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La peur à fleur de peau de Lori foster

Par Artemissia Gold @SongeD1NuitDete

Chroniqué par PimprenellePimprenelle

:star: La peur à fleur de peau de Lori foster

La peur à fleur de peau de Lori foster Nombre de pages :  448
Editeur :  Harlequin
Date de sortie :  1er septembre 2015
Collection :  Best Sellers Thriller
Langue :  Français
ISBN-10:  2280342499
ISBN-13:  978-2280342490
Prix Editeur :  7,50 €
Disponible sur Liseuse : Oui

Son résumé :

Impossible pour Molly Alexander d’oublier les neuf terribles journées qu’elle a passées séquestrée dans le noir, dans les bas-fonds de Tijuana… Elle n’a désormais plus qu’une idée en tête : découvrir qui lui en veut au point d’avoir voulu la faire disparaître. Son père, un homme d’affaires riche et sans scrupule avec qui elle a des rapports exécrables ? Son ex-fiancé, qui ne lui aurait pas pardonné leur rupture ? Ou encore un déséquilibré décidé à la punir pour les romans parfois audacieux qui naissent sous sa plume ? Désemparée, Molly doute de tous ceux qui l’entourent. Seul Dare, l’aventurier et mercenaire ombrageux qui l’a délivrée, lui semble digne de confiance. Mais peut-elle s’en remettre à cet homme qu’elle connaît à peine et qui lui propose aujourd’hui de l’aider à démasquer son ravisseur ? Rien n’est moins sûr. Car déjà ce qu’elle ressent pour Dare l’effraie presque autant que le danger qui la menace toujours…

Mon avis :

L’histoire met en scène Molly Alexander qui se retrouve (kidnappée de manière incompréhensible, pas assez jeune, pas assez belle) avec des jeunes femmes destinées à la traite des blanches. Son sauveur n’est autre que Dare qui l’a récupéré en délivrant la jeune sœur de son ami.

Ce titre est censé être un thriller mais… j’aurais dû m’en réjouir, il penche plutôt du côté du romantic suspense. Hélas, mis à part les premières pages où règne l’incertitude la plus totale sur tous les acteurs présentés, une action dépaysante entre le Mexique, la Californie et le Midwest des États-Unis,  le scénario est stéréotypé : un ténébreux « chevalier blanc » qui veut conserver l’anonymat (on peut se demander pourquoi…), une « complication » (c’est le terme décrivant Molly Alexander, la rescapée supplémentaire de ce kidnapping) qui au lieu d’être hystérique a l’air de prendre les choses benoîtement, des méchants éliminés mais qui retrouvent bizarrement la trace de la jeune femme… avec pour chapeauter le tout, le mystère complet sur les raisons qui ont fait de Molly une victime traitée différemment par les ravisseurs que les jeune femmes destinées à la prostitution.

Comme une menace pèse toujours sur elle, Dare décide alors de la ramener dans sa propriété pour résoudre ce casse-tête loin de toute ingérence extérieure. Nous faisons donc une connaissance plus approfondie du sauveur providentiel et de son « job » un peu particulier : protéger des innocents en grand danger, de manière furtive, sans faire appel aux agences gouvernementales. La paranoïa du complot étant souvent un ressort des intrigues se déroulant aux États-unis, ce titre n’échappe pas à la règle, mais je n’ai pas accroché avec cette approche.

L’aspect thriller va rapidement être relégué aux oubliettes pour tomber dans tous les clichés du sentimentalisme de base : une Molly qui excite les désirs de macho protecteur du héros tant elle est fragile mais pourtant si forte d’avoir tenu tête à ses ravisseurs, un Dare qui ne comprend pas les sentiments tendres que lui inspire la jeune femme mais se révèle farouchement jaloux, un chassé croisé abracadabrant qui s’enlise car aucun des deux ne veut poser les vrais questions sur la relation qui naît entre eux. Entendre Molly répéter à l’envie que tout va bien, et visiblement se montrer plus perturbée par le mutisme de Dare envers elle que sur les raisons de son calvaire passé affadit également l’intrigue : a-t-elle vraiment vécu l’enfer lors de sa détention à Tijuana ? Et voir le jeune homme à deux doigts de perdre son sang-froid habituel fait douter de son professionnalisme. Est-il réellement un expert dans son domaine ?

