Magazine Culture

Du marxisme à l’islamisme

Publié le 05 octobre 2015 par Le Journal De Personne

Quitte à ne plus rien y comprendre, je vais tenter de vous surprendre en associant deux éléments qui ont la réputation d'avoir été toujours dissociés : marxisme et islamisme.
On me reprochera de faire ce genre de rapprochement... mais qui peut se vanter d'être vierge de tout reproche ? Au-dessus de tout soupçon? Personne.

Le marxisme prétend être en mesure de nous débarrasser de l'exploitation de l'homme par l'homme. Comment ?
En opérant une critique radicale de tout le SYSTÈME en place.
Il nous invite à faire table rase de nos actuels interfaces en considérant que l'individu est moins important que la masse...
Car c'est l'individu, égoïste, individualiste qui sape les fondements de tout l'édifice.
Le marxiste constate, il fait un constat dépourvu d'artifices selon lequel, l'homme n'est pas heureux. Pourquoi? Parce qu'on l'a empêché de l'être, de faire tout ce qu'il peut. Parce qu'on l'a toujours empêché d'être lui-même. On l'a séparé, divisé d'avec lui-même... en un mot aliéné, rendu étranger à lui-même. Voici l'essence du déficit, la cause de la faillite : une aliénation, plusieurs aliénations qui l'empêcheront toujours de voir les choses comme elles sont.

En premier, l'aliénation économique : c'est l'exploitation majeure qui fait de lui l'esclave d'un système d'objets où tout s'achète et tout se vend, y compris son intégrité, sa créativité, sa liberté. La planète devient un immense centre commercial où les producteurs se vendent à qui mieux-mieux, et les consommateurs se consument à petit feu.

En deuxième : l'aliénation financière où l'ont voit très clairement le capital décapiter même les capitaines. Où l'économie virtuelle s'empare de l'économie réelle.
Of course, on vend du vent pour racheter les âmes qui ne sont pas du tout cotées en bourse !
Le capitalisme a triomphé et ce sont paradoxalement ses victimes qui lui font un triomphe.

En troisième : l'aliénation sociale, oui parce que nous n'avons pas fini avec la lutte des classes. Au lieu d'ôter l'eau de la bouche des privilégiés, nous nous sommes mis à rêver de privilèges. La pauvreté n'a pas diminué, c'est la volonté de s'enrichir qui a augmenté. Bientôt les pauvres n'auront plus que les riches à se mettre sous la dent. Mais comme ils sont trop nombreux, nous crèverons tous de faim!
En quatrième : l'aliénation politique.
Plus de valeurs du tout, ce sont les intérêts qui gouvernent le tout. Les politiques ne sont plus les gardiens mais les marchands du temple.
Ce ne sont plus les employeurs mais les employés d'un marché dont ils ne détiennent plus ni les secrets, ni les clés.

En cinquième : l'aliénation idéologique.
Comme par hasard, on n'entend plus parler de mass-médias parce que le monde est à la masse ou à la ramasse. Il n'y a plus d'idées. Il n'y a plus que des idoles pour dicter notre conduite et nous injecter le goût de la réussite. La vie on ne la vit plus. On se la raconte. On ne la vise plus. On la visionne. Il n'y a plus de monde, mais une vision du monde ! plus de logis mais une idéologie pour s'abriter contre vents et marées.

En sixième : l'aliénation culturelle.
On ne cultive plus son jardin depuis le jour où on a transformé la culture en marchandise.
Il n'y a plus de contenu mais seulement des véhicules pour vous faire parcourir le monde en 90 secondes. Tout est instrumentalisé.
Avec Wikipédia, c'est immédiat.
Le monde vagabonde!

En septième : l'aliénation religieuse
Pour le marxisme, comme chacun le sait, la religion est l'opium du peuple.
Dieu n'ôte pas la misère mais vous donne la force de vous laisser faire.
Soleil illusoire qui vous empêche de voir le soleil réel.
C'est la fameuse ou fumeuse pomme de discorde entre marxistes et islamistes.
Car l'islamisme prétend le contraire : que c'est ce soleil prétendument illusoire qui peut nous épargner les coups de soleil réel... du réel.
Car il ne suffit pas de dénombrer les aliénations pour réduire leur nombre, ni de dénoncer les illusions pour renouer avec une claire vision des choses... il faut une Révolution pour venir à bout du désordre établi.
Mais cette Révolution n'a aucune chance d'aboutir sans recours à la transcendance.
Pour mettre fin à l'exploitation de l'homme par l'homme, il faut l'appui de Dieu.
Pour abolir l'état actuel le communisme n'y est jamais parvenu... c'est l'islamisme qui prétend être à même d'y parvenir.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Le Journal De Personne 76484 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte