de sa sœur Anna, mais très vite, Emma et les habitants de Storybrooke se rendent compte qu'elle ne leur veut aucun mal et que la véritable menace vient d'une mystérieuse habitante de la ville qui est liée de façon mystérieuse à Elsa, mais aussi à Emma.

Pendant ce temps, Regina et Henry sont déterminés à retrouver l'écrivain du livre de conte pour avoir un dénouement heureux.

Rumplestiltskin agit dans le dos de Belle pour acquérir plus de pouvoir. Dans la deuxième partie de la saison, après avoir été banni de Storybrooke, il s'allie avec les trois Reines des Ténèbres (Cruella d'Enfer, Ursula la Sorcière des Mers et Maléfique). À eux quatre, ils veulent trouver l'Auteur en premier et inverser la balance pour que les méchants aient leur fin heureuse et que les gentils soient malheureux. Mais une autre menace vient des sombres secrets que cachent les habitants de Storybrooke, notamment ceux de Mary-Margaret et David, et qui pourrait changer le sens du bien et du mal.

Attention Spoilers !

Après une troisième saison plutôt inégale, avec notamment un démarrage mou mettant en exergue les péripéties longuettes d’Emma Swan et sa clique au Pays Imaginaire, la série à succès, Once Upon A Time était revenue à la rentrée dernière, au pays de l’Oncle Sam, pour une quatrième saison.

Les nouveaux personnages

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Ce quatrième acte avait d’ailleurs su très tôt faire parler de lui, puisqu’avait vite été mentionné l’ajout des personnages de La Reine des Neiges à la longue liste des héros repris par la franchise. C’est donc sans tarder, qu’Elsa & Cie se sont vus débarquer chez Once Upon A Time – l’arrivée d’Elsa avait d’ailleurs été suggérée à la fin de la saison 3. Il est clair que la franchise a profité ingénieusement du carton colossal et planétaire de La Reine des Neiges pour se garantir une audience certaine. Mais la présence des personnages du film d’animation à succès ne se résument pas qu’à une stratégie marketing, puisqu’en effet, ce que les auteurs de la série ont fait de l’univers du film, et la manière dont ils se sont appropriés ses protagonistes est réellement réjouissante. On retrouve donc une Elsa plus adulte et intéressante, très bien campée par Georgina Haig, Anna (Elizabeth Lail), Kristoff (Scott Michael Foster) et même Hans (Tyler Jacob Moore), avec l’arrivée d’un nouveau personnage, la tante d’Anna et Elsa : Ingrid (Elizabeth Mitchell). Avec la participation d’Elizabeth Mitchell, actrice de Lost, qui joue un rôle mystérieux et énigmatique, la saison 4, qui se distinct sur deux parties, s’assure une première phase captivante. Effectivement, les péripéties d’Elsa pour retrouver sa sœur, accompagnées de la position croissante du personnage d’Ingrid suffisent à nous tenir en haleine tout au long de la première partie de cette quatrième saison.

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Le tableau sur Ingrid reste tout de même plus prenant avant sa triste fin, le personnage s’avérant de suite louche et suspect, avant que le spectateur ne découvre son histoire sombre, délivrant tout de même un message intéressant sur la différence et la marginalisation, sous-couvert d’une histoire digne de contes de fées. Elizabeth Mitchell est hypnotique, dans un rôle auquel elle sait très vite donner du charisme et de la profondeur. En parallèle à ses intrigues, Regina (Lana Parrilla) et Henry (Jared S. Gilmore) tentent de trouver Isaac (Patrick Fischler), l’Auteur du Livre de Contes, en vue d’écrire une fin heureuse à Regina, ex-méchante reine impitoyable. Ce dessein sert en fait de transition à la partie suivante de la saison, puisque la suite de ce quatrième acte est essentiellement centrée sur la quête de la fin heureuse, et ce, pas seulement pour le personnage de Regina. Rumplestiltskin (Robert Carlyle) sombre un peu plus dans son nombrilisme, et s’attire les faveurs de trois antagonistes Disney féminins cultes revisitées, avec le retour de Maléfique, jouée par Kristin Bauer (qui arbore désormais le même look qu’Angelina Jolie dans Maléfique), Ursula (Merrin Dungey), et l’inimitable Cruella (Victoria Smurfit). Les deux dernières saboteuses citées sont d’ailleurs les autres nouveaux personnages «stars» de cette saison. Même si, honnêtement, le résultat n’est pas tout à fait celui escompté. Il faut dire que la présence de ces deux vilaines est éphémère, en particulier celle d’Ursula, dont l’histoire est cela dit, plus décrite. La plus grosse déception reste Cruella, qui bien que très bien rendue par Victoria Smurfit avec son burlesque british, peine à s’imposer, avant de finalement être davantage mise en avant dans un épisode lui étant consacrée, puis, de mourir - «déjà ?» - subitement...

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Emma Swan & Co

Qu’en est-il donc de Swan, Crochet et les autres ? Et bien même si la première partie de cette saison se focalise surtout sur les personnages de La Reine des Neiges et que les yeux ont plus tendance à se river sur les nouveaux personnages que sur les anciens, ce serait mentir de ne pas relever les nombreux rebondissements que ce nouvel acte mentionnent aux héros des saisons précédentes. Notamment avec la romance entre Crochet (Colin O'Donoghue) et Emma (Jennifer Morrison) qui prend plus de dimension ici, mais surtout avec, de nouveau, la quête de l’Auteur du fameux livre d’histoires et de son pouvoir sur le destin de ses personnages. Tout d’abord, et comme suggéré plus haut, Regina poursuit sa recherche d’une fin heureuse en vain, avec son amour prédit par la Fée Clochette (Rose McIver) : Robin des Bois (Sean Maguire). Mais comme annoncé dans la saison 3, les choses ne sont pas si simples, quand Marianne (Christie Laing) est accidentellement ramenée par Emma à Storybrooke, aspect qui ne fait que se corser davantage quand on apprend que Marianne n’est autre que Zelena (Rebecca Mader), qui a transformé son apparence - «Elle est toujours aussi fatiguante !». Mais Regina n’est pas aux bouts de ses peines, quand se mettent en travers de son chemin, Rumplestiltskin et ses acolytes (Maléfique, Cruella et Ursula), qui eux aussi, veulent leur fin heureuse, sauf que ces derniers la souhaitent contre le malheur des héros. L’intrigue s’envenime un peu plus, au moment où David (Joshua Dallas) et Mary-Margaret (Ginnifer Goodwin) sont confrontés à leur terrible secret, et leur lourde culpabilité envers Maléfique, qu’ils ont dépossédé de sa fille, même si cette dernière refera finalement surface plus tard dans la saison. Car la fille de la sorcière cornée n’est autre que Lily (Agnes Bruckner), une amie d’enfance d’Emma.

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Très vite, sur les derniers épisodes, le destin des personnages vis-à-vis du livre et de son Auteur devient la trame principale de l’intrigue. Rumplestiltskin trouve donc, grâce à Isaac, et après s’être attiré le rejet de Belle (Émilie de Ravin), qui s’est elle, finalement rapprochée de Will (Michael Socha), un rôle de héro, dans une nouvelle histoire où tous les «gentils» portent la casquette des «méchants». Mais la bienveillance des auteurs du show ramènent évidemment tout dans l’ordre, et fait de Henry, le successeur d’Isaac, soit le nouvel auteur. Il faut d’ailleurs avouer que cette seconde partie de la saison est un peu longue, et que le temps qui nous sépare du dénouement traîne franchement en longueur. Mais c’est sans compter sur le final de la série, qui lui, sait être captivant. Avec la fameuse transition d’Emma vers les ténèbres, quand Rumplestiltskin, dont le cœur est atrophié par le Mal, se retrouve dépourvu de ses pouvoirs et que ces derniers s’emparent de Swan, qui opte pour un quasi-sacrifice. Une fin de saison qui annonce un cinquième acte plein de convoitises. Mais cette prochaine saison saura-t-elle être à la hauteur ? Retrouvera-t-on Merlin, lui qui est mentionné en fin de saison 4 ? En attendant, on sait déjà que Mérida, du film d’animation Rebelle sera de la partie.

Et même si ses effets spéciaux sont toujours aussi faiblards (3D laborieuse, fonds verts trop visibles, etc), la quatrième saison de Once Upon A Time relève le niveau de la série, qui s’était ramollie sur sa troisième saison. En attendant, bien que déjà diffusée aux États-Unis depuis belle lurette, ce nouvel acte ne devrait pas tarder à arriver chez nous. Patience !

Lewis


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