Ce manque de sympathie pour les protagonistes d’un récit ne facilite pas la lecture et j’ai dû me forcer pour avancer dans celle-ci.

Autre gros bémol : j’ai trouvé les enchaînements et le suspense peu crédibles et plus que lassants. L’ensemble de cette intrigue est saupoudré des constantes interrogations (toujours pas résolues, pour un pro des opérations sensibles, Dare ne remporte pas la palme du premier de la classe…), de beaucoup d’ébats torrides (ou du moins, qui voudraient l’être, je les ai trouvés cliniques et dépassionnés) et de préparations alambiquées pour rencontrer les possibles coupables, mais il faut attendre la moitié ce roman pour voir un peu de mouvement se produire, avec le retour de Molly dans ses pénates. Ce stratagème est en fait utilisé pour découvrir qui a le plus profité de sa disparition, en espérant que le/les coupables – surpris – se découvrent !

On va surtout découvrir de nouveaux personnages qui arrivent comme un cheveu sur la soupe, mais ce sont Nathalie la sœur de Molly et son fiancé Jett  qui m’auront sauvé de l’endormissement. Car là encore, j’ai trouvé que les méthodes d’investigation employées étaient boiteuses, voire ridicules, les personnages – censés être détestables – devenant brusquement presque aimables, le tout n’aboutissant à aucune découverte, nul ne semblant correspondre au schéma du méchant ayant désiré que Molly disparaisse.

Ceci dit, j’avais des gros doutes sur une personne qui se sont trouvés confirmés.

Quant à la résolution du mystère, elle va se faire dans la précipitation, au milieu d’une gigantesque pagaille, avec des retournements de situation tellement absurdes que mon agacement envers Dare s’est amplifié : voir ce surhomme infaillible (selon ses propres dires) tomber de Charybde en Scylla amuserait presque si le genre s’y prêtait, mais je suis désolée, le thriller, ça ne colle pas avec le burlesque.

Pour tout avouer, j’ai trouvé le style plat, la sensualité grossière, la romance cucul la praline et pour donner le coup de grâce, l’intrigue inepte et sans saveur… ce qui – pour un thriller – la fiche plutôt mal.

Une lecture que je suis loin d’avoir aimée, alors que je me faisais une joie de passer de la romance au suspense. Un avis qui ne sera par conséquent pas tendre.

Sans Plus

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La peur à fleur de peau de Lori foster Nombre de pages :  448
Editeur :  Harlequin
Date de sortie :  1er septembre 2015
Collection :  Best Sellers Thriller
Langue :  Français
ISBN-10:  2280342499
ISBN-13:  978-2280342490
Prix Editeur :  7,50 €
Disponible sur Liseuse : Oui

Son résumé :

Impossible pour Molly Alexander d’oublier les neuf terribles journées qu’elle a passées séquestrée dans le noir, dans les bas-fonds de Tijuana… Elle n’a désormais plus qu’une idée en tête : découvrir qui lui en veut au point d’avoir voulu la faire disparaître. Son père, un homme d’affaires riche et sans scrupule avec qui elle a des rapports exécrables ? Son ex-fiancé, qui ne lui aurait pas pardonné leur rupture ? Ou encore un déséquilibré décidé à la punir pour les romans parfois audacieux qui naissent sous sa plume ? Désemparée, Molly doute de tous ceux qui l’entourent. Seul Dare, l’aventurier et mercenaire ombrageux qui l’a délivrée, lui semble digne de confiance. Mais peut-elle s’en remettre à cet homme qu’elle connaît à peine et qui lui propose aujourd’hui de l’aider à démasquer son ravisseur ? Rien n’est moins sûr. Car déjà ce qu’elle ressent pour Dare l’effraie presque autant que le danger qui la menace toujours…

Mon avis :

L’histoire met en scène Molly Alexander qui se retrouve (kidnappée de manière incompréhensible, pas assez jeune, pas assez belle) avec des jeunes femmes destinées à la traite des blanches. Son sauveur n’est autre que Dare qui l’a récupéré en délivrant la jeune sœur de son ami.

