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Claude Bartelone... aux commandes ?

Par Sergeuleski

   Une élocution sans force, un ton monocorde qui peine à retenir l’attention, une syntaxe poussive car laborieuse, le regard rieur de celui qui n’a pas idée en général et en particulier... de ce qui couve, de ce feu sous la cendre d'une vie politique verrouillée à double tour, c’est lui, c'est Claude Bartelone qui ne craindra sans doute jamais le ridicule, Président de l’Assemblée nationale, candidat PS aux élections régionales de décembre 2015 pour la région Ile de France. Un candidat déjà battu ; il le sait tout en feignant de l’ignorer.

   On notera sans peine au cours de cet entretien chez Ruquier l'absence totale de réflexion et d'analyse ou d'une simple remarque un tant soit peu critique de Bartelone à propos d'un Président à 13% de taux de satisfaction ainsi que son empressement à déclarer tout de go qu'il ne saurait y avoir de primaire au PS si François Hollande est à nouveau candidat : « Circulez, il n'y a rien à voir ! »

   Avec Bartelone, c’est  une soumission totale  qui s’affiche sans vergogne ; la soumission de celui qui n'en croit pas sa chance. Aujourd'hui troisième personnage de l’Etat, longtemps élu d'un département paria où l’apartheid et l'abstention règnent en maître – la Seine saint-Denis -, Claude Bartelone c’est la soumission de celui qui n’en revient pas, qui n’en est jamais revenu et qui connaît sa chance ; une soumission d’une gratitude sans bornes pour un système qui privilégie depuis près de 20 ans, des individus falots, des individus gestionnaires de commandes, des chargés de clientèles électorales et d’affaires (1) : des hommes non pas de pouvoir mais de soumission ; et comme un fait exprès, c'est tout ce que le vrai pouvoir, celui d'une oligarchie mondiale vorace, attend d'eux.

Après ça, qui dira que le monde est mal fait ?

Une soumission au principe qui veut que l’on ne morde pas la main qui vous a repêché et sorti de la relégation et qui s’apprête à vous nourrir copieusement ; la main d'une république congédiée qui, aujourd'hui, ne peut guère inspirer que le commentaire suivant : "P'tain ! Y a que les électeurs qui lui ont pas passé d'ssus !"

1 – A ce propos, merci de vous reporter au billet consacré à Anne Hidalgo ICI

 

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   François Hollande  - Président de la République -, Gérard Larcher, Président du Sénat, 2è personnage de l'Etat, Claude Bartelone, le 3è  ; et pour finir Manuel Valls, premier ministre…

Et c’est alors que l’on se met à penser… mondialisme ou mondialisation ; vous savez cette guerre contre l'Etat-nation, l'Etat providence, les salaires, le droit du travail, la liberté d'information et d'expression... enfin bref : cette guerre contre la démocratie passée, présente et à venir !

C’est Tafta, l’accord transatlantique qui nous vient à l’esprit maintenant ; Tafta, cet ultime plan Marshall, tout ce pour quoi les USA ont œuvré depuis la fin de la Seconde guerre mondiale : une mise au pas de l’Europe, sa soumission aux normes sociales, environnementales et sanitaires des Etats-Unis.

Les USA encore ! Et cette coalition scélérate - USA, Israël, Arabie Saoudite, Qatar -, pour une vaste ratonnade de la Libye à l’Afghanistan en passant par Gaza et "les territoires" ; ratonnade aux trois millions de morts musulmans, bombardements et embargos compris depuis les années 90. Et là aussi, une France soumise à cette coalition qui, jusque dans nos frontières, n'a de cesse de détruire tout espoir de concorde et tout le prestige accumulée par notre Nation depuis Les Lumières avec ces hommes d'Etat remarquables qui l'ont servi sous l'Ancien régime.

Après la France, cette pauvre France, la Russie, pauvre Russie elle aussi, bousculée, humiliée, méprisée car elle refuse de se soumettre ! Et là encore, on retrouve une France venue en soutien à une politique belliqueuse de l'Otan qui ne reconnaît aucun droit à l'existence à cette Russie dirigée par un Poutine qui a refusé voilà quinze ans que l'oligarchie mondiale pille un pays de 147 millions d’habitants  - gaz et pétrole aujourd’hui sécurisés…  mais pour combien de temps encore ?

L’Europe et la commission surgissent menaçantes… et encore l’Europe avec cette France prise en étau entre une Grande Bretagne maître d’œuvre d’un élargissement qui condamne toute idée d’ "Europe puissance" à l'oubli et l’Allemagne désignée par Washington pour administrer la zone euro, ce Deutsche Mark contre la France.

Un visage rond, sans charme, sans expression sort de l'ombre, et une voix sans autorité qui force un destin bien trop grand pour elle, se fait entendre ; cette voix aimerait tellement convaincre et donner l'illusion d'une volonté digne d'un chef d'Etat amoureux de la France et désireux de lui rendre sa place dans le monde ; dans les faits, c'est le visage et la voix d’un Président de la République qui n’est que le vice-chancelier de l’Allemagne chargé d’administrer la province France que l'on découvre ; là encore, un homme de soumission.

   ***

   La menace étasunienne pour la paix dans le monde ; Israël ici en France avec le CRIF, la LICRA et consorts ; les monarchies du Golfe et leur chantage fait à notre industrie militaire ; la nécessité d'une entente avec la Russie pour "enlever, retrancher, ôter" du pouvoir aux USA ; la conquête des coeurs et des esprits - "hearts and minds" - de près d'un milliard quatre cent millions de chinois ; la nécessité de mettre fin à cette Françafrique déshonorante qui humilie et plombe tout un Continent ; la menace d'un chaos climatique et environnemental...

Face à ces enjeux colossaux...

François Hollande, Gérard Larcher, Président du Sénat, 2è personnage de l'Etat, Claude Bartelone -  le 3è, Manuel Valls, premier ministre... tout ce beau petit monde pour nous sortir du gouffre et redresser la tête afin de retrouver une voix sur la scène mondiale au service d'un monde multipolaire face à Wall-street et au Pentagone qui ne veulent sous aucun prétexte partager le monde avec quiconque…

   La bonne blague !

   Quelle farce ! Farce tragi-comique...

   Alors oui ! Avec ces hommes-là, hommes sans colonne vertébrale, sans passé et par conséquent... sans histoire, avec ces hommes non pas de pouvoir mais de soumission, c'est sûr, nous sommes bel et bien dans la m**** comme jamais !

   Tragédie historique... sans précédent.

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