Ce titre est censé être un thriller mais… j’aurais dû m’en réjouir, il penche plutôt du côté du romantic suspense. Hélas, mis à part les premières pages où règne l’incertitude la plus totale sur tous les acteurs présentés, une action dépaysante entre le Mexique, la Californie et le Midwest des États-Unis,  le scénario est stéréotypé : un ténébreux « chevalier blanc » qui veut conserver l’anonymat (on peut se demander pourquoi…), une « complication » (c’est le terme décrivant Molly Alexander, la rescapée supplémentaire de ce kidnapping) qui au lieu d’être hystérique a l’air de prendre les choses benoîtement, des méchants éliminés mais qui retrouvent bizarrement la trace de la jeune femme… avec pour chapeauter le tout, le mystère complet sur les raisons qui ont fait de Molly une victime traitée différemment par les ravisseurs que les jeune femmes destinées à la prostitution.

Comme une menace pèse toujours sur elle, Dare décide alors de la ramener dans sa propriété pour résoudre ce casse-tête loin de toute ingérence extérieure. Nous faisons donc une connaissance plus approfondie du sauveur providentiel et de son « job » un peu particulier : protéger des innocents en grand danger, de manière furtive, sans faire appel aux agences gouvernementales. La paranoïa du complot étant souvent un ressort des intrigues se déroulant aux États-unis, ce titre n’échappe pas à la règle, mais je n’ai pas accroché avec cette approche.

L’aspect thriller va rapidement être relégué aux oubliettes pour tomber dans tous les clichés du sentimentalisme de base : une Molly qui excite les désirs de macho protecteur du héros tant elle est fragile mais pourtant si forte d’avoir tenu tête à ses ravisseurs, un Dare qui ne comprend pas les sentiments tendres que lui inspire la jeune femme mais se révèle farouchement jaloux, un chassé croisé abracadabrant qui s’enlise car aucun des deux ne veut poser les vrais questions sur la relation qui naît entre eux. Entendre Molly répéter à l’envie que tout va bien, et visiblement se montrer plus perturbée par le mutisme de Dare envers elle que sur les raisons de son calvaire passé affadit également l’intrigue : a-t-elle vraiment vécu l’enfer lors de sa détention à Tijuana ? Et voir le jeune homme à deux doigts de perdre son sang-froid habituel fait douter de son professionnalisme. Est-il réellement un expert dans son domaine ?

Ce manque de sympathie pour les protagonistes d’un récit ne facilite pas la lecture et j’ai dû me forcer pour avancer dans celle-ci.

Autre gros bémol : j’ai trouvé les enchaînements et le suspense peu crédibles et plus que lassants. L’ensemble de cette intrigue est saupoudré des constantes interrogations (toujours pas résolues, pour un pro des opérations sensibles, Dare ne remporte pas la palme du premier de la classe…), de beaucoup d’ébats torrides (ou du moins, qui voudraient l’être, je les ai trouvés cliniques et dépassionnés) et de préparations alambiquées pour rencontrer les possibles coupables, mais il faut attendre la moitié ce roman pour voir un peu de mouvement se produire, avec le retour de Molly dans ses pénates. Ce stratagème est en fait utilisé pour découvrir qui a le plus profité de sa disparition, en espérant que le/les coupables – surpris – se découvrent !

On va surtout découvrir de nouveaux personnages qui arrivent comme un cheveu sur la soupe, mais ce sont Nathalie la sœur de Molly et son fiancé Jett  qui m’auront sauvé de l’endormissement. Car là encore, j’ai trouvé que les méthodes d’investigation employées étaient boiteuses, voire ridicules, les personnages – censés être détestables – devenant brusquement presque aimables, le tout n’aboutissant à aucune découverte, nul ne semblant correspondre au schéma du méchant ayant désiré que Molly disparaisse.

Ceci dit, j’avais des gros doutes sur une personne qui se sont trouvés confirmés.

Quant à la résolution du mystère, elle va se faire dans la précipitation, au milieu d’une gigantesque pagaille, avec des retournements de situation tellement absurdes que mon agacement envers Dare s’est amplifié : voir ce surhomme infaillible (selon ses propres dires) tomber de Charybde en Scylla amuserait presque si le genre s’y prêtait, mais je suis désolée, le thriller, ça ne colle pas avec le burlesque.

Pour tout avouer, j’ai trouvé le style plat, la sensualité grossière, la romance cucul la praline et pour donner le coup de grâce, l’intrigue inepte et sans saveur… ce qui – pour un thriller – la fiche plutôt mal.

Une lecture que je suis loin d’avoir aimée, alors que je me faisais une joie de passer de la romance au suspense. Un avis qui ne sera par conséquent pas tendre.